HONTEUX USAGE DE LA LANGUE
son, de là encore rouilk (poison qui ronge le fer). Voyez plus bas V, 3.
Megi] îS, langue pleine de venin ; image peu naturelle au premier coup d*œil. Mais elle est empruntée soit à la tradition qui attribuait un aiguillon à la langue dardée par certains serpents, soit au venin placé sous leur langue, et mêlé, pensait-on, à leur salive.
L'image générale du venin du serpent, comme emblème des funestes effets de la langue, se retrouve plus d'une fois dans les écrivains sacrés et profanes: Ps. CXL, cité Rom. Jll, 13: îbç àaiti^ dwv vTtb Ta xelhri cnnôiv^ Philon (De légat ad Caj. p. 1016 B.): (Les Egyptiens) xQoxodelXiav nal aOTtlâcav iyx^Q^^ àvafieiU" yfiévoL %bv ibv xaî -dvfibv hv vaïg yXciaaaig etc.
QavonnfjipoQH y aTt. Xey,y a le sens de ô'avàa^ioç^ aTt. iU/. MarcXVI, 18. Ce dernier mot est assez employé par les écrivains profanes.
§. 24. Y. 9-12. CONTRASTE ÉTRAxNGE ET HONTEUX DANS L'USAGE DE LA LANGUE.
9* ^Er avr^06vXoj^QfJur %by S'êbr xal naTÛça, xai iv avrfj xara^cifu&a règ àv&çœnsg t«s xad'* ôfioiioair &€5 yeyovorag' 10. Ix x5 avxè iofiarog è^éçx^cti êvXoyia xaî xard^a. Ov XQV^ àSeXcpol fis, xaîfxa Sto) yireo&ai. 11, Mi^rv ^ ntiyrj ix rîjg avrtjg bnijg /3^vh xb yXvxtf xal %b nix^ov; 12. Mri âvrazat, èâeXipoi fis y avxij èXalag noirjaaiy tj afineXog avxa; nxœg ëze aXvxbv yXvxi) noiîjaai vâcoç.
9. Par elle nous bénissons le Dieu et le père des hommeS; et par die notês maudissons ces métnes hxmmes, formés à l'image de Dieu. 10. De la même bouche sort la bénédiction et la malédiction. H ne faut pas, mes frè-resy que les choses se passent ainsi. 11. Est-ce que la source fait jaillir le doux et Famer par la même ouver^
ture? 12. Est-ce qu'un figuier, mes frères, peut donner des olives, ou une vigne des figues ? De même une source amère ne peut donner de Veau douce.