‹ Étude et commentaire sur l'Épitre de St. JaquesChapitre 32 sur 100 · LE PÉCHÉ TIENT DE L*H0M1IE · texte numérisé non relu

LE PÉCHÉ TIENT DE L*H0M1IE

La convoitise elle-même est un péché et natt du péché, en prenant le picM dans le sens de nature pécheresse. Or c'est le sens que Paul donne au mot afiaçrla. Jaques au contraire donne ce nom à la faute, à Facte consommé, acte le plus souvent extérieur et matériel, le seul que voient les hommes, et le plus sou vent aussi, le seul qu'ils se reprochent. Mais ce que Tapôtre en dit montre assez qu'il est d'accord avec Paul. „Cette faute, écritil à ses lecteurs, ne la rejetez pas sur le Dieu qui vous a créés faibles et vous a exposés à des tentations. Prenez-vous-en à votre coupable ifciâvfila, que vous n'avez ni vaincue, ni combattue. La tentation n'a été que l'occasion; le mal était en vous et venait de vous." Ce que Jaques nomme éftagrla, Paul le nomme aficcQTr]fia (Rom. III, 25; 1 Cor. VI, 18) ou ^açafiaoïg (Rom. II, 23; IV, 15; Galat. ffl, 19).

Calvin a très-bien développé la pensée de notre apôtre et son accord avec celle de celui des Gentils, en disant: „Neque enim disputât Jacobus, quando incipiat nasci peccatum, ita ut peccatum sit ac reputetur coram Deo; sed quando emergat: sic enim gradatim procedit, mortis aetemae causam esse consummationem peccati; peccatum autem oriri ex illicitis desideriis; jam illic ista desideria radicem habere in concupiscentia. Unde sequitur homines in interitu fructum colligere quem ipsi protulerunt."

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