‹ Étude et commentaire sur l'Épitre de St. JaquesChapitre 82 sur 100 · PIÉTÉ INTÉRIEURE · texte numérisé non relu

PIÉTÉ INTÉRIEURE

peu à peu par sa providence et par sa grâce à rharmonie, et, pour employer le mot évangélique à la communion avec lui.

Voilà donc, selon. St. Jaques , le premier acte de la conversion et le sentiment' initial. Voici maintenant le fait qui doit en résulter et le second pas à faire. Nous trouverons ici comme là la liberté, l'activité, la volonté de Thomme placées sur le premier plan.

KaS-aQlaaTs, proprement lavez; image antique et universelle de la purification de Fâme.

XeïQùç] instrument du péché extérieur et matériel.

^AfiaQToyXoï, vous qui commettez des actes coupables. Il n'est ici question que dé Faction; le cœur va avoir sa part.

^AyviaaTB\ sens analogue à celui de xa^'agloare, toutefois un peu plus spirituel et religieux , comme en latin îustrare, relativement à purgare.

Kaçâlag est symétrique à x^T^QccÇ) ï^ais indique nettement une sphère différente, et la vie intérieure opposée à Fextérieure, quoique liée avec elle.

Jlipvxot. Voyez plus haut 1 , 8. C'est ici Fliomme changeant et mobile, partagé entre Dieu et Mammon. Par suite de la nature de l'homme le âlipvxog est presque nécessairement en outre afiaQTioXôg, ' — Aussi les deux petites phrases parallèles qui terminent ce verset, quoique indiquant des remèdes et donnant des préceptes pour les deux fonnes différentes du péché, s'adressentelles aux mêmes hommes.

9. TalacTtwQi^aars, Stv, Xsy. TalaLTrioçeïv, être malheureux; reconnaître, sentir, déclarer son malheur. Comp. V, 1.

nevâi^aare xofi TtXavaaTe. Comp. Marc XVI, 10; Luc VI, 25. il semble qu'il y ait ici quelque allusion aux paroles de J. C. dans ce dernier passage : Oval vfuv . . . ot yeXaivTeg vvv, otc Ttevd^aere yLOLÏ YXavGETB, Dans tous les cas il est évident que ces deux verbes étaient souvent réunis dans, le langage ordinaire , comme faisant le complément Fun de Fautre, et indiquant les deux parties d'une même action. Ces verbes indiquent Fun et Fautre les démonstrations extérieures de la douleur, encore plus que la douleur même: TtevO-eïv équivaut à bifi}, se revêtir de vêtements Ui-

gubres; ytXaleiv, pousser les cris de désespoir qui étaient en usage dans les deuils.

Sur les divers impératifs de ce verset et des précédents il faut remarquer que Faoriste y îgoute de la force (Wdter 291), et qu'il joint au précepte une idée de promptitude et d'urgence.

KaT7Jq)€iaVy tristesse, Stv. ley.^ se trouve plus d'une fois dans JosÉPHE, dans Philon et dans Homère. Ëtym. magnum: èfto t5 xoTù) va q>àrj fiakleiv ràç oveiôtCo/Àévsç ^ IvTts/Àévsç. (Ta qxiïj indique les yeux, en tant que brillants et animés. De là ce mot signifie aussi gloire, éclat, joie.)

n est clair qu'il faut s'attacher ici à l'idée plus qu'à l'image. Ce ne sont pas les formes extérieures du deuil que l'apôtre prescrit aux pécheurs, mais la douleur profonde et sincère. C'est le troisième pas vers la conversion complète.

10. Le quatrième pas et le plus dillQcile sera le renoncement complet à soi-même, à sa volonté et à son orgueil. Heureuse abnégation, qui sera récompensée par les forces et les joies de l'amour, par la paix et la dignité que l'homme ne peut trouver que dans l'union avec Dieu.

Comp. 1 Pierre V, 6, un passage tout à fait analogue, mais plus développé.

TaTtecvùiâ'rjre Ivcjtclov ; expression bien plus forte que vtio- TccyrjTe v. 7. Là il n'était question que de la subordination de la volonté ; ici du sacrifice de l'orgueil et de l'abandon de sa propre justice.

'EvcjTtcov rë KvqIs ; hébraîsme «« n nïT) "^sd^.

SEOnOI n. ?. IL 12. APPUCATIOI A LA HÉDISAICE ET AUX JU6EHSITS SiviRES.

§. 32. (Ce paragraphe embrasse tout le champ de cette courte section.)

11. Mrj xaxaXakeÏTS àXkijXœyj àâsXcpoi' 6 xazalo^Xœv àâsXcpH, xal xçivœv rbv àdëXcpov avzS^ xaraXaJuï vofiH, xaî xçivu vofiov eî âè rofior XQireig, hx aï noi^rrg rôfWj àXXà xçiTTfi. \2. Mg agir ô vo/uo&hi^g xal xçl-

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