‹ Étude et enseignement de la langue française à l'étrangerChapitre 16 sur 147 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

chaque exercice. Pour décevoir la nonchalance de certains paresseux, à qui le sens général des phrases indiquerait à peu près celui des mots composants, si ceuxci se trouvaient au tableau dans l'ordre où chaque phrase les présente , on en intervertit la place à dessein. Pour la première leçon ci-dessus, par exemple, nous inscrirons les m^s comme il suit :

La leçon

de

convei'sa-

tion.

une vieille femme.

la pensée.

il lui vint

à Vécole,

H allait.

le panier.

fut élevé.

se faire.

un jour.

ermi^.

ia vie des saints.

elle lui racontait.

à la main.

La leçon terminée, on fait avancer au tableau tous les élèves , les uns après les autres , en commençant par les moins attentifs. Le maître prononce alors chaque mot français à ceux qui ne savent pas encore lire ; ils doivent dire sans hésitation le mot étranger correspondant. Les élèves qui savent lire lisent euxmêmes les mots inscrits au tableau , et en donnent ï l'instant la traduction.

La leçon de conversation ou de langage pratique y qui commence dès avant la lecture, doit se pratiquer, à raison de deux ou trois séances par semaine , jusqu'à ce que les élèves soient assez avancés dans la langue pour raconter eux-mêmes soit une anecdote, soit un fait historique, qu'ils ont lus en français ou dans leur langue maternelle.

De la leetnre.

Deux manières d'enseigner la lecture d'une langue I

se présentent à l'instituteur. L'une, assez fréquemment suivie, est de mettre entre les mains de l'élève | le premier ouvrage venu, et de le faire débuter par la lecture elle-même une fois qu'il connaît les lettres de l'alphabet. Cette méthode, nous ne saurions la désapprouver totalement, l'ayant, pratiquée nous -même avec quelque succès; mais nous croyons que, pour porter tous ses fruits, elle demande d'excellents élèves , dont la mémoire retienne facilement toutes les combinaisons de lettres qu'ils rencontrent çà et là dans le cours de la lecture ; malgré cela, il leur en échappe immanquablement un grand nombre, puisque leur livre, quel qu'il soit, n'a point été composé pour le but auquel on le fait servir accidentellement.

La seconde manière , à laquelle on donne généralement la préférence, c'est de faire usage d'un ouvrage spécial, qui présente graduellement les principales articulations de la langue, en un mot, d'une Méthode de lecture,

« Les personnes, dit le Manuel des aspirantes aux

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