MEDITER ET PRATIQUER APRES AVOIR ECOUTE
l'est du joug du péché, des craintes et des troubles de la vie, surtout parce qu'il accomplit le commandement divin avec joie, par amour, dans le sentiment de sa communion avec Dieu. Comparez Gai. y, 1, où la loi chrétienne est opposée à Tancienne loi, Çvy<^ âaXelaç; voyez encore v. 13. Cette antithèse est éclaircie par 2 Cor. m, 6, où en qualité de Ttvevfia, la loi chrétienne est opposée yça^fiari, et par Rom. VÏII, 2, où en qualité de v6/âoç rS ftvevfiOTOÇ trjç ^(ofjç^ elle est opposée vôfiti) rrjg afiagriaç xaî
Ces attributs de perfection et de liberté nous montrent de quelle haute dignité la loi évangélique était revêtue et revêtait les chrétiens fidèles, aux yeux de Jaques comme aux yeux de Paul, à l'enseignement duquel on pourrait croire ces expressions empruntées.
Ilaçafielvaç. Ce participe sans complément est un véritable gérondif, en persévérant, avec persévérance. Il fait opposition à aTtehfiXvd's du v. 24.
Oitoç, mot supprimé dans les principaQx instramenls Alex., Occid. et Str. ; cependant conservé, probablement avec raison, par Ga., Sch., Kit. etc.
Irfx^ooT^g . . . TtoiïjTTjç. Toujours la même opposition qu'aux V. 22 et 23.
'ué^oaTrjç iTCiXrjOfiOvrjç a le sens de cniQOOTrjç èTtcXrjtjfdcov ; hébraîsme fréquent, consistant à remplacer l'attribut d'un substantif par un autre substantif placé au génitif de dépendance, en signe de la liaison des deux idées. Voyez TtQÔacoTtov rrjç yevéaecûç v. 23.
^TttlrjafdOVTj, oubli, an. Xey. dans le N. T., et très-rare ailleurs.
noLr]rr]ç egya. L'apôtre désigne ainsi l'homme qu'il a désigné plus haut comme Ttocrjrrjç Xoya, mais il est évident qu'il ne faut rechercher entre ces deux expressions ni symétrie ni antithèse. Ici le génitif indique le résultat de l'action, et là son principe. Dans uûT cas TtoirjTrjç est celui qui agit, dans l'autre celui qui obéit Ce n'est pas pleinement expliquer cette expression, que de la rendre simplement, comme un hébraîsme, par notrjrrjç içyoCpiievoç. Je l'envisage comme une phrase prégnante, faisant allusion spécialement aux œuvres de la foi, prescrites par la loi parfaite, et exigées pour la justification du pécheur. H, 17. 24.
OvTOç ficcxàçiog . . . egat. Remarquons ici tout ce que cette petite phrase donne d'expression et de vigueur à la période qu'elle
termioe. Dès le commencement du verset l'idée, quoique se dé- Teloppant avec force et gravité, est restée suspendue. C'est id seu* lement qu'elle est dénouée par une affirmation concise et solennelle. La répétition du mot Sroç et le verbe ïgai rejeté tout à la fin sont pour beaucoup dans Teffet
Voici comment Kern développe cette belle pensée: y,Le chrétien trouve son bonheur à faire ce que Dieu ordonne, parce que cette action est le résultat, la libre expression de l'union intime qui existe entre son Dieu et lui ; elle lui donne par cela même le doux et profond sentiment de son union avec son Dieu.''
f . 10. T. 26. 27. LA RELIGION DOIT ÊTRE PRATIQUE.
26. Eï rig âoxeï &()riaxog slvai, fifj ;fa>Lir«ycoyaîi/ yXmooay aùiS, àk'jC ànardiv xaçâiay aires ^ réxs fidraiog tj d-çriaxeia. 27. Oçrjoxela zad-açà xaï àfiiavroç naçà T(p S-eip xal narçl avrrj èglr, imaxinr^a&ai bç- (paviiç xaï XVQ^^ *^ ''^fi ^^^^^^ avxœv, aaniXov éavrbr rrjçeîy ànb rô xôofxs.
26. Si quelqu'un prétend être pieux, sans contenir sa langue, faisant au contraire illusion à son cœur, cet homme n'a qu'une piété vaine. 27. La piété pure et sans tache devant notre Dieu et père est ceci: visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions ; se conserver pur des séductions du monde.
On a essayé diverses manières de lier ce paragraphe à ce qui précède. Voici quel me semble être l'enchaînement le plus naturel des idées de l'apôtre.
Les deux paragraphes précédents tendaient à montrer que sans la pratique il n'y a point de religion véritable. L'apôtre développe maintenant et appuie cette thèse par deux applications de détail. La première (v. 26) est négative. C'est l'exemple d'un certain vice qui ôte au coupable le droit d'être regardé comme ayant une religion réelle. La seconde est positive (v. 27). C'est l'indication de deux classes de vertus qui caractérisent la religion véritable.