‹ Étude et enseignement de la langue française à l'étrangerChapitre 112 sur 147 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

les ouvrages déjà passés en revue, nous la renouvelons ~ pour les narrations écrites : il ne faut point négliger, narrations une fois qu'elles ont subi les corrections nécessaires, de les mettre au net dans un cahier à part , qui sera peuirètre un jour de quelque utilité.

Du style épi«tolalre.

Un des emplois les plus importants d'une langue c'est 9 sans contredit, la correspondance : écrire une lettre est un besoin fréquent , souvent une affaire grave , d'où dépendent les plus sérieux intérêts. Que de soins ne faut-il donc pas apporter à s'instruire des règles de l'art épistolaire? Dans le flux de la conversation, une parole échappée se dissipe ordinairement dans les airs, sans aucune suite bien fâcheuse; dans une lettre, au contraire, tout porte, parce que tout est sensé réfléchi, pesé, écrit avec intention. Le lecteur juge rigoureusement pensées et expressions, style et motifs ; un mot dévoile une qualité, trahit un vice, donne la mesure de nos capacités^ met à nu le faible de notre éducation. Le bonheur, la carrière d'un homme n'a-t- elle pas souvent dépendu de quelques lignes de sa main?

Nous n'appuierons pas davantage ^ur l'importance de l'art épistolaire ; il est le même pour toutes les nations, pour tous les idiomes. Notre tâche ici, c'est d'initier le lecteur aux caractères qui le distinguent dans la langue française.

Nous croyons pouvoir avancer, sans exagération ni vanité , que l'art épistolaire a atteint en France , plus

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