ETUDE ET ENSEIGNEMENT SECONDAIRES
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La langue française est, plus que toute autre langue, une mine inépuisai>le pour le philologue; nous prenons à témoin ceux qui en ont fait Tétude de leur TÎe entière. Aucun dialecte ne présente une Syntaxe aussi riche, aussi rationnelle. Le moment où relève redoublera de zèle, sera donc le début de son second ooiirs de Grammaire, quand un traité de cette soienee, écrit dans la langue qu'il étudie, remplacera celui qu'il a déjà parcouru dans sa langue materiielle. L'auteur de ce nouirel ouvrage aura dû y déposer, outre les règles constitutives de l'idiome ett lui-même, les lumières qui resaortent de l'étude comparative de chaque langue étrangère avec le français. Ce sera la source d'une foule d'aperçus qtii ont échappé et ont dû échapper aux grammairiens qui ont écrit en France,
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j^^j^ et pour des Français seulement. De ce travail naîtra grammaire, pour Hotre disciple un double avantage, une nouvelle cause d'acquisition et de rapides progrès, puisque, en se servant de notre langue elle-même pour en approfondir l'étude, il joindra la pratique à la théorie.
Dans les pays étrangers, il règne une grande disette de grammaires écrites au point de vue de la langue des élèves. Ce n'est pas qu'en certaines contrées, en Allemagne par exemple , le commerce de la librairie ne fourmille de traités de Grammaire française, écrits dans le pays même, et soi-disant adaptés à l'usage des élèves particuliers qui doivent les étudier. Mais, grand Dieu, quel fatras! Des règles, puis des règles, encore des règles ! Des règles fausses, des règles sur des cas imaginaires, des règles à perte de vue sur des emplois que l'usage seul peut enseigner. « L'usage , « disait le prédécesseur de tous ces grammairiens im- «< provisés, Meidinger, un grand fabricant de gràm- « maires des temps passés , l'usage est le meilleur « maître de langue.» Le brave homme, il ne s'en inquiétait guère de l'usage dans ses livres; mais il en débitait tant et tant, qu'il avait, dit-on, établi une imprimerie pour se typographier lui-même. Au milieu de toutesK^es richesses, un maître capable et consciencieux est vraiment bien embarrassé. Car, voici ce qui arrive. Dans bien des pays étrangers, parmi lesquels l'Allemagne encore figure au premier rang, la langue française est enseignée par des maîtres qui, la plupart , n*ont jamais foulé le moindre petit coin du sol de la France. Or, les appointements des professeurs