T. 12. 13. L'ATTENTE DU JUGEMENT, NOUVEAU MOTIF
12. Oikœ XaXBÏre xcù Srœ noiehe, œg âià va fis èX€V&€(fiag /uklorreç xçivèa&ai^ 13. ^ yàç xçiaigàrlr- Xsœg Tip firi noirjaarn ëXêog* xaxaxavxàxai êXêog xçioêiog.
12. Parlez et agissez comme des hommes qui doivent être jugés par la loi de liberté; 13. car le jugement sera sans miséricorde pour celui qni n'aura point fait miséricorde. La miséricorde a la gloire de triompher du jugement.
Ce paragraphe renferme la conclusion de la subdivision toute entière (v. 1—13). L'apôtre, qui, en combattant l'acception de personnes, s'était élevé aux considérations générales de l'autorité universelle de la loi, se rapproche maintenant du point de départ, en passant de l'obéissance universelle et spontanée (v. 12) à une pressante recommandation de la charité (v. 13) sous le nom de miséricorde. L'acception de personnes n'est en efiFet qu'une infraction de détail à la règle de la charité.
L'idée nouvelle , motif des instances de l'apôtre et base de cette conclusion, est celle du jugement futur, sanction de la loi; le législateur, auteur unique de toutes les portions de cette loi, en étant aussi le garant, et devant comme juge en demander compte. La forme de cette idée est plutôt judaïque, puisque c'est L'obéissance par crainte, mais le fond et les détails sont, comme on le verra, complètement évangéliques.