LA FOI SANS EFFICACE
<ra. Certainement la phrase y gagnerait beaucoup, surtout x^çlg étant admis; mais c'est probablement pour cela même qu'il a été effacé, et les témoignages externes paraissent exiger qu'il soit maintenu.
n y a donc ici une ironie portant sur cette étrange foi, sans efiicace et sans fruits. C'est un véritable argument par l'absurde. Il suffit à l'auteur de montrer les conséquences de la thèse qu'il combat, pour qu'on en reconnaisse la folie; et à cette thèse in^ sensée il oppose, à la fin du verset, la foi active du fidèle, ou, pour mieux dire, ses œuvres, qui, à elles seules, démontrent la réalité de sa foi, plus véritable et moins vaniteuse que l'autre.
Au verset suivant l'ironie va devenir plus amère, et l'absurdité plus évidente encore. C'est par l'exemple des démons, que Jaques va confondre son adversaire; il le contraindra à reconnaître, comme une légitime conséquence du principe que lui-même a posé, que la foi des habitants de l'enfer vaut la sienne, et qu'à ce point de vue il est leur semblable, et n'a pas plus de droit qu'eux au salut.