CHAPITRE HUITIÈME
dans Texamen des parties du discours. Ce petit tra- "~ "* vail, qui n'offre pas de difficultés sérieuses, même aux grammati-
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commençants, est leur première rédaction en français, au premier
^ • « 1 M * degré.
et, a ce titre, flatte leur petit amour-propre : ils sont tout heureux d écrire déjà d'eux-mêmes quelque chose dans une langue dont ils ne possèdent encore que quelques maigres éléments.
Quand' nos élèves sont assez avancés pour analyser, au premier degré, des phrases entières , ils doivent avoir un cahier de copie^ où ils mettent au net, de leur plus gentille écriture, toutes leurs analyses, dès qu'ils les ont corrigées avec le maître.
Nous conseillons fort aux instituteurs de ne permettre, dans les analyses, aucune abréviation de mois, ni aucun écart de la manière sui\>ie aans les modèles.
L'exercice que ce travail donne à Tesprit de nos jeunes élèves, surtout quand on l'opère au second degré % lui fait contracter des habitudes de précision et d'exactitude, qui ne peuvent qu'exercer une salutaire influence sur leurs autres objets d'instruction.
' Voir Enseignement sfcondaire, IV.
Arithmétique.
Ce titre surprend sans doute plus d*un lecteur, et fait lever les épaules à plus d'un maître de langue française, qui, dans la pratique de leur enseignement, n'ont jamais fait tracer un chiffre à leurs élèves, a Qu'a 'c( de commun, se demandera-t-on, Y arithmétique^ qui « est la science des nombres, avec l'étude d'une lan- « gue, quelle qu'elle soit? Ne suffit-il pas d'apprendre (c l'art de combiner les nombres au moyen de la lan* « gue maternelle ? Ne sait-on pas alors calculer dans « toutes les langues possibles ? »
Non^ cela ne suffit pas. Des personnes, du reste brisées sur l'usage de notre langue, nous ont souvent paru éprouver des difficultés à faire de vive voix en français le calcul le plus simple.* Cette observation nous a fait réfléchir, et nous avons découvert (découverte fort simple, si l'on veut) que cela provenait sans aucun doute du défaut d'exercice. 11 est vrai qu'il ne nous arrive pas fréquemment d'être obligés de faire un calcul dans une langue étrangère, mais cela ne peut s'éviter de temps' à autre. Nous croyons donc qu'il vaut mieux savoir se tirer d'affaire, lorsque le cas se présente, qufi d'être obligé de reconnaître son ignorance des termes usités on pareil cas. Ce n'est qu'au bout