Reproduction
a) MATURATION SEXUELLE.
A l'exception des 31 femelles récoltées près du toguéré d’Ouro N’Dia. du 1 au 5 janvier et dont aucune n’avait pondu, tous Tes lots de Locusta de la génération F qui furent examinés comportaient un pourcentage important de femelles ayant déjà effectué une ou plusieurs pontes. Fin janvier, plus de la moitié des femelles ont déjà pondu ; fin février, presque toutes ont déposé leurs œufs une fois au moins.
Le résultat des dissections (a) effectuées est résumé ci-dessous :
nombre de Localité Do se to ve de ? ayant ? Pourcentage récolte récoltées 7 déjà pondu Sarédina 19 I 10 5 Dogo 24 VAI 3 3 Ouroundé 23 I 4 1 Sabouniaka 23/1 2 1 Banguita 26-28 I 63 40 Go Baré, Léouladjié EXO 10 2 Sarédina 1-8 II 82 46 5609 Est Dogo 21 II 9 8
(a) Une femelle était considérée comme ayant déjà pondu, lorsqu'elle présentait des traces de matière spumeuse entre les valves de l’oviscapte ou, en l’absence de ces traces, lorsque des corpus luteus existaient à la jonction des ovarioles et de l’oviducte:
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L'un des trois Locusia de Dogo 21 janvier, était sur le point de pondre une nouvelle fois, la ponte précédente avait donc été déposée au moins une douzaine de jours plus tôt. On peut ainsi estimer que les premières pontes ont eu lieu à Dogo au début de janvier ou peut-être plus tôt. On remarquera la lenteur de la maturation sexuelle de ces populations puisque, un mois après le début de la période de ponte, 40 % des femelles n’ont pas encore pondu. Ceci paraît être la conséquence des basses températures du mois de janvier (les maxima moyens par décade furent successivement 27, 26 et 280 C..).
L'état ovarien des femelles n’ayant pas encore pondu correspondait, dans la majorité des cas, au stade III d’après les définitions de Paipps (44).
Deux femelles capturées à l’Est de Sarédina, le 3 février, présentaient des ovaires au stade I (immatures) ; la pigmentation cuticulaire de ces femelles (jaunâtre-pâle chez l’une, brun très clair chez l’autre) contraste très vivement avec celle, beaucoup plus sombre, des 509 ailés de la génération F qui furent récoltés. L’abdomen des deux immatures est blanc ivoire alors que celui de toutes les autres femelles est gris ardoisé à brun violacé. Enfin les ailes et élytres des immatures sont en parfait état et ne présentent pas l’usure apicale si fréquente chez les autres. Il est difficile d'admettre que ces deux individus exceptionnels aient la même origine que les autres ailés de la génération F et qu'ils aient évolué dans les mêmes stations. L’énorme divergence de coloration et d’état de maturité permet d’ailleurs de présumer que leur présence dans les stations occupées par F a précédé seulement de quelques jours leur capture.
Deux hypothèses s'offrent pour expliquer l’origine de ces immatures. On peut considérer que ce sont des émigrés provenant de régions où la décrue se produit beaucoup plus tôt et où les insectes de la génération F, sont ailés fin janvier ; les régions situées à la latitude de Tilembéya répondent à ces conditions ; dans ce cas nos insectes auraient effectué un déplacement de plus de 100 km. vers le Nord. On peut au contraire envisager que, dans la région de Dogo, sur le toguéré de Sarédina par exemple, quelques pontes déposées en fin novembre, juste à la limite atteinte par la crue, ont réussi à se SARRRE donnant des ailés jeunes en fin janvier.
La seconde hypothèse me paraît être la plus soutenable. Les observations faites en fin novembre 1950 sur le toguéré de Sarédina (cf. p. 176) montrent la possibilité du dépôt des œufs, à cette époque dans les lieux non inondables. La couleur pâle des immatures rappelle étrangement la couleur des ailés F; de 1950 ayant évolué parmi la végétation desséchée des toguérés.
b) FRÉQUENCE DES PONTES.
Trois femelles (A, B, C) capturées le 1er février à Sarédina furent mises en élevage et alimentées avec Paspalum scrobiculalum (cette plante est très bien acceptée par Locusta). Les pontes furent déposées aux dates suivantes :
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até > T Da Ni RE HT: T 1'e ponte SALE 6 IL SLT 2e » 16 II 13): 28,40 C 13 LTUIT 14 28,89 C 3e » 21 II #17 1850 22 IT 5 34,8 4» 28 II PE TAAPRE A 27. II S'111842 GE PAL VIT L'on | Mort 25 III 19 IT 8 IIT .
J : nombre de jours écoulés depuis la ponte précédente ; | T: moyenne des températures maxima journalières enregistrées (sous l’abri situé à 10 mètres de la véranda où étaient réalisés les élevages) pendant la période précédant chaque ponte.
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Moyenne des Flémperatures maxima.
Fra. 22. — Influence de la température sur la fréquence des pontes.
Il est curieux de constater, pour la femelle A, que la fréquence des pontes fut plus faible en mars qu’en mi-février., L'examen des températures permet d'expliquer ce fait : la corrélation entre le nombre de jours séparant deux pontes consécutives et la moyenne des températures maxima durant l’époque corres-
. pondante est montrée par la figure 22. On voit ainsi que l'élévation de 32 à
350 C. de la moyenne des maxima à eu pour effet de doubler la fréquence des pontes. Des écarts de cet ordre peuvent s’observer d’une année à l’autre et modifier sensiblement l'importance numérique de la descendance de la géné-
ration F. ARCS En 1950, les températures maxima enregistrées du 197 janvier au 12 fé-
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vrier sont toutes inférieures à 300 C. Un réchauffement brusque se produisit mi-février, et les maxima moyens sont, pour la 2e décade de février : 32,40 C. et pour la 32 décade : 33,90 C. ; ils retombent à 32,49 la 1re décade de mars.
Ces indications permettent de préciser que les pontes furent peu nombreuses jusqu’en mi-février ; la plupart des oothèques furent déposées entre le 15 février et le 10 mars. 4