déposât : = — 101 œufs
Une telle fécondité ést inconcevable chez Locusta migratoria. Dans les conditions d'élevage les plus favorables on obtient parfois plus de 1.000 œufs pour une seule femelle (c) mais, dans la nature, une femelle ne dépose jamais plus de quelques centaines d'œufs ; il apparaît donc que plusieurs dizaines de femelles ont déposé les 102 œufs ; les ailés qui ont déposé leurs œufs dans les plaines à la décrue (ailés F 1951) étaient donc plusieurs dizaines de fois plus nombreux que les ailés F, apparus sur les toguérés les plus proches (d).
Ces faits permettent de conclure qu’un déplacement massif des ailés s’est produit au moment du retrait des eaux, déterminant, par addensation des ailés F, l'accumulation des pontes dans certaines plaines.
(a) En 1951, les traitements réalisés effectivement sur 12.000 ha ont permis de détruire 17.000 bandes, ce qui nous permet d’avoir une idée approximative de la superficie occupée en
105ipardneband Ross 2) rune n {mo NNE D: —— , &.
(b) Renseignement communiqué par M. MEZZADRI qui participa aux travaux de lutte à Dogo. La plupart des bandes qu’il à détruites contenaient des larves des 3 premiers stades. Certains points ont dû être traités plusieurs fois à la suite de nouvelles éclosions.
(c) Norris (37a et b) à montré que le potentiel de reproduction de L. m. migralorioides était en moyenne de 497 œufs pour les couples élevés « isolément » (!). Chez les grands solitariens de la région de Palavas (Hérault), j'ai obtenu d’une femelle ayant déjà pondu dans la nature une fois au moins, un total voisin de 1.500 œufs déposés en 20 pontes, dans l’espace de 63 jours. 2
(d) Dans le précédent calcul, nous avons sciemment sous-estimé l'effectif des bandes, les conclusions que nous en dégageons n’en ont que plus de valeur,
La plus simple des hypothèses concernant l’origine des insectes F qui ont pondu dans la région de Dogo est celle de l’émigration des ailés F, apparus en dehors de la zone d'inondation et sur les toguérés proches du Farimaké.
Il convient cependant de ne pas rejeter a priori l’éventualité d’une migration Sud-Nord des ailés qui ont déposé déjà des pontes dans des plaines exondées plus précocement (régions de Sormé, Saré Kina, Payonna par exemple).