‹ Étude et enseignement de la langue française à l'étrangerChapitre 11 sur 147 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

ques progrès , les plus avancés d'entre eux feront la ^^TiToîT traduction à tour de rôle. Plus tard encore, ce sera le <*«

' conversa -

premier élève venu, désigné par le maître. «»o»i-

Une fois le sens des mots prononcés bien clair pour tout le monde, on fait lever un élève , qui répète : V ermitage du petit Bernardin, Un autre en fait autant, puis un troisième, puis un quatrième,* etc., etc., jusqu'à ce que tous aient prononcé ces mots. Le maître a soin de faire ajouter de temps à autre la traduction, pour s'assurer que les élèves comprennent bien ce qu'ils disent. Au fur et à mesure que l'on répète la phrase, il corrige les fautes à' intonation et àe^ prononciation. Dans les commencements, il doit procéder avec lenteur et circonspection, exiger peu mais bien , çt tendre l'oreille, afin qu'aucune nuance étrangère ne lui échappe. L'observation méticuleuse de ces recommandations diverses est un gage de succès pour l'avenir.

Les morceaux du style le plus simple, le plus enfantin même, ne peuvent servir à la Leçon de conversation^ sans être retouchés et appropriés à cet exercice. Les pensées abstraites doivent être supprimées , les trop longs détails élagués, et les phrases raccourcies autant que possible, de manière à ce que le conte ou l'historiette soient réduits à une espèce de canevas, d'argument. Voici, par exemple, à côté du texte , la réduction que nous ferions subir à l'histoire dont nous avons donné ci-dessus le titre déjà simplifié. Les points indiquent les coupes et repos que réclame l'inexpérience de l'enfant, dont l'oreille novice ne peut

mSMIËRE PARTIE.

saisir et retenir à la fois qu'on nombre très-rcstreint

La leçon ^

àe de mots et de sons.

tion.

TKXTB monriF.

L'ermitage de Bemarêin de Saint-Pierre.

BernardiD de Saint-Pierre passa son enfanée au Hayre-de-Gràce, dans la maison paternelle, élevé par une vieille bonne, qai l'entretenait souvent des histoires merveiUeoses de la vie des saints. Un joar qu'il cheminait à l'école, son petit panier à la main, il lai vint la pensée de se faire ermite et d'imiter les saints anachorètes dont on lui avait raconté la vie.

Pour exécuter ce beau projet, il change de chemin, et tourne ses pas vers les por-»

tes de la ville. Après avoir marché quelque temps, il trouve un joli bosquet^ dont les arbres reposaient la vue par une douce verdure» et embaumaient les airs par les parfums les plus suaves ; ce lieu lui parait un désert convenable.

Installé dans cette solitude, à une ou deux portées de fusil des vanités humaines, il commence sa pénitence par déjeuner, en se promettant bien de jeûner le lendemain. Après avoir bien mangé , comme il refermait le petit panier vide, il aperçut sa balle, la prit, et la regsirda d*u.n air pensif.

TBXtB KɻU1T.

L'ernUtage.., du petit...

Bemarfyt'

Le petit Bernardin... fut âevé... par nne viaiBe bonne... Elle lui racontait...

souvent. . . la vie des saints. . .

Un jour... il allait... k l'école,... son petit panier... à la main... R lui vint... la pensée... de se faire... ermite.

Aussitôt.., il change... de chemin... il tonme... ses pas... vers la parte... de la ville... iZ trouve... bientôt...

un joli... bosquet... Ce lieu... lui parait, un désert... convenable.

Bernardin.,, s'installa...

dans cette... solitude.... // commença... sa pénitence...

par déjeuner.... Après avoir... bien mangé,... il referme... le petit... panier vide..., Afors... il aperçoit...

isa balle.... Il la prend... et la regarde.,, d'un air.,, pensif.

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