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À la décrue, apparaît toute une série de thérophytes de petite taille (Fimbristilis scabrida Scuum., F. dicholtoma VAnL., Cyperus uncinalus Poir., Eragrostis aegypliaca DEX.) ; ceux-ci apparaissent dans les parties du lit des marigots, non occupées par les Graminées vivaces.
6) Toguérés de la région de Dogo.
La physionomie originelle de la végétation des toguérés devait être celle
d’une brousse plus ou moins couverte d’arbres et arbustes épineux avec des
clairières à Graminées d’étendue variable ; cet aspect se retrouve encore actuellement dans les parties les plus éloignées des villages (lieu-dit Gourinta par exemple) (fig. 4) et sur certains toguérés inhabités. L’autochtone, en défrichant pour ses cultures et en coupant du bois (pour la construction des paillotes, la fabrication des barrages à poisson, le chauffage domestique), a créé de vastes clairières occupées maintenant par des Graminées. ,
Les principaux arbres et arbustes que l’on rencontre sont :
Type biologique Ph
Acacia Spp.. . EEE LE A OR ER REC
Hyphaene hebaucu (Der. ÿ Boiss. Tu PL Te re ue Ph Tamarindus indica L. (relique soudanienne). ROME MO MORE QUE de Ph PT Te RS OR OT EE PRE EN ST AP RE PRES RE AE TER ER Ph Ficus Sp." . RD SAS Re RU ASNR UE MORTE Ph Calotropis prôcera (Wir. AU nn NT RAS ee Le NORRIS Ch D ne DR ON ne à ne Ne ea ut ten Ex ee Ph DT Dur a Te AE SN ONE ES TOC: UP RSR R ER Ph Beurettes et EN EXERCICE HR
Au milieu de cette flore ligneuse, se développe un tapis herbacé varié où dominent les Graminées :
Type biologique
Setaria verticillata P. BeaAuv. (qui s’agrippe en amas très dense
Aux PrancHes basses des arDUStés) An IPN, Th Éraprostis ciuiaris R; Bresse Aa AVES. PEU 4 Mae Pennisetum pedicellatum Tri. LR GS VITRE LOT —— Prasroshscouianensis Lorie (= E. major Host) :.. 102 2. Th CRT TP URIL TIC U NANTES TES ERA PES Er Tee Na" Th
Les parties déboisées sont occupées par des peuplements beaucoup plus uniformes (Phot. 10, 36 à 42) parmi lesquels chacune des espèces suivantes est dominante selon la nature du sol :
44 | G. REMAUDIÈRE
Type biologique Th
Cenchrus catharticus (sur sol sableux meuble) . . . . . NET
Sporobolus spicatus Kunru. (sur sol tassé sable très fin) . . . . H
Schoenefeldia gracilis Kuwrx. re genre de sl, mais a sec). Th Chloris prieurir KunrTH. . . . : Pr AM CURE NES Th
Il arrive d’ailleurs que Énce tre et Schoenefeldia gracilis coexistent en un même lieu ; d’autres espèces (Eragrostis ciliaris R. Br., Penniselum pedicellatum ‘TRIN., Di pallidifusca SraPpr. et Hu.) adjoint quelquefois à ce groupement.
Dans les dépressions peu profondes, on rencontre de belles peléuses à Brachiaria ramosa STAPF.; en bordure, se trouvent Brachiaria mutica STAPr., Dactyloctenium aegyplium P. BeAuv., espèces de taille plus faible.
Çà et là, le sol des toguérés présente des effondrements de petite dimension (quelques mètres carrés) qui renferment 20 à 30 cm. d’eau pendant les pluies ; ces trous sont presque toujours occupés par le grand Chloris gayana KuNTH. Les mares temporaires (conservant leur eau un mois ou deux après la fin des pluies) sont bordées généralement d’Ipomoea repens. Les parties peu profondes (40 cm.) se couvrent d’une végétation haute mais claire de Sporobolus marginalus Hocsr. Extérieurement à la mare, mais très près de celle-ci, des coussins très denses de Cynodon voisinent avec des tiges éparses de Sporobolus coromandelianus KuNTH.
Dans son ensemble, la végétation herbacée des clairières des toguérés laisse une proportion importante du sol nu. La hauteur du tapis végétal est plus grande dans les parties humides que dans les parties sèches sauf dans le cas où celles-ci sont couvertes de Cenchrus catharticus. Cette plante peut, en effet, selon les sols et selon les années, former une pelouse rase ou au contraire une prairie haute de 50 à 60 cm.
7) Bordure du Farimaké (a).
Cette région, bien semblable à celle des toguérés proches de Dogo, se caractérise néanmoins par son aspect plus purement sahélien. Les Acacia constituent les espèces dominantes, auxquelles s'ajoute, dans les dunes bordant la zone d'inondation au Nord de Dégué, Balanites aegyptiaca. La densité du peuplement arbustif varie beaucoup selon les lieux, c’est ainsi que l’on rencontre, tantôt de vastes clairières à Graminées (occupant plusieurs hectares), tantôt la forêt d’Acacia (phot. 13); dans les parties les plus denses, la circulation demeure aisée et il subsiste une végétation herbacée autour des massifs arbustifs et entre ceux-ci.
Les principaux éléments caractéristiques de la flore herbacée sont :
— €n terrain plus ou moins argileux : EN AS 4 Type biologique Eragrostis pilosa P. Beauv., var. tenuiflora
ACHEVÉ MenutTloraR ue EME Th Aristida adscensionis L. . . MARIE NT RSS NE ME ns es Th Sporobolus helvolus Dur. et s La ess ent le OP NE PRESS H SCRENCIEUNONETACUTS KUNTE REF. MANU INRP Th ChlonsprieunmRonTe. ER EP OA RER EEE Th
(a) Aïnsi que les toguérés de Dégué et Laougna!
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FANNOHNO,0'901 090G 3G'901
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46 G. REMAUDIÈRE
— en terrain sableux et en particulier sur les dunes, on trouve :
CéRCREUS-COhONENNENONER SL RENE Re CERN, Th CaRCRRUS OUR SR LES M EEE RE LOT RE (G ?) Chloris pilosa Sc. et Ton... | MEN H Convolvulus sagittatus HazB., var. abyssinicus HAE ONE Th CUCRRDIVACE RS PE CE A RENTREE SR RE TEE An Th
Un nombre restreint de mares temporaires a pu être visité. Les mares peu profondes sont presque asséchées en novembre ; leur sol est déjà largement crevassé sur le pourtour, mais supporte encore une végétation verte où l’on reconnaît (phot. 45-46) :
Type biologique Elytrophorus spicatus À. Camus . Th
et Oryza sp. (espèce différente de VO. barthi des plaines inon- ADIES PR RER TA TARA ER Pl, ERSR Se EN ER (Th ?)
‘Dans les mares plus profondes, les Cypéracées remplacent les Graminées (phot. 12) :
Type biologique Kyllingia sp. LR OS REV RME re ES TE G Cyperus 1 incompressus CHE: ES Ce EL bre PARLE TEE G NOUS ARCS LEA + 0 CS PER NS OR ATOS CNT NAS OX
d) FACTEURS CONDITIONNANT LE DÉVELOPPEMENT DE LA VÉGÉTATION.
La température étant suffisamment élevée à toute époque de l’année, les éléments déterminant la croissance des plantes — ou limitant celle-ci — peuvent être ramenés à deux : l’eau et le feu ; l’un et l’autre intervenant d’ailleurs comme un facteur, tantôt favorable, tantôt défavorable, selon les espèces que l’on envisage.
æ) L'eau.
Le début de la saison des pluies marque le départ de la végétation pour la plupart des espèces. Les géophytes (Crinum nalans) croissant rapidement ainsi que les hémicryptophytes qui représentent la majorité des Graminées de la zone inondable ; les thérophytes (Cenchrus, Oryza, Panicum longijubaum...) commencent à germer. La montée de l’eau dans les plaines provoque le développement des hydrophytes (Nymphaea.….) et accélère la croissance des Echinochloa, Oryza.….
L? époque de floraison des Graminées varie beaucoup d’une espèce à l’autre : comme le montre la liste suivante, c’est en septembre qu'apparaissent les inflorescences du plus grand nombre d’espèces :
Éragrostis gangetica.
Digitaria acuminatissima.
Ctenium elegans.
Eragrostis aegyptiaca.
PBrachiaria fulva.
Paspalum scrobiculatum.
Août
Echinochloa pyramidalis.
Chloris gayana.
Cymbopogon proximus.
Vetiveria nigritana.
Panicum congoense.
Panicum longijubatum.
Sacciolepis interrupta.
Cynodon dactylon.
Dactyloctenium aegyptium.
Schoenefeldia gracilis.
Septembre
Echinochloa stagnina.
Paspalidium gemminatum.
Octobre Oryza barthir.
Vossia cuspidata.
Chloris prieuriti.
Acroceras amplectens.
Novembre ; Elytrophorus spicatus.
Lorsque l’inflorescence s'épanouit, la croissance des tiges s'arrête ; il en résulte que, dans les parties inondables, les espèces fleurissant avant le mois d'octobre se trouvent totalement submergées par la montée des eaux. Suivant les lieux, l’eau pénètre au milieu d’une végétation en plein développement ou au contraire (en bordure du Sahel par exemple) elle envahit des espaces d'herbes sèches.
A la décrue, les plantes à floraison tardive s’affaissent, se couchent à la surface de l’eau et forment après son retrait, un épais matelas de tiges entrelacées (Echinochloa stagnina) (phot. 2) ou étalées parallèlement (Oryza) (phot. 16). Le départ des eaux ainsi que l’asséchement relativement lent du sol permettent à certaines plantes d'effectuer une seconde pousse, allant même jusqu’à la fructification (Eragroslis gangetica, Panicum congoense). Certaines Graminées couchées comme Oryza barthii (et probablement aussi Echinochloa pyramidalis) émettent de jeunes pousses à l'emplacement des nœuds (phot. 4).
B) Les feux de brousse.
Les feux de brousse sont allumés par les habitants dès que la végétation a atteint un degré de dessiccation suffisant. Dans le Farimaké, les feux commencent fin octobre, un mois à peine après les dernières pluies ; en décembre, toute la végétation herbacée est détruite, sauf dans les endroits où le tapis végétal est trop discontinu pour permettre la progression du feu. Sur les toguérés de la région de Dogo, les incendies débutent plus tardivement que dans le Sahel mais à la fin de décembre, tout est également brûlé. La végétation herbacée réapparaîtra seulement en juillet,
Dans les plaines inondables situées à l’Est de -Dogo, 1l est très intéressant de noter que l’incinération de l’étage à Echinochloa slagnina (première quinzaine d'avril) précède de plus d’un mois celle des étages supérieurs (grand feu de brousse des 22 et 23 mai). Etant mieux drainée, la plaine à Echinochloa stagnina s’assèche plus rapidement, sa végétation subaquatique ne supporte pas l’absence d’eau, le flétrissement en est accéléré par le piétinement de dizaines