‹ Étude Électrométrique de diverses réactions Rédux irréversibles de complexes cuivriquesChapitre 40 sur 42 · PRE ET ET EE TT · texte numérisé non relu

PRE ET ET EE TT

numérique de la totalité des électrons mis en jeu : un électron correspond à un atome de cuivre.

En suivant les colonnes des tableaux précédents, on peut se rendre compte du nombre d’atomes de cuivre précipités par une molécule de réducteur.

Le cas le plus simple est celui de l’hydroxylamine dont l'oxydation conduit à l'acide hyponitreux par fixation d'un atome d’oxy gène par molécule. Or un oxygène par molécule correspond à deux atomes de cuivre. C'est bien

ce qu'on trouve pour la liqueur de Fehling (PH = 14,5).

Avec la réduction de la liqueur d'Ost (PH 9,5), on trouve un. atome de cuivre seulement par molécule d’hydroxylamine, ce qui correspondrait à la réaction :

H2=N—OH +e 2e H2=N— O0’ + % Hz

On voit que pour l’hydroxylamine, comme pour le glucose, la réduction aisée à PH 14,5, devient plus dif-

- ficile à PH 9,5; c’est-à-dire au fur et à mesure de laug-

cf =.

mentation des ions H dans la liqueur.

ee

Si l'on songe à l'importance de lacidité en ce qui

. concerne la stabilité des molécules sucrées :' que de saccharose non réducteur de là liqueur d'Ost réduit celle de

Barfoed, on peut penser que cette région de PH — voisine de la neutralité — «est une région de particulière sensibilité pour certaines molécules, ou bien que cette zone de variation entre l’état nettement alcalin et l’état nettement acide, peut permettre des transformations d’au-

tant plus faciles que les variations de tension concomit-

tantes seront plus faciles. Qu'il nous suffise de rappeler

deux faits qui dominent la chimie biologique : la constance du PH du sang et des tissus où ,pourtant se pro-

duisent tant de réactions de dégradation et de systèmes

rédox irréversibles ; l’alternance de l’acidification et de l’alcalinisation pour la lyse des matières alimentaires pendant la digestion, ‘avec le passage intermédiaire par la neutralité.

Dans le but Conte plus finement cetle zone de

transition, nous avons tenté de faire appel aux tartrates

cuivriques. C’est ce que nous avons exposé dans le chapitre des complexes tartriques : malheureusement nos recherches sont restées pour le moment infructeuses.

Il me serait pas impossible d'évaluer quelle serait, exprimée en ions cuivre, la précipitation correspondant

à la SRE branche de la courbe, par exemple dans le

LE jf

cas de l'hydroxylamine réagissant sur la liqueur de Fehling ; la demi-réaction emploie 3,84 cc. de réducteur et la fin de la réaction 2,24 cc. de réducteur. La première partie pour 3,84 mgr. de réducteur a produit 51 mgr. de cuivre. On aurait donc pour la seconde partie de la réaction, 22,6 mgr. de réducteur, qui correspondraient à 30 mgr. de cuivre.

La raison de cette détermination. est que 91 mgr. de cuivre pour 38,4 mgr. de réducteur, permettent de cal-

culer que 1. mgr. de réducteur précipite deux atomes de

cuivre, donc met en jeu 2 électrons. La seconde partie nous permet donc de conclure que 1,2 électrons sont mis en jeu par molécule-gramme de réducteur. Mais étant donnée l'incertitude qui porte sur l'appréciation du com-

mencement, du milieu et de la fin de la réaction, nous sommes en droit d’arrondir et de dire que, dans la réduc-

tion de la liqueur de Febling par l’hydroxylamine, le.

premier stade que traduit la précipitation du cuivre met en jeu 2 électrons par molécule-gramme de réducteur ; le second stade ne met qu'un élection en jeu.

Cette manière de parler nous permet donc d'établir

la statistique électronique de la réaction. | Il est très difficile de suivre l’oxydation de molécules aussi fragiles que celles des sucres. On sait en gros

quels sont les prôduits de leur dégradation : le glucose £

donne l'acide gluconique, puis l'acide saccharique; le lévulose : l'acide gluconique et l’acide érythronique par coupure de la chaîne carbonée ; le galäëtose donne l'acide galactonique, puis l’acide. mucique etc... La considération

des électrons* mis en jeu dans la réaction permet de simplifier les choses et sans qu'il devienne nécessaire:

de connaître le détail des oxydations, il est possible d’éva-

luer d'une manière statistique la totalité des électrons mis. en jeu. Les deuxième, quatrième et sixième colonnes

du tableau (2), page 72, permettent de suivre cette évaluation pour la demi-réaction : une molécule d'hydroxylamine réduit le sel cuivrique et s’oxyde, libérant deux

atomes de cuivre, c'est-à-dire en consommant un atome

d'oxygène ou bien. en mettant en jeu deux électrons.

L’oxydation du glucose, du galactose, exige 8 atomes de |

cuivre, c’est-à-dire 4 d'oxygène et 8 électrons.

Celle du lévulose exige 16 atomes de Cu donc 8 d'oxy-

gène et 16 électrons. | À

\ Les réducteurs photographiques, qui sont des mélanges avec ee Na? ou intéressent même deux réducteurs comme

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