D'Arsonval, L'échaufjement des tissus par les courants de
haute fréquence (Comptes rendus Académie des Sciences, 1927, t. 185, p. 684).
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pour des résistances de l’ordre de grandeur du corps humain quele maximum de chaleur se trouve dégagé. Ces résistances sont évaluées en courant continu : en courant alternatif elles sont certainement moins élevées.
L'explication de ce phénomène, déjà donnée par M. Fabry (1) fut fort bien exposée par le Pr. Strohl (2) dans une communication faite à la Société Française d'Electrologie. Il montra que par l'emploi correct des formules qui sont couramment employées dans l’industrie pour calculer l'intensité en fonction de la self et de la capacité du circuit, on trouvait que la chaleur dépendait bien de la loi de Joule à la condition de tenir compte des effets que nous avons signalé à propos de l'influence des selfs et capacités.
Peu de temps après, Gondet publia des enregistrements à l’oscillographe de Dufour qui étant effectués avec un patient dans le circuit, rendaient le phénomène clinique et indiscutable. On sait ainsi maintenant, sans doute possible, que le décalage entre la tension et l'intensité est considérable pour des électrodes sèches, au début de l'examen ; mais que très rapidement la transpiration excitée par le courant rend la peau jouant le rôle de diélectrique moite, pratiquement conductrice et que le décalage
1. Ch. Fabry, Sur le calcul de la chaleur dégagée par les courants de haute fréquence (Comptes rendus Académie des Sciences, 185, p.684. Le
2. Strohi, Sur la conductibilité des tissus en haute fréquence et l’échauffement diathermique (Bulletin de la Société Française d'Électrothérapie, février 1929, p. 56). .
LRU devient de plus en plus faible pour être dans certains cas, pratiquement nul.
De l’ensemble de ce que nous venons d'exposer il ressort que :
1° La quantité de chaleur dégagée ne varie pas proportionnellement ni à la résistance, ni à l'intensité tels que l’on avait coutume de les évaluer pri: mitivement ;
20 Quelle que soit la résistance la quantité de chaleur est toujours inférieure à la quantité théorique évaluée en fonction de I? rt;
3° La chaleur dégagée ne croit pas constamment mais le sens de sà variation s’inverse,
Au point de vue clinique ces considérations ont leur importance elles permettent de tirer parti des indications fournies par les appareils de mesure,
C'est ainsi que l’on constate que l'intensité doit être établie progressivement pour permettre à la sudation de se produire et de diminuer le déphasage du courant. C'est d’ailleurs un fait clinique que ce sont les malades qui transpirent le plus su tirent le plus de profit d’une application.
De même on remarquera que puisque c est la peau qui joue le rôle de diélectrique c’est elle, qui en haute fréquence, présente le maximum de résistance. C'est donc elle qui pour une densité déterminée fournira le maximum de chaleur. Elle sera donc la cause des phénomènes d’intolérance, lesquels acquerront une importance primordiale si le patient ne sue pas ou si la résistance de là peau n'est pas modifiée
Sy Re par imbibition avec une solution très conductrice.
C’est pour cette raison que nous avons préconisé d’humecter les plaques d’application avec une solution à 50 % de chlorure de calcium qui présente le grand avantage tout en étant très conductrice de ne jamais sécher.
Nous terminerons ce chapitre en signalant une mesure pratique à la résistance du corps humain puor les courants de haute fréquence. Le procédé que nous avons utilisé n’a pas la prétention d’être d’une grande précision mais d’une utilisation facile.
Le courant qui traversait le patient est appliqué à une résistance fantôme préalablement étalonnée en courant continu et dépourvue de self (1) on règle la valeur de celle-ci pour amener l'intensité à la même valeur qu’au travers du patient. La résistance peut alors être considérée comme égale à celle du corps humain.
Les mesures ainsi effectuées nous ont parues éminemment variables suivant les régions considérées. Elles varient le plus souvent entre 20 et 280 ohms.
Nous croyons savoir que les résistances de cet ordre de grandeur ont été trouvées par d'autres
auteurs et par d’autres procédés.