V. 5—8. PRIÈRE PARFAITE
5. El âe rig vfiœv Xsinetai ootpiaç^ alxeixu) naçà %3 âcâorroç d-eS naoïv ânXœç, xal firi orêiâi^orroç' xaî ôodrloeraL avT(p. 6. Alxeixœ âè iv niaxu^ firiâey diaxQivofievog • o yàç âiaxçiyofievoç eoixs xXvâœrt &aidaaijç àv€/jiil^Ofiêvœ xal ^mi^ofiévq}. 7. Mri yàç olia&œ b avS-çœnog ixuvog, oxi X'i^xpsxai xi naçfà xë xvçis. S.'Arrjç dlxjjvxog, àxaxdaxaxog èv ndaaig xaîg oâoïg avxô,
5. Si l'un de vous manque de sagesse, qu'il la de^ mande au Dieu qui la donne à tous avec bonté, Éans rebuter jamms, et elle lui sera donnée. 6. Mais qu'il la demande^ le coeur plein de confiance et sans hésiter le
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moins du monde^ car celui qui hésite est semblable à la vague battue des vents et tourmentée. , 7. Que Fhomme de cette espèce ne s'imagine pas obtenir quelque chose du Seigneur. 8. Cest un homme à deux volontés, et inconstant dans toute sa conduite!
Ce paragraphe semble arriver brusquement, et suivre le précédent sans s'j rattacher; mais le lieu n*est pas difficile à découvrir, quand on scrute la pensée de Tapôtre, et qu'on est accoutumé à sa manière de procéder. Jaques est trop profond dans sa philosophie chrétienne pour être jamais incohérent.
Dans le §. 2 il a dit: „I1 faut que la patience du chrétien soit parfaite." Dans le §. 3 il va dire: „Pour avoir la sagesse, le chré tien a besoin de la prière parfaite." L'idée intermédiaire qu'il nous faut sousentendre est celle-ci: „Pour avoir une patience parfaite, le chrétien a besoin de la sagesse." Le développement du v. 5 va nous montrer mieux encore que ce lien n'est pas imaginaire.
5. ^elTterai, allusion au kecTtôfievoi précédent. Elle fait entrevoir l'idée sous^tendue: L'homme iv (irjâevl XeiTVÔfievoç ne doit pas manquer de aoq>ia.
2oq)lag. A quelle qualité l'écrivain sacré donne-t-U ce nom ? 11 ne peut y avoir de doute, et le sens est déterminé par ce qui précède. 'H aoq)Ux est pour Jaques la force chrétienne, la puissance intérieure nécessaire pour soutenir les TteiQaafiéç et les changer en joies, pour que la foi opère la parfaite vTtOfiovi^v, pour que cette VTto/ÂOvf] devienne un Mçyov tékuovy et que le chrétien soit enfin lui-même rélewç et ôXoydrjQOç. C'est ainsi que l'ont entendu Oecuménius et Théopatlacte. Ce dernier expose cette idée dans un développement qui commence par ces mots: rb aïriov t5 Tskeia Ïqyh rijv aoq>lav Xéyei.
Ce sens que le contexte donne à aoq>la est également celui que l'usage paraît avoir attaché à ce mot, dans les autres endroits du N. T. où il se rencontre. On s'accorde à reconnaître qu'il y exprime une qualité éminemment pratique. L'étymologicum magnum dit sur le mot ;^c3(;e^: rvcSaiç Goq>lag diaq)éQeTac. JVc5aiç (liv èçi TO elôévai rà ovra. 2oq)la ai xaî to ta ovra ycvdaKeiv, xal %b ta yvcoçà TtQOTTUv. Ce caractère pratique
ressort évidemment de Coloss. IV, 5, comparé avec le parallèle Eph. V, 15. Comparez encore plus bas III, 13. 15. 17.* Quelques passages des Éphésiens et des Colossiens, il est vrai, présentent des emplois de aoq>la, où Ton ne retrouve pas cette acception pratique. C'est là une exception qui n'infirme pas le sens ordinaire. Ici du moins ce sens est évident. Réduire dans ce verset aofpùx au sens de doctrine, ce serait fausser et éteindre Ja pensée et le sentiment de rapôtre, comme Tout fait par exemple Semler et Michaelis. Le premier en effet veut que tout ceci n'ait été écrit que pour les ministres de la parole, en vue de la science et de l'habileté qui leur sont nécessaires. Le second réduit aoq>la à la pleine intelligence de la doctrine chrétienne.
Ajoutons encore que, d'après l'usage biblique, 0oq>la comprend jHresque toujours l'idée accessoire d'une sagesse venant de Dieu, don direct ou indirect de sa bonté. Ce sens est en particulier ici la conséquence du contexte.
Ahdtb). Sousentendez avxriv.
Demander à Dieu la sagesse, telle est une des pensées essentielles de la théologie de cette épttre, au frontispice de laquelle elle est placée, comme à la base de la vie chrétienne.
Jiôôvtoç. Je pense qu'il faut sousentendre ici t^v aoq)lav et non pas ahéfÀSvovy comme le voudraient quelques commentateurs. L'idée que Jaques parait tenir à inculquer, c'est que Dieu est Fauteur et le distributeur de la véritable sagesse, et non pas en général qu'il exauce les prières.
nàaiv. Sans exclusion ni privilège. La source divine est ouverte à tous.
L^TTÀcS^, mot â/r. Xey.y mais plus ou moins détermmé par les mots parallèles: xa2 /u^ ov^dl^ovioç.
Cet adverbe, sur le sens réel duquel les Itt. diffèrent assez, ne semble pas pouvoir signifier autre chose ici que avec facilité, fidélité, bonté, et sans aucune des imperfections qui souillent les bontés humaines. Schott: candide; Sgharling: absque partium studio, absque cupiditatis vel ambitionis studio, quo haud raro homines feruntur. Bretschneider: probo, sincero, fido anùno. Les 70 se servent de cette expression pour rendre ishS], Prov. X, 9. Il faut donc repousser le sens de abondamment, que préfèrent bien