‹ Étude et commentaire sur l'Épitre de St. JaquesChapitre 70 sur 100 · NULLE SAGESSE SANS DOUCEUR · texte numérisé non relu

NULLE SAGESSE SANS DOUCEUR

sent Dieu tout en condamnant et déchirant leurs frères. St Ja* ques les a sévèrement traités» leur a démontré leur tort; puis il s*écrie: „Le ?érîtable sage, le ymcî: c'est celui qui se montre tel, par une sagesse pleine de douceur.'^

L'apôtre va donc nous montrer la véritable sagesse dans l'esprit de tolérance et de douceur, par opposition aux dispositions qu'il vient de condamner. Ce point de vue a été un peu outré par ceux qui ont voulu voir des docteurs en titre dans les âiôa-axaXoi du V. 1. Malgré cette petite exagération, il vaut la peine de dter ici un passage de Béda, qui renferme des pensées vraies et une bonne analyse de l'enseignement de l'auteur sacré.

;,Quia improbis doctoribus silentium imposuerat, eosque magisterii gradum tenere vetuerat, quos nec vitae perfectionem , nec continentiam linguse habere cemebat: consequenter admonet, ut si quis inter eos sapiens et disciplinatus vel sit, vel sibi esse videatur, magis sapienter ipse ac disciplinate vivendo eruditionem suara, quam alios docendo demonstret. Qui enim mansueto corde et ore sereno bona quae valet, operatur, evidens utique dat hominîs sapientis indicium.*^

Toutefois cela ne développe pas encore en entier le rapport de cette section avec la précédente. Le lien est plus étroit, et la pensée plus profonde. L'apôtre ne se borne pas à montrer la véritable sagesse ; il condamne aussi là fausse. Il censure ici un vice grave et réel, ce même zèle amer qu'il a combattu dans la première section; seulement, cette fois, il le saisit dans son principe, le cœur; et non dans ses fruits, les paroles.

Cette section me parait devoir se diviser en trois articles: V. 13, le précepte; v. 14 — 16, la fausse sagesse, et v. 17. 18, la véritable.

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