‹ Étude et commentaire sur l'Épitre de St. JaquesChapitre 80 sur 100 · DESCRIPTION DU COMBAT INTÉRIEUR DES PASSIONS · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DU COMBAT INTÉRIEUR DES PASSIONS

2. ^EnidvfiHTe, xaî àx ex^re* (povsvsre xaî ^tjXëTej xal è âvraoS-e èjrnvxsîv' /idx^o&e xal tioXbuûxb, èx êxéjs, âià %6 firi aVieia&ai vfiaç. 3. AIxbTtb, xaî à XafiftdvBTB, âiori xaxwg aÏTBÏa&B, ïva èv raïg fidovaig vjLtœy danavriOrirB.

2. Yous convoitez, et vous rCavez pas; vous êtes eihvieux jusqu'au meurtrey et vous ne pouvez posséder ; vous combattez et faites la guerre sans pouvoir obtenir, parce que vous ne demandez pas. 3. Vous demandez, et vous n'obtenez pas, parce que vous demandez avec des sentie ments coupables, afin de pouvoii^prodiguer pour vos voluptés.

2. L'apôtre, avec la profondeur de pensée et la concision de langage qui lui sont ordinaires, dévoile et décrit le combat intérieur dont il vient de parler, et il étale les déceptions et les misères du cœur passionné.

^TttSvfieÏTe', sans régime; forme absolue qui se rencontre souvent avec une négation ; vous convoitez, vous désirez avec passion.

COMBAT IMTÉRIEUB. 137

Oovevere xo2 Çrjlëre. Ce çovevete a embarrassé beaucoup dltt. modernes qui ne pouyaient comprendre ce que le meurtre avait à faire ici, dans la description d'un mouvement de Fâme et d'une passion sans acte. Aussi Erasme a-t-U conjecturé qu'il fallait lire q^d-oveÏTC. Mais un plus mûr examen a montré que la difficulté devait être résolue par une endiadin; tous les Itt. s'accordent maintenant à traduire: „vous êtes envieux jusqu'au meurtre/' c'est-à-dire jusqu'au degré qui fait souhaiter la mort d'un autre et pourrait conduire au meurtre. Les deux verbes confondent leur sens, et font ainsi symétrie ou antithèse à è divaaô^ê. Ce n'est pas la seule fois que le N. T. assimile l'envieux au meurtrier (comp. Matt V, 21 et suivants; 1 Jean lU, 15). Dieu regarde au cœur plus encore qu'aux actes.

^TtiTvxélv, obtenir, jouir, posséder, est ici sous une forme absolue, et sans le complément au génitif qui devrait suivre. „yous ne pouvez obtenir,^' sousentendez la chose ou la félicité convoitée.

M doit être retranché da texte, an jugement de tons les critiques. Probablement son introduction est due à la brusque rapidité de ]a phrase qui surprenait les copistes, et ieur faisait croire à la nécessité d'une conjonction destinée à marquer l'opposition. Mais cette brusquerie même est ici un caractère d'authenticité.

Jià xb fii] aheïa&ac. Pauvres hommes, qui, comme des brutes furieuses, se disputent la terre et ses joies, oubliant la source réeUe de. la félicité!

Ceci est un rappel à la pensée de Dieu, aux biens qui viennent de Dieu et à la prière qui les obtient, adressé aux hommes charnels que rongent les convoitises.

Ahslad^aL indique la prière qui demande; TtQoaevxeuâ'at. (V, 13) a le sens beaucoup plus large de la prière qui adore et rend un culte, culte public ou particulier, extérieur ou intime.

Nous avons ici la triste histoire des passions égoïstes et charnelles, par cela même exclusives, par conséquent envieuses et jalouses, et, ce qui en résulte encore, source continueUe de discordes. En outre ces passions sont trompeuses. Elles éloignent l'âme du but, parce qu'elles l'éloignent de Dieu, par cela même de sa destination, et par conséquent du bonheur.

Ce verset se divise en trois petites phrases courtes et presque

symétriques, entre lesquelles on ne peut méconnaître un elmax, donnant les trois degrés successifs de Terreur et du malheur des passions chameUes : la convoitise trompée, l'enyie qui n'aboutit qu'à la privation, et les violences qui n'atteignent pas mieux leur but.

3. U ne faut pas chercher ici la suite du même climax, mais un cas spécial de l'erreur des passions, ou plutôt la réponse à une objection tirée du cas exceptionnel de l'homme passionné qui prie, mais pour demander à Dieu de satisfaire sa passion.

uiheïre; forme coupée, pour xal iàv aheÏTe. Les mots précédents^ (irj ahelad'at vfiaç, réveillent soudainement dans l'esprit de l'écrivain le souvenir de cette prière trop réelle, mais dégradante et indigne, qui veut rendre Dieu complice des passions de l'homme, et il saisit brusquement cette idée nouvelle comme un trait saiUant de la maladie de l'âme qu'il décrit.

KccKcig, dans de mauvaises dispositions, et pour un mauvais but. Ce rayon de lumière jeté sur les prières coupables de la passion rappelle un beau passage de Sénèque (Epitre 10): „Tunc scito esse te omnibus cupiditatibus solutum, ut nihU Deum roges, nisi quod rogare possis palam. Sic vive cum hominibus, tanquam Deus videat; sic loquere cum Deo, tanquam homines audianf Cette noble leçon de la morale stoïcienne est toutefois bien inférieure à celle de la foi, car elle ne s'appuie que sur un orgueilleux et chimérique espoir de la perfection, et elle demande des secours au respect humain.

^aTtaviiarjTe, de daTtavaai, faire de la dépense, consumer follement sa fortune en dépenses de luxe. Suidas : XafiTCQuiç Çrjv. ^v Taïç ^dovatç vfiaiv: „aBn d'obtenir des biens que vous puissiez prodiguer pour vos voluptés."

§. 30. v.4-6. CONDAMNATION DES PASSIONS EGOÏSTES ET AVIDES.

4. Moixol xat /jtoix^^Xiâeçj àx oïdare, oxi fj (piXia rs xoa/jis By&ça tS àeS ègiv; "Og àv hv ftBlrjS-fj (pilog blvai TÔ xoafJiH) éxS-çog t5 S'sS xa&iiarac. 5. ^H doxHje, oTi xsvdig fj yçaq)fi Xéysi' ITçbg (pS-ovov tTunod-éi to nvBVfia o xaT(pxtiaev èv rjLuy; 6. Mai^oya âè âiâojOi /a-

çiv. Jio Xéyei' *0 &eos vjieçrjqxivoig àvxnAaoBxai, raneivoïç âè âiâœoi /«()t^.

4. Hommes et femmes adultères, ne savez-vous pas que l'amour du m>onde est inimitié contre Dieu? Ainsi donc celui qui aura voulu être ami du monde se sera par cela même constitué ennemi de Dieu. 5. Pensez-vous que ce soit en vain que l'Esprit qui habite en nous y excite de saints désirs? . 6. Au contraire! Il nous accorde des grâces préférables aux objets de nos convoitises. Cest pourquoi r Ecriture dit à l'occasion de l'envie: Dieu résiste aux orgueilleux, mais il accorde sa grâce aux humbles.

4. Ce verset se rattaché au paragraphe précédent, spécialement aux derniers mots du verset 3. U nous fait pénétrer plus avant dans la pensée de l'auteur. L'apôtre nous enseigne ici de nouveau à regarder moins encore au mal produit qu'au principe qui l'engendre, et à chercher dans le vice des affections la cause de nos péchés. Suivant St. Jaques, les passions qui ravagent le monde et enfantent les discordes, sont eUes-mêmes les produits d'un principe plus général et plus profond: l'amour du monde, lequel est nécessairement inimitié contre Dieu.

Moi/oî Tcal, Mots retranchés par quelques bons iastroments occidentaoi, alexandrins et par la version syriaqae, mais conservés cependant par tous les critiques étrangers à l'école de Lachmann.

Moixol xal fioixcckideç. L'adultère est une image hébraïque de l'infidélité des hommes et des sociétés à l'alliance divine. Gomp. Matt. XII, 39 et XVI, 4: Feveà ^ovqçà xai fioixaUç, L'apôtre joint ici le féminin au masculin pour indiquer l'ensemble et l'universalité des coupables.

KoGfXH. Ck>mp. I, 27, où nous avons été conduits à paraphraser ce mot par ,,l' ensemble des séductions terrestres et des obstacles à la vertu." Kôafwç indique le plus souvent en réalité dans le N. T., tout ce qui en nous et hors de nous est éloigné de Dieu, tout ce qui, en attirant l'attention et les désirs des hommes/ éloigne de Dieu ces désirs et cette attention. — L'amour de ce

xocfioç si décevant et si dangereux est donc incompatible avec rameur de Dieu; U en sépare profondément, en dirigeant les affections de l'homme vers le pol contraire; il est ^^ça th ^eë. Gomp. Rom. VIII, 7: ro q>Q6yrjfia rrjç aaQxbç ïx^Q^ «fe d-eôv. OiXla tS xôofia ^^ça rS d-eë. L'écrivain sacré semble opposer ici le monde à Dieu comme une divinité rivale, à peu près comme Mammon, Blatt. YI, 24, et Luc XYI, 13. Peut-être fait-il même quelque allusion à cette sentence du Seigneur.

"Oç av fialrj^. L'aoriste subjonctif précédé de Sv indique une action possible, et sur laquelle ou raisonne parce qu'on la prévoit. C'est le sens du futur passé du latin ; par exemple: quoeunque loco fuero.

Ovv. Voici donc la conséquence, l'application du principe posé. On s'est étonné que cette conséquence ne fût guère qu'une répétition du principe (Sghn. : „Conclusio levissima, quae nîl nisi praemissa repetit*'). Mais elle en dilTère, soit en ce qu'elle présente le concret au lieu de l'abstrait, et qu'eUe s'adresse ainsi aux personnes (q)iXoç et èx^QOç au lieu de q>iXla et ex^QCc) , soit en ce que les verbes finXrjâfj et xa&igaTac donnent plus de force et ajoutent une nuance à l'idée.

Balfjd^ n'indique pas la volonté arrêtée d'être ennemi de Dieu, mais celle d'être ami du monde ou plutôt d'en jouir, sans se bien rendre compte de la vraie nature de ce penchant. — Bàkeaâ'ai ne dénote pas la volonté de l'intelligence (vëç), mais celle du cœur {xpvxfi)' ^'®^' ^® penchant.

Kaâ-lgarac, (voyez plus haut III, 6) — est établi, constitué. Ce mot indique la certitude et l'évidence du triste résultat annoncé. ^X^Q^G ^^ ^^^7 ennemi, dans le sens actif et dans le sens passif. L'idée d'inimitié de l'homme pour Dieu est ici sur le premier plan, comme faisant antithèse à q>lloç të yiôofÂS. Mais l'idée de l'éloignement de Dieu et de la perte de sa grâce en fait le complément inséparable, et ne peut être négligée.

5 et 6. Ces deux versets, qui ne peuvent être examinés isolément, présentent de très-grandes difficultés, complètement insolubles, on peut l'affirmer, avec le texte actuel. Les efforts et les tentatives sans nombre des commentateurs semblent être jusqu'ici restés inutiles. — Le texte semble annoncer deux citations

différentes de TA. T. et seulement l'une des deux s'y retrouve. D'où Tautre est-elle prise? Est-elle réellement une citation? — On a proposé ou compté onze manières différentes de ponctuer ces versets; laquelle est la bonne? Autant de questions presque impossibles à résoudre. — Et, si elles étaient résolues, resterait encore le sens à déterminer, ce qui pour le verset 5 ne peut avoir lieu d'une manière satisfaisante.

Nous ne pouvons consacrer à Fétude complète de cette discussion l'espace considérable qu'elle exigerait. Nous nous bornerons donc à une rapide analyse, que nous terminerons en donnant comme conjecture une modification probable à apporter au texte.

^H ôoTceïTe. Pensez- vous? vous figurez-vous?

K€vwg équivaut à fiaTaiwç: p'^*nb.

"H yQaq)Yi, l'A. T.

^'Otl Tievùiç fi yQaqrrj léyei. On a tenté d'interpréter ceci d'une manière absolue, et non comme la préface d'une citation: „Pensez-vous que l'Écriture parle en vain?" au lieu de: „Pensezvous que l'Écriture ait dit en vain ce qui suit?" — Mais toujours dans le N. T. la formule 17 yQccgrt^ léyec amène une citation, comme en effet au verset 6, après âib }Jy€i. Or on ne peut retrouver dans l'A. T. rien qui ressemble à Ttçbç cpd'ovov etc. Supposerait-on que l'apôtre, prêt à citer Prov. IIÏ, Î4, b •9'ebç vTteQt]cpàvoiç etc., s'est laissé aller à en développer le sens, puis est revenu au passage à citer, en l'annonçant de nouveau par ôib kéyei? — Mais ce prétendu développement ne présente aucun rapport de sens avec le passage développé. — Cette circonstance fait également tomber la conjecture de Schn., qui voit ici un commentaire rabbinique de Prov. IH, 34, lequel commentaire aurait été cité par Jaques. La conjecture de ceux qui expliquent tout par une citation empruntée à un apocryphe inconnu est moins probable encore.

Ilçbç fpd-ovov. Ces mots doivent-ils se lier à ce qui précède ou à ce qui suit? Et, si c'est à ce qui suit, la phrase sera-t-elle interrogative ou affirmative? La suite de cette analyse nous montrera l'invraisemblance de toutes les alternatives.

Ilqbg q)d^6vov èTtcTto^eï. On a essayé de traduire repousse Fenvie, construction û'eTZinod-eï sans exemple. Où bien tend-il

d r envie? construction du même verbe très-improbable, et dont on ne trouve qu'un seul cas. ^Ttiitod-eï se construit habituellement avec un infinitif ou un accusatif. Si Ton conserve le texte ordinaire, il faudra donc, ce semble, prendre ici Ttqoç cpd'ôvov d'une manière adverbiale, et comme équivalant à g>d'OV€Qœg, jusqu'à r envie, invidiose.

Maintenant qui est-ce qui désire de la sorte? et qu'est-ce qui est désiré? IIvevfÂa est-il le nominatif du sujet ou l'accusatif de l'objet? Dans le premier cas Jaques dit: „L'esprit qui est en nous désire avec envie, ^' ce qui n'aurait de sens que si, au lieu de ^vevfia, l'esprit de Dieu, ou l'âme, en tant qu'eUe est à son image, il y avait tpvxi^, ou bien si Ttçbç q>^ôvov était lié à ce qui précède: „Pensez-vous que l'Écriture dise en vain, touchant l'envie: L'esprit qui est en nous a des désirs....?'^ Mais cela n'a pas de sens; cette citation n'est pas dans l'Écriture, et cela ne se lie pas avec ce qui suit. — Dans le second cas il faut sousentendre 6 d'eôç et traduire ainsi: „Dieu désire, jusqu'à la jalousie, l'esprit qui est en nous,*' c'est-à-dire notre cœur. Gela semble bien invraisemblable. L'Esprit qui est en nous parait désigner presque nécessairement l'esprit de Dieu, dont les Chrétiens sont les temples.

Ne pouvant arriver par l'analyse à aucune traduction admissible, l'exégèse doit, ce semble, se demander s'il n'y aurait point dans le texte erreur, transposition ou lacune. U est permis de recourir à cette supposition en l'absence de tout autre moyen de découvrir la pensée de Fauteur, et surtout dans l'épitre de St. Jaques, dont l'apparat critique est bien loin d'être aussi riche que celui des épitres de Paul ou des Évangiles. Bien des Itt. ont déjà essayé cette voie, mais aucun ne semble avoir présenté de conjecture probable. Voici la mienne. EUe consiste simplement à transposer cette phrase: ij yQaq)Yj léysi tiçoç q)d'6vov. Je lis conmie suit : 'ÏT âoKeÏTe on Tcevaiç (retranchant ici 17 yQccqrrj Xéyec TtQOç q)d'Ovov) BTtiTtod'ei TO Tcvev^a o xaTqjxrjaev ev f/nTv; fiel- Çovof de âlôwac xàqiv. Jtb Xéyec (ajoutant ici ce qui a été retranché plus haut, sauf le second léyei, inséré plus tard selon toute apparence, après la confusion du texte, et à cause du passage suivant) iy yçaq)rj tïqoç (pd^àvov '0 d-eog V7t€Qï]q)àvoiç

etc. Le sens parait ainsi devenir facile et convenable: „Pensezvoiis que ce soit en vain que TEsprit qui habite en nous y excite de saints désirs? Au contraire! U nous accorde des grâces meilleures que les objets de nos convoitises. C'est pourquoi TËcriture dit à l'occasion de l'envie: Dieu résiste aux orgueilleux, mais il accorde sa grâce aux humbles.'^

La transposition proposée ne change à peu près rien à l'interprélation du reste, qui n'a rien d'obscur.

MeLtova.,, diôœai. — L'Esprit qui habite en nous, sujet de âiâcoai.

Ji, mais, au contraire, en opposition à yLevdç.

Mel^ova. Des grâces plus grandes que les félicités convoitées par les passions. Schott: „Imo majora (terrestribus iUis) bénéficia (Spiritus) largitur.^*

Jib léyei. Si l'on ne veut pas ajouter ici ij yçaq^tj d'après la conjecture proposée, il faudra du moins le sousentendre.

'O S'ebç v7teQriq>avoiç etc. Passage pris de Prov. HI, 34, et cité 1 Pier. V, 5. Cette citation de l'Écriture qui, dans le texte reçu, s'applique mal, étant sans rapport avec l'idée quelconque de TtQOç q>&ôvov iTtiTtO'd'el etc., devient dans notre système un développement naturel du v. 4, et des mots qui dans celui-ci la précédent: fiel^ova ôk etc.

'O 'd'eoç. C'est ainsi que le passage est rendu 1 Pierre; mais dans les LXX il y a xvqioç, et en hébreu ni l'un ni l'autre, mais «in relatif au tnj?T^ du verset précédent. On a remarqué dans la première épître de Pierre plus d'une ressemblance de détail avec celle de Jaques.

Y7t€Qrj(pavoi signifie ici d'après le contexte yiôafia q)ilot, et peut en grec se prendre à peu près dans ce sens: hommes orgueilleux par égoîsme et passion. Mais ce sens ne convient pas, ou convient beaucoup moins à l'original d'^^b, qui indique des moqueurs, c'est-à-dire des incrédules orgueilleux et impies.

TaTtnvbç équivaut aux jtTwxol T(p TtvevfiaTc du sermon de la montagne , Matt V, 3. Ce n'est pas de la pauvreté extérieure qu'il peut être question ici, non plus que I, 10.

144 ÉPITRE DE ST. JAQUES CHAP. lY, T. 7~10.

§. 31. V. 7 — 10. LE REMÈDE AUX PASSIONS EGOÏSTES ET AVIDES DOIT ÊTRE CHERCHÉ DANS UNE PIÉTÉ HUMBLE ET INTÉRIEURE.

7. *YnoTdyr]tB hv tçî d-Btp' àvTiçrpce rqï dta(i6l(p, xaî (pevSerai à(p vfiœv. 8. ^Eyyioaxe T(p B-Bfp, xal èyyieî vfiîy. Ka&açiaate /«rpa^, â/jtaçrœXot, xaî âyriaars xaçdiaç, ditjwxoi- 9. TalamœçriaaTB xaî nerfh^aars xaî xXavaars* ô yslœç vfiœv eîg nér&og /ueragçfacp^TcOj xaî fi /«(>« BÏç xarriipBiav, 10. TaneivœOijiB èyœncor rô xvçinj xaî vipcioBi vfiag.

7. Soumettez-vous donc à Dieu; résistez au diable^ et il fuira loin de vous. 8. Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez vos cceurs, hommes partagés et passionnés. 9. Sentez votre misère, lamentez-vous et pleurez. Que votre ris se change en deuil, et votre joie en tristesse. 10. Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera.

Puisque (èv) telles sont la puissance et la bonté divines, semble dire Técrivain sacré, puisque telles sont la souillure et la misère du mondain passionné, recourez aux remèdes qui seuls pourront guérir votre cœur malade, et vous mettre à Tabri de tant de maux.

Ces remèdes ne sont autre chose qu'une piété réelle produisant le repentir et Tamendement. L*apôtre indique nettement les éléments de ce repentir complet et profond, auquel il voudrait amener ses lecteurs. Ce sont les suivants:

1. Concentration de la volonté contre le mal (v. 7), et pour le bien (v. 8, commencement).

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