‹ Étude écologique de Locusta migratoria migratorioides Rch. et FrmChapitre 32 sur 146 · Population · texte numérisé non relu

Population

Des villages permanents sont installés sur la plupart des toguérés. Les populations de race Peule y vivent à côté de leurs anciens esclaves Rimaïbés et Bambaras. Alors que ces derniers, sédentaires, consacrent toute leur activité à la culture, les Peuls (race noble et semi-nomade) pratiquent l'élevage ; les hommes suivent les troupeaux dans leur migration au Farimaké, tandis que la plupart des femmes demeurent au village. Les Bozos, race de pêcheurs, sont les nomades du fleuve : ils établissent des campements provisoires auprès des villages permanents et en bordure des marigots, tandis que leurs villages ” d’origine sont situés à 100 ou 200 km. au Sud du lac Débo.

Enfin les Touaregs et les Bellas, venus du désert, séjournent quelques mois dans les plaines de Dogo, installent leurs tentes au bord des mares profondes tandis que leurs troupeaux pâturent dans les plaines après le passage des peuls qui ont priorité sur eux.

2 — Culture.

Le Gros Mil (Sorghum caudalum var. colorans), le Petit Mil (Penniselum sp.) et le Riz sont les cultures de base, l’Arachide, les Cucurbitacées, le Cotonnier, le Maïs. occupant seulement de faibles surfaces.

Les cultures de Petit Mil sont localisées sur les toguérés, la plante réussissant presque tous les ans son développement complet avec l’eau des pluies. | Le Gros Mil est planté à la décrue, dans les terrains les plus rapidement découverts (étage de transition) et sur les pentes de certains marigots. La tige apparaît seulement au moment des pluies, la récolte se fait lorsque les terrains sont à nouveau atteints par la crue.

Le Riz occupe des parties plus profondes (étage à Veliveria), ces champs sont particulièrement nombreux dans les plaines qui séparent les toguérés de Dogo, Sarédina, Ouroundé, Léouladjié.

De

. L'ensemble des terres cultivées représente une part infime des surfaces disponibles, Ceci est en rapport avec la faible densité de population et avec la pratique de l’élevage ; sans apporter de sérieuses perturbations à l'élevage, la mise en valeur d’une partie des terrains inoccupés devrait permettre d'accroître dans une large mesure la production de Riz.

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