CHAPITRE PRKMIEH
Iff
voyàrdà «n quéstron, dont nons Te* mms de parler.
..Une cboee à renurqaer» c'est «|ue, daAs cette phrase, le xnot Savoyards est doublement déterminé:
d'abord, par la circonstance que rappelle Tarticle les, ensuite par Tadjectif déterminatif cfeux.
tre que dans Teiemple de la première colonne. Ce sont deux peraonMiQM q«i apparaiieent pour la première fois sur la scène. La détermination est simple. S'il en était question plus tard» il faudrait, comme ci-contre, employer l'article pour indiquer que ce sont des per- «mtiiigeedélà eonnos.
D« la
grammaire.
Paseons à une antre question. ^
DE GBRTAINS PaiOBITÉ.
Quelque grammairien s[est un beau jour avisé de dire : '
« La première personne a la priorité ' « dur Ift secondé, et oeHe-ei sur la <«,trfM4îième. >»
Et tonte la postérité grammaticale de répéter, avec recueillement :
« La première personne a la priorité fc sut la Seconde, et ^.elle'-cl smr la « tuoisième. »
Voilà comment s'établit le dogme grammatical.
« Quand nous disons :
' toi, j
lui , I nous voyagerons à pied,
et mot', )
toi \ >
et I VOU.S voyagerez à pied.
lui, )
De la grammaire.
« les mots nous et t^ous sont des mots récapitulants, choisis de ma- « nière à ce qu'ils représentent tous les sujets qu'ils récapitulent. Si, « dans la première phrase, 4m disait : Vous voyagerez, la personne « qui parle s'exclurait elle-même , tandis que notes résume les trois H sujets. L'emploi de roiùs, dans la seconde phrase, se justifie abso- » lument de même, c'est-à-dire, par la nécessité d'embrasser tous les « sujets dans une seule expression.
« La formule des grammairiens est donc assez étrange ; il n'y a « point de priorité, mais il y a un besoin d'être clair : cela suffit, je « pense * . »
Nous ne finirions pas de si tôt, si nous voulions relever toutes les erreurs éparses dans les grammaires publiées jusqu'à ce jour. Mais nous ne perdons point de vue que les quelques observations et redressements que nous consignons dans ces lignes , n'ont d'autre intention que de donner l'éveil aux maîtres de langue qui pourraient enseigner de bonne foi des énormités, comme cela nous est arrivé pendant près de dix ans, sans nous en apercevoir. Noua sommes persuadé que beaucoup de nos lecteurs, qui font profession d'enseigner sérieusement la langue française, soumettront désormais les règles que contiennent leurs livres élémentaires à un examen critique, qui ne peut que profiter à tout le monde. C'est là, pour notre part, le seul avantage que nous désirions en tirer.
* Nouvelle Grammaire française, à Tusage des Allçmands.