éarj7C€, ait, key. 2ri7t(o, se pourrir, se corrompre. Le
passif arjTtoiiiaù et le parfait second aéarjTta se trouvent dans Homère. 11 paraîtrait donc que TcXëroç désigne ici plus spécialement des trésors sujets à la pourriture » peut-être les blés entassés du propriétaire (t. 4), à moins que ce ne soit une métaphore poétique appliquée à toutes les richesses matérielles, à peu près comme fiaçalveaS-ai I, 11.
'IfÀorca, les vêtements précieux, élément et signe extérieur de la richesse fort prisé chez les Juifs, comme en général chez tous les peuples peu avancés dans la civihsation et moins riches en capitaux qu'en objets hiatériels. Les commentateurs rappellent ici les mille et cin^ chlamydes que, suivant Horace, Lugullus possédait sans le savoir. Mais , au fait, St. Jaques insiste bien moins sur ces ifidria à cause de la valeur réelle qu'ils pouvaient avoir dans le bilan des Ttléatoi, qu'à cause du contraste de l'éclat extérieur dont se pare la vanité du riche, et de la misère qui sera dévoilée par la dégoûtante destruction d& cette magnificence.
2rjr6^o)Ta, ait. "key. Hésychius : vTto aztiXrjyiog fie^çcofiéva. De arjg, teigne. Ici encore il faut plutôt chercher des images à généraliser, que des détails à interpréter.
3. Xçvabç, aQyvQog; nouvelles images et nouveaux détails, pour rendre plus sensibles les misères et la déception du riche.
KaTiwTat, an. key. Kartôo), rouiller^ de iôç, rouille. A force de presser les mots, au lieu de chercher Tidée dans l'image, on en est venu à objecter ici que l'or ne se rouille pas. Mais il suffit au raisonnement de l'apôtre que les richesses en général, indiquées ici par l'image spéciale de l'or et de Targeut, puissent perdre leur valeur; et il suffît à l'image spéciale, que l'or, ainsi que l'argent, puisse se ternir, perdre son éclat et sa valeur apparente ; ce qu'on ne peut nier. Il est curieux que Strabon ait en quelque sorte répondu à l'objection, lorsque, parlant de ce qui se passait à quelques lieues de Jérusalem, sur les bords de la Mer Morte, il dit que, par un effet de ses vapeurs sulfureuses, xctvLëraL yuxl Xccl^og xai açyvQog xal Ttàv rb gtkjtvbv fiéxQi xai ;fçv(r5.
jfog; voyez III, 8.
^!Eçai, sera, au jour du jugement solennel.
'YfÀÏv] datif incommodi, comme Matt. X, 18, et Marc VI, U.
JElg i^iaQTVQiov vfiïv. Ce terrible témoignage porté contre le
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mauvais riche par ses richesses menteuses, renferme deux chefs d'accusation, qui loin de s'exdure, se complètent l'un l'autre: en premier lieu, Finhumanité du riche avare, prouvée par son refus de faire part à qui que ce soit de ses biens; en second lieu, sa folie, prouvée par la nature périssable de ces trésors auxquels il donnait son cœur.
0ayevai. Voilà le verbe mis au présent. Jusqu'ici nous avons eu le passé (aéarjTté), ou le futur (egai). L'emploi simultané de ces trois temps ajoute au mouvement et à la solennité des déclarations de Tapétre.
Kal çàyerai ràç oaQxaç vgÂoiv wç tvvq; preuve que ioç doit être pris dans un sens figuré , puisque cette ronilh s'attachera à la chair, et comme un feu.
Le feu est ici une image du châtiment du riche. D'après le contexte ce châtiment doit résulter de la perte de ses richesses. L'idée générale cachée sous cette image spéciale est donc le malheur du riche avare dépouillé de l'objet de sa passion.
Tàç occQxaç vfioiv. On ne peut se borner, avec quelques interprètes, à voir ici un simple hébraîsme pour ifiaç. On ne peut y voir non plus avec Schjkeck. une emphase, „cum ejusmodi homines nihil sint nisi accQ^.^*^ C'est bien plutôt une image destinée à faire partie du tableau prophétique tracé par l'auteur. 2aç^ ne désigne pas ici la chair comme instrument du péché, mais comme instrument de la souffrance. On croit voir le feu rongeur qui s'attache aux diairs déchirées du mauvais riche.
*£lç nvQ. Il peut y avoir doule sur la ponctuation; toutefois la conjecture de Knâpp et d'autres critiques, qui ont voulu lier ces mots à ce qui suit, et non à ce qui précède, semble dépourvue de toute vraisemblance.
^^aavQlaare èv iaxccTatç YifxéQaiç. On ne peut donner à hfy dans, le sens de elg, qui signifierait pour (les derniers temps), il faut donc traduire : „vous avez amassé des trésors pendant les derniers temps.'* La passion thésaurisé pour un avenir qui lui semble infini, et qui pourtant va disparaître. Erreur insensée et triste contraste, que cette phrase, un peu obscure, semble destinée à faire ressortir. Elle tire encore plus de force de sa forme brusque et comme isolée.
'!EaxccTai i^/t/é^at répond à l'hébreu l3'*î3;îT'fi'*1t^î?- .^^s jours
qui précèdent immédiatement la venue du Messie et la rénovation de toutes choses. En rapprochant ce verset des v. 7. 8. 9, il devient évident que Tapôtre croyait à Timminence de la parousie.
§.35. v.4-6. CRIME DES RICHES AVARES.
4. *Idèj o fiiaâ^bg rœr èçyardir xœv à/irjadrrœv ràç X^QOcg vfJL&v, 6 àneçeçriiJLévog àcp vfiœv, x^io^w xal al ^oai xœv S-açiadvxojv dg xà àxa xvçis aa^aœd' doelrilv&aaiv. 5. ^Exçvcpri&axe inl xrjg yijgj xal èonaxalriaaxB' l&çéxpaxe xàg xaçâiag vfiœv œg èr rifieçq aipayrig. 6. KaxaSixaaaxe, Bcpovevaaxe xov âixaiov èx àvxtxâaoexai v/ur.
4, Voici: le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs, ce salaire que vous avez retenu, crie contre vous, et les cris des moissonneurs sont parvenus aux oreilles du Seigneur des armées. 5. Vous avez vécu sur la terre dans les délices, vous vous êtes plongés dans les voluptés ; vous avez satisfait vos désirs comme en un jour de sa^ crifices, 6. Vous avez condamné, vous avez mis à mort le juste, et il ne vous a point résisté.
Le paragraphe précédent nous a retracé quelques traits de la folie des passions du riche avare, quelques unes des misères dont elles sont accompagnées; celui-ci nous rappelle le crime qui motive tant de malheurs. On ne doit point chercher dans tout ceci, comme dans d'autres parties de l'épître, une profonde analyse morale, ou la psychologie chrétienne ordinaire à Tapôtre; mais seulement les riches couleurs de la poésie des prophètes, et ces détails positifs et précis qui placent sous les yeux du lecteur la faute et son châtiment.