DU PRONOM SOI
(filtrait ée la Ifôuveite Grammaire à f usage dtsMUmands,)
a Le pronom soi n'est point un mot vague de sa nature, comme « on se f imagfne vulgairement ; fl a toujours au contraire un sens « très-précis, et, dans notre langue, comme en latin et en allemand', « il sert à représenter un ou plusieurs êtres qui sont Fobjet de leur « propre action : c'est pour cela qu'on le nomme réfléchi,
a Ce pronom se dit des personnes et des chose»; il ^st des deux « genres et des deux nombres :
Avec un nom de personne :
« Il faut laisser Mélinde parler de 50», de ses vapeurs, de ses insomnies. La Bruyère.
Tdoméûée, rereiaanl à soî, remer* da ses amis^' FÉKRtoii.
Ces ^08 n'aimeni que soit
Avec un nom de chose :
L'aimant attire le fer à soi.
Le chat ne paraît sentir que pour
soi. BCFFON.
La sagesse après sùi laisse un long soavaiir. Ausekt.
« Lorsque soi se dit des personnes, il est assez d'usage de le « remplacer par un pronom de la même espèce, lui, eux, elle, elles, « si lot clffrlé du rapport n'en souffre pQint, et, ûam If^ ex^pnples « de la première série, cette substitution, particulière à la langue « française, n'aurait rien d'incorrect.
« Mais elle ne peut avoir lieu du moment qu'elle cause ou une « amphibologie , ou la destruction du rapport exprimé par le pro- « nom soi. Il faut donc dire :
Quiconque rapporte tout à soi n'a pas beaucoup d'amis. Acad.
A lui serait équivoque. On ne saurait s'ii représente quiconque, ou un autre substantif énoncé précédemment.
Delà grammaire.
Eu remplissant les volontés de son père, ce jeune homme travaille pour soi.
Personne ne médit de soi^
Pour hù. — Pour qui ? le père ou le fils?
De lui indiquerait un rapport tout différent; la phrase signifierait alors : Personne ne médit de cet