‹ Étude et commentaire sur l'Épitre de St. JaquesChapitre 25 sur 100 · V. 2-4. PATIENCE PARFAITE DU CHRÉTIEN · texte numérisé non relu

V. 2-4. PATIENCE PARFAITE DU CHRÉTIEN

2. n&aav x^Ç^'^ '^yrjaaa&e, àâeXtpoi fiQ, oxav netça(TjLLotg nêçiniarftB nouciXoiç, 3. ycroioxortêg^ om rà doxifiiov vfiœr xfjç Tii^sœç xareçyd'^staL vno/iovrjy 4. ^ <?€ vno/iovrj içyor xéXeiov èx^rœ^ %va Tjte réleioi xal oloxlrjçoi^ Iv /irjâsrl Xemofieroc.

2. Regardez, me$ frères, comme le sujet d'une pleine joie, d'être entourés d'épreuves de diverse nature, 3. sa-

4 iPITRE DE ST. JAQUES CHAP. I, V. 2—4.

chant que F épreuve de votre foi produit la patience. 4. Mais il faut que la patience produise des résultats parfaits^ afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans qu'il vous manque rien.

2. n est impossible de ne pas être frappé de cet austère et brusque début. L'apôtre semble avoir jeté un coup d'oeil sur les souffrances croissantes qui menacent l'Église, et dont s'épouvante la faiblesse humaine. Quant à lui, loin que sa tendresse paternelle pour ses disciples en soit effrayée, il ne regarde qu'à la face spirituelle et céleste des afflictions; il se hâte de proclamer que ce qui produit pour l'âme chrétienne des fruits excellents est un bien. Dès son premier mot il ordonne la joie.

XaQov. Ce mot ne désigne pas ici le sentiment subjectif de la joie, mais la chose objective, l'événement qui donne de la joie: sujet de joie.

Jlaaav %. On traduit le plus souvent une trés^grande joie, comme si Ttaaav signifiait ici fxsylaTrjv, ce qui n'est pas admissible, comme tous les interprètes récents en conviennent. On pourrait traduire: joie de toute nature, joie sans mélange de chagrin, ou enfin joie complète. Il faut choisir entre l'un de ces deux derniers sens.

'Hyqaaad-e. Impératif de l'aoriste moyen, employé probablement ici pour l'impératif présent fiyeîad'e. Le verbe '^yéofiac signifie proprement conduire, et de là regarder comme. (La succès* sion de ces deux mêmes sens se retrouve en latin dans ducere.) Dans le N. T. (et ailleurs) l'impératif de l'aoriste indique d'ordinaire un acte imique ou immédiat. Si l'on pressait ici ce sens, on arriverait à croire que l'apôtre a en vue une souffrance actuelle, ce qui serait en contradiction avec orav. Il est plus probable que l'impératif aoriste emprunte ici, comme cela a lieu quelquefois, le sens de l'impératif présent qui indique plus souvent une action prolongée et habituelle.

JleiQaa^oïç. Ce mot est important, car il renferme toute la pensée de l'apôtre. Il veut que nous nous réjouissions des souffrances, parce qu'elles sont des épreuves, et qu'elles peuvent nous assurer les biens éternels.

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