‹ Étude et commentaire sur l'Épitre de St. JaquesChapitre 96 sur 100 · III. V. 16 — 18. Prière pour les péchés du prochain · texte numérisé non relu

III. V. 16 — 18. Prière pour les péchés du prochain

St. Jaques vient de recommander aux malades, et de rései'ver aux pasteurs la prière solennelle, officielle, ecclésiastique, accompagnée d'un symbole extérieur de la grâce divine. Maintenant, du cas de la maladie il remonte au cas du péché, et de la prière ecclésiastique à la prière fraternelle. H invite tous les fidèles à prier les uns pour les autres, à se demander mutuellement cette prière simple, libre et ardente qui, sollicitée par une âme contrite, accordée par un cœur pieux et charitable, étabht entre les disciples de Christ comme une touchante et puissante solidarité. D affirme qu'avec moins d'appareil et de solennité, cette prière-là aussi pourra obtenir au pécheur les grâces divines. L'apôtre a rappelé les fonctions du clergé, il dit maintenant celles des simples fidèles.

16. ^^Ofioloyeïaâ'S, L'addition de cc?M]loig et le parallélisme de eUx^oS-e VTthq àlXrjliov prouvent qu'il ne s'agit ni de confession au prêtre^ ni d'absolution, ni de sacrement, ni de tout ce que l'Eglise Romaine a prétendu justifier par ce passage. Il y a contraste évident et intentionnel entre le morceau précédent où

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rinteirention des TtQ&j^vteQOi était requise, et celui-ci où elle est négligée.

C'est de la confession mutuelle et Tolontaire qu'il est ici question, comme gage et moyen de conversion et de pénitence. Cette confession est encore un lien de charité. Elle suppose et fait naître des sentiments complètement opposés à ceux que l'apôtre condamnait IV, 12. Peut-être même est-ce pour cela qu'il y insiste.

Les Juifs mettaient une grande importance à la confession des péchés faite à Dieu ou aux hommes.

De cette confession découle l'idée de prières demandées au prochain comme secours pour les âmes pécheresses. C'est par là que le précepte de la confession volontaire se rattache à ceux qui précèdent et qui suivent.

naçaTcrci^iara, chûtes, et, par la même métaphore qu'en français, péchés.

'ladiJTe; métaphore empruntée aux v. 14 et 15. Ici où il est décidément question de pécheurs et non de malades, l'idée de salut efface celle de guérison, et le verbe làofxai ne peut guère être qu'une image. Cette image était familière aux Juifs. Les Esséniens (n'^ON) et les Thérapeutes {d'egaTtevo)) tiraient de là leurs noms.

Ce verset édaircit encore ce qui précède, en nous montrant la puissance de la prière du cœur, sans appareil visible. Elle peut aller jusqu'à obtenir le pardoti et la conversion, même d'autrui.

noXi) îaxvei. On s'attendrait à trouver yàç entre ces deux mots. St. Paul ne l'eût pas omis, mais le style vif et saccadé de St. Jaques se plait à le supprimer.

JiyiaLH èveQyofÀévTj. Ces deux mots expriment les deux conditions requises- pour que la prière ait cette efficace.

JUawç, Kern: „Celui qui est ce qu'il doit être, et par conséquent ici, celui qui tient la conduite qu'il doit tenir dans ses rapports avec le royaume des cieux."

^EvEQyHfiévri parait ici au moyen plutôt qu'au passif, et équivaut dans ce cas à èveQyrjÇy énergique, faite avec une grande force, littéralement: d'une grande puissance intérieure. Au passif le sens est tout autre: inspiré, possédé, énerguméne.

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