‹ Étude et commentaire sur l'Épitre de St. JaquesChapitre 43 sur 100 · LA RELIGION DOIT ETRE PRATIQUE · texte numérisé non relu

LA RELIGION DOIT ETRE PRATIQUE

27. Kad'açà xal éfilavroç, par opposition au précédent fiaracog,.

IlaQÙ Tçî &€^ équivaut à Thébreu ïTJïT:"^?sb..

&e(p xal TtaTQi. Ce sont les titres les plus faits pour influer sur nos âmes, et nous inspirer la S^Qrjaxela véritable.

&Qr]aii€la . . . Ttaçà rçï ^e(^ xal Ttarçl, piété approuvée de Dieu, et piété qui cherche l'approbation de Dieu. Il n'y a de piété réelle que celle qui se nourrit de la pensée de Dieu, qui place rhomme dans le sentiment de sa dépendance de Dieu, et la lui fait aimer. Ces simples mots de Tapôtre suflîraient pour déterminer la véritable religion de la conscience et du devoir, et condamner les principes utilitaires.

^TtKTKéTtTsad'aL, Ce verbe correspond exactement dans la langue hellénique au "y^ hébreu, avec les deux sens principaux de regarder et de visiter; et les sens accessoires de regarder pour juger et examiner, de visiter pour protéger, récompenser ou punir; de là eTtlaxOTtoé* Ici c'est évidemment de protection, de consolation et de secours qu'il est question.

^OQœavsç xcri XTIQ^^' locution hébraïque, cachant une idée générale sous un prétexte spécial, comme cela est fréquent dans les lois et la langue des Hébreux. Les orphelins et les veuves signifient ici en réalité toutes les natures de malheureux.

''IdoTtiXog, pur^ de à et amloç, tache. Hésychius : aaTtcloç' xaS-açôç, cificofioç. Ce mot appartient à une grécité inférieure. Itijib t5 xôofis. Comparez plus bas IV, 4 : cpMcc t5 xôafi^, et Gai. IV, 3 ; Col. II, 8 : goixeïa tS xôafta, Kôafioç signifie proprement ordre, arrangement, disposition élégante; puis ornement, parure (1 Pier. III, 3) ; de là, et comme un témoignage de l'admiration universelle causée par le spectacle de la nature, Vunivers, Act. XVII, 24; Rom. I, 20; Éphés. I, 4: tcqo xarafiolrjç xôofia. Punk (Hist. nat II, 3) a dit: „Quem xôafiov Grœci nomine ornamenti appellaverunt , eum nos a perfecta absolutaque elegantia mundum.'' De là xôcfioç a signifié les habitants du monde, les anges et les hommes, les hôtes de l'univers doués d'intelligence et de vie, comme en français nous disons familièremeat le monde pour les hommes, les gens qui nous entourent. Voy. 1 Cor. IV, 9. Puis xôcfiog a signifié plus spécialement les hommes passionnés

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OU abrutis qui remplissent la terre; puis enfin les pécheurs et le péché, idée qui réunie à celle de beauté séduisante, indique l'ensemble des séductions terrestres, faisant obstacle à la vertu.

Ce verset est remarquable par sa brièveté, sa forme symétrique et hébraïsante, et par le caractère pratique dont il revêt la -d-Qïjaycela. Il se borne, il est vrai, à ce côté de la vertu chrétienne, mais il en indique soigneusement les deux éléments essen- Mels , l'actif et le passif, l'objectif et le subjectif, la charité et la tempérance. Que s'il ne parle point des devoirs envers Dieu, il faut remarquer deux choses: 1. Ces devoirs sont essentiellement supposés dans l'idée de la S-Qrjaycela, et le but de l'apôtre, dans l'espèce de polémique qu'il établit, n*est réellement que de rappeler ce qu'il faut y ajouter, pour que la piété soit digne de ce nom. 2. Les devoirs envers Dieu sont en outre sufQsamment indiqués par les mots Ttaçà zcp ^«^ xorl Ttarql, qui d'une part placent le ^^^(rxog sous les yeux de Dieu et dans le sentiment de sa dépendance envers lui, et d'autre part nous montrent l'obligation de la religion pratique, comme fondée sur la volonté de Dieu.

Ce verset est donc à la fois la substance du §.10 et de la subdivision 22 — 27.

SECOIDE SUBDIYISIOI, CHAP. Il, ?. 1-13. L'ÂHOUR DES HOMMES OPPOSÉ A L'ACCEPTION DES PERSONIES.

Cette subdivision présente une forme nouvelle de l'idée générale qui domine la subdivision entière, savoir de la supériorité de la religion pratique sur la théorie religieuse et sur la foi de tète. L'apôtre fait ici une application particulière de cette vérité à l'amour des hommes. Le développement en est peut-être assez spécial pour faire oublier parfois l'idée générale, mais on la retrouve réellement au fond de la pensée de l'écrivain, et dans les v. 10 et 11 en particulier elle se montre ptas clairement.

Il y a de plus quelque liaison entre le v. 27 qui précède, et notre subdivision, qui en est comme le développement et la conséquence. Beda: „Quia mandata domini eleemosynis pauperum docuerat implenda, vidit iUos e contra, quod pauperibus erat pro-

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