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sant les termes par l'expression : « complexe pointeonde ». Ils ont remarqué en effet que la pointe précède l’onde.
Mais il existe des cas, tel celui que nous voyons en ce moment, où l’onde apparaît la première sur le tracé. On pourrait croire qu’elle précède la pointe. En réalité, dans ce cas, la première pointe est escamotéc et n’est pas visible.
Tous ces complexes pointe-ondes se ressemblent. Leur amplitude reste sensiblement la même pendant toute l’absence sur une même dérivation. Leur durée est dans l’ensemble constante. Cependant M"° Fischgold a montré, dans un travail non encore publié, qu’elle s’allonge légèrement à mesure que l’absence se prolonge. Sur la fig. 8, nous reproduisons une courbe que nous devons à M. Rémond. Cette courbe montre l'allongement des complexes dès la trôisième seconde, après un léger fléchissement à la deuxième. À la neuvième et dernière seconde, nous constatons un nou-
veau fléchissement, M. Rémond signale qu’il se re: trouve sur un certain nombre de tracé, mais il n’est pas constant.
Sur la fig. 7, nous trouvons 26 complexes pointeondes pour une durée de 8 secondes. Ce qui fait que chaque pointe-onde dure en moyenne un peu plus d’un tiers de seconde. La pointe elle-même dure environ un dixième de seconde, et l’onde un peu moins d’un tiers de seconde. En pratique, nous comptons trois pointe-ondes à la seconde. Ce rythme de trois est dans l’ensemble ccnstant et se retrouve sur presque
LINEDES
tous les tracés, même ceux où certains pointe-ondes ne sont pas typiques dans leur aspect.
En effet, si à première vue tous les pointe-ondes sont la répétition les uns des autres, en examinant les tracés de plus près, nous remarquons chez eux cerfaines différences. Ainsi les pointe-ondes de dérivations frontales, s’ils se ressemblent entre eux, sont assez différents de ceux des dérivations rolandiques :
— Dérivations frontales.
C’est sur les dérivations frontales que les complexes pointe-ondes sont le plus typiques. Ce fait est à retenir ; il en est ainsi sur presque tous les tracés, alors que l’x dans la plupart des cas est plus lisible sur les dérivations postérieures.
Sur les deux dérivations frontales, l’amplitude atteint presque d'emblée 330 vv. Seuls les deux premiers pointe-ondes sont de 150 uv. Mais dès le troisième complexe, l'amplitude atteint les 330 uv, et se maintient à ce taux jusqu’à la fin avec un léger fléchissement de quelques uv vers le milieu. Seuls, sur la dérivation droite seulement, les 23° et 26° complexes sont plus petits et n’atteignent que 160 uv.
Considérons maintenant, toujours sur les dérivations frontales, chaque complexe isolément. Nous voyons que l’onde varie peu dans sa forme et dans son amplitude. Il n’en est pas de même de la pointe ; celle-ci, au cours des premiers complexes, est d’am- plitude légèrement inférieure à l’onde ; puis rapide- . ment l'amplitude baisse de moitié, puis des deux tiers