B. — INFLUENCE DE L'HOMME SUR LE MILIEU
Les éléments du milieu sur lesquels l’action de l’homme est susceptible de s’exercer sont généralement la végétation ét l’hydrographie.
Le Commandant MourGuEes a signalé (34, p. 21) l'existence de vestiges de digues et celle de déblais provenant de l’approfondissement de marigots, dans le Nord de la zone d'inondation ; ces travaux très anciens sont l’œuvre d’une population aujourd’hui disparue. Le même auteur cite un peu plus loin (p. 59) les nivellements de marigots réalisés par des ingénieurs dans la région
Fic. 17. — Cycle évolutif de quelques espèces végétales caractéristiques des divers étages ; influence de l’inondation et des feux de brousse sur leur développement,
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du lac Faguibine. Aucun vestige ou aménagement comparable ne paraît exister dans la région des lacs Débo et Ouallado Débo.
Le barrage de Markala à Sansanding, édifié par l'Office du Niger, a modifié sensiblement l’économie de toute la région qui s'étend au nord du Niger de Sansanding à Macina, mais son influence est pratiquement nulle en aval de cette localité. ir
Jusqu'à la latitude de Dia, le libre mouvement des eaux dans les plaines est partiellement entravé par des digues servant de pistes qui relient les gros vil- Jages entre eux et ceux-ci aux parties non inondables. Au Nord de Ténenkou, on ne rencontre plus de tels aménagements, seules les rizières sont entourées de diguettes dépassant rarement 50 cm. de haut (ces diguettes ont pour but d'empêcher une attaque trop précoce du Riz par les Poissons).
Ainsi, dans la région de Dogo, les modifications apportées au milieu par les populations se limitent à celles nécessitées par leurs activités présentes : la culture et surtout l'élevage.
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