‹ Étude et commentaire sur l'Épitre de St. JaquesChapitre 44 sur 100 · LE PRÉCEPTE · texte numérisé non relu

LE PRÉCEPTE

pter seterna praemia facieitdam, divitibus potius propter terrena cornmoda fecisse, ideoque eos prout erant digni redarguit."

Il me semble voir dans cette subdivision deux développements successifs: 1. v. 1—7 folie de V acception de fersonne^; 2. V. 8 — 13 crime de l'acception de personnes.

À, CHAP. II, V. 1—7. POLIE DE L'ACCEPTION DE PERSONNES. §.ll. V. 1. LE PRÉCEPTE,

1. ^AdeXcpoi fiBy fiTi ir nçoaamolrjrpiaig exBxe xrjy niçLV tS xvQiH fifiéiv 'IrjoS XçigS rijg âo^g.

1. Mes frères, ne prétendez point réunir à des acceptions de personnes la foi en notre Seigneur J. C. glorifié.

1. Le style de ce versef seûible moins coulant qu'à l'ordinaire ; la phrase a cpielque chose d'insolite et même d'équivoque. On y retrouve de plus le caractère prononcé de l'hellénisme hébraîsant. Voyez par exemple èv TtQoacûTVolrjXplaig, exere, rrjg âô^rjç.

Faut-il traduire (àt] par une négation ou par une interrogation? et en conséquence faut-il regarder exBTs comme un impératif ou comme un indicatif? Voilà la première question à résoudre, et qui, ne pouvant être décidée d*une manière absolue, laisse au sens un caractère équivoque et obscur. Suivant le parti qu'on prendra, il faudra traduire : „Ne joignez aucune acception de personnes à votre foi ;" ou : „Penseriez-vous pouvoir joindre ... ?" ou bien encore: „Ne vous arrive-t-il point de joindre V . . ?"

Le premier sens, le sens positif et afQrmatif me semble un peu plus probable, surtout au début d'un développement dont ce verset est la base.

nQoa(07tolr]Xplaig se trouve quatre fois dans le N. T. Ce mot, ainsi que TtQoacoTtoXrjTtreïv, ajt. ley. v. 9, et TtçoacjTtolri- TtTT^Çy aTt. ley. Act. X, 34, sont des expressions ellénistiques dérivées de la formule hébraïque û'^ïd «fej. ïlQoacoTColTjtpla indique une faveur ou une défaveur fondée non sur la justice, mais sur des circonstances extérieures. Comp. Jud. 16: d'avfiàtpvreg TtçoacoTta. C'est une métaphore indiquant très-bien une disposition vicieuse à se laisser dominer par l'extérieur et l'apparence.

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Le pluriel n'est pas inutile. U indique des applications multipliées de la disposition combattue. Sgharling: „€ommittebatur hoc vitium vel a pluribus yel in plures,'* Comp. IV, 16: iv àla- ^oveiaiç; Jud. 18: àoi^eiai etc.

jBv TtQoacjTt. ^er£ rqv Ttlgiv, phrase concise jusqu'à en devenir obscure. Tenir la foi en acception de personnes, pour dé-, naturer, dégrader sa foi par l'acception de personnes , et par le mélange de principes intéressés.

nigiv t5 ytvçla; ce qui équivaut à elç tov yvqvov. C'est le génitif de l'objet, comme Act III, 16: Itû t^ Ttigei rS ovôfiOTOç avrë.

^Irjas XçigS^ C'est la seconde et dernière fois que ce nom se rencontre dans cette épitre. On aime à y trouver ici accolés les mots TTJç ôô^ç qui témoignent du sentiment de vénération pieuse de l'écrivain.

T^ç ôo^ç. Cette expression a causé quelque embarras aux Itt. Quelques uns (Str., Hammond, Benson) ont voulu rattacher ces mots à Ttlgiv, foi glorieuse. D'autres (Michaelis) à Ttgoaio- 7Cokr]xfjlaiç: acception de personnes excitée par leur éclat extérieur. Ces deux interprétations semblent fort invraisemblables. D'autres Itt. ont lié T^g êô^ïjç k ycvçia: Seigneur de gloire; mais Û est peut-être plus simple de lier ces mota à 'Irjao Xçigë, en les faisant synonimes de €vdô^&. On sait combien il est ordinaire aux écrivains hébreux et hébraïsans de se servir ainsi du génitif de dépendance pour exprimer l'attribut. Comp. 1 Cor. U, 8: TOV yvQWv TTig âô^ç.

Sgharling voit dans ces mots Ttjç ôô^g une antithèse cachée avec 7tçoaù}7toXrixplacç, destinée à faire honte à ces chrétiens terrestres, qui, serviteurs d'un maître divin et glorieux, lui associent, pour ainsi dire, dans leur foi, des hommes imparfaits et un éclat purement extérieur et passager.

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