U GRACE VIENT DE DIEU
tère miséricor^eux du bienfuit, et la grandeur de la volonté souveraine qui Faoeorde. Ces mots de Jaques paraissent exprimer la même ou plutdt les deux mêmes idées que Ephés* t, 5, où Paul, parlant du même bienfait, ajoute: yunà t^v evd&xiav të 'AcAi;fiçcTog avrë.
ItéTteKérjoev. l^Trônv&tv, engendrer , proprement enfanter, signifie ici régénérer, comme avayevvav. L'image d'une nouvelle naissance est habituellement employée dans le N. T. pour indiquer la révolution morale produite dans le cœur de l'homme ignorant et passionné *par l'acceptation de l'Evangile. Les rabbins aussi nommaient le prosélyte une nouvelle créature (titinn îiK^'na), mais seulement au sens extérieur et objectif, et sans é{^u^ au changement intérieur.
udôyip akrid'BLag, Voilà l'instrument de cette régénération, la parole de vérité, qui métamorphosait les Juifs en chrétiens, l'Evangile. Comparez Jean XVII, 6.
Etç rb eîvai ij^Sç, même sens que ïva wf^ev.
liiTtoQx^y prémices, proprement la première offrande des récoltes ou des troupeaux, comme l'hébreu n'^ttSM'n. De là ce mot a été pris métaphoriquement pour exprimer tantôt l'une et l'autre, tantôt l'une ou l'autre des deux idées élémentaires qu'il renferme, le premier en temps (comparez 1 Cor. XVI, 15), et le principal, ou le premier en nature (comparez ApocXIV, 4)« Ici, comme 1 Cor. XV, 20, la métaphore indique les deux idées réunies, et fixe notre attention sur l'Eglise Chrétienne, ou plus spécialement sur l'église primitive de Jérusalem, régénérée par la parole de vérité, et devenant ainsi comme une offrande à Dieu, commencement et élite du genre humain régénéré.
Tiva, Quelques Itt. regardent ce mot comme indiquant une espèce distinguée, des prémices excellentes; mais rien n'autorise à lui donner ce sens. Il est bien plus naturel de traduire ici tig par quidam^ une certaine espèce de prémices, à peu près comme s'il y avait c5g ctTtaqx^v.
Ktia^onfav. Sousentendez 'Kaivdv. Krlafiata indique ici les hommes, à peu près comme xtIccq Marc XVI, 15. Ainsi les fidèles, qui, au début de l'Eglise, entraiept dans le Royaume de
36 ÉPITBB DE ST. iAQUBS CHAP. I, T. 19 — 21.
Dieu étaient aux yeux de l'apôtre une élite sacrée, la gloire de la création, le type des saintes destinées du genre humain.
Ce morceau a été étrangement dénaturé par Schulthess, qui au reste est accoutumé à torturer le sens dans l'intérêt d'un rationalisme sans limites. H ne voit dans Xoyoç àXtjd'elaç que la raison, et dans arta^v xtiafiarcuVy que l'homme raisonnable, devenu par cela même les prémices et la gloire des autres créatures.
Le paragraphe est fini. La conclusion évidente, quoique non exprimée, qui est dans l'intention de l'apôtre, est celle-d:
„Bien loin de vous tenter. Dieu vous entouré de grâces et de secours. Ne vous découragez donc pas, et sachez vous mettre h l'œuvre, pour la sanctification et le salut de vos âmes régénérées par la parole de vie.'^