Lequel de vous se donne pour sage et savant
J22 ÉPITRE DE ST. JAQUBS GBAP. lit, V. 13.
QuHl le montre par ses oeuvres, prouvées par une bonne conduite, et accompagnées de la douceur que la sagesse exige.
13. La brusquerie de ce début démontre qu'il y a autre chose encore qu'un lien logique, entre ces paroles et ce qui les précède. On ne parle avec cette vivacité, que poussé par un sentiment de quelque énergie; et un sentiment de cette nature est nécessairement amené par quelque chose d'antérieur.
2oq>bg. Le sens de ce mot doit être cherché soit dans Tidée que l'apôtre y attache d'ordinaire, soit dans celle que les Judéo-Chrétiens y attachaient, ^puisqu'il leur recommande d'être aofpoL, non à leur manière, mais à celle de l'Ëvangile. Or Jaques donne ailleurs à aoq)6ç un sens de pratique et de piété (comp. I, 5), tandis que ses lecteurs y attachaient celui de doctrine et d'habileté. Le cont^te prouve <^tte double assertion. Ceux qui se croyaient aoq>ol, et qui voulaient agir en âcôàcuakoc (v. 1), bénissaient Dieu, et condamnaient amèrement les hommes (v. 9. 10. 14), n'ayant ainsi qu'une sagesse terrestre et diabolique (v. 15). Mais l'apôtre vient leur apprendre quelle est la sagesse qui vient d'En Haut (v. 15) ; et la description qu'il en fait donne éminemment à cette céleste aoq>la le caractère pratique et pieux dont nous avons parlé.
^Ttiç^ficov, art. Xey., savant; iTtiga^ai, connaître à fond, bien comprendre.
2oq)bç nal èTtcçi^fiœv, , Ces deux synonimes se retrouvent liés dans les LXX Deut. 1, 13: z/ore éavroïç avâçaç aocpègxal €7tigrjf40vaçj D'^sibDi û'^tt^ri D'^ttJJ». Le synonime eTti^fiiov contribue çncore plus à nous faire supposer que les lecteurs de l'épitre attachaient essentiellement l'idée de science à. aocpoç,
Tlg . . . iv vfiïv. C'est ainsi qu'il faut lier: „Lequel de vous est (c'est-à-dire, croit être) sage et savant?" et non pas aoq)bç X. BTt. iv vf4Ïv : „qui est regardé parmi vous comme sage et savant?" C'est aux prétentions des individus, non à leur réputation que l'écrivain en veut. Il a dit (v. 1) jUi Ttoklol diâaaycaXoi ylvead'e, ne vous faites pas, ne vous pressez pas de vous montrer docteurs.
Jei^oTO}, ScHN.: „Aoristus de re semel facienda usurpatur. Rationem igitur ille reddere jubetur adversario, ht Ttg àvagço-