CHAPITRE QUATRIÈME
celle des Verbes pronominaux^ qui n'en est pas une, jj^^^ puisque ces verbes suivent tous les modèles de leurs grammatiterminaisons infinitives. Par suite de cette myopie au secoue! des grammairiens, des milliers d'élèves, sur toute la surface du monde civilisé, s'en vont répétant et griffonnant : Je me trompe^ tu te trompes^ il se trompe, ccmime si ce verbe se conjuguait autrement que ses confrères de la même terminaison ; et, grâce à l'habitude que les auteurs de grammaires ont contractée de se copier les uns les autres, on répétera et griffonnera : Nous nous trompons^ vous vous trompez, ils se trompent, jusqu'à la consommation de la langue française ' .
On voit, par les modèles qui précèdent, que notre analyse aux deux degrés est à la fois grammaticale et logique. Si nous écartons ce dernier qualificatif , c'est qu'il est complètement superflu.
Nous ne disons mot de ce que certains grammairiens décorent du nom à' /4 naïf se logique; c'est que nous n'aimons point à mettre dans la tète de nos élèves des données qui n'ont aucune application réellement utile. Élève ou mattre, jamais nous n'y avons rien compris, jamais nous n'y avons rien reconnu qui puisse faire progresser tes élèves. Français ou Étrangers, dans l'étude de notre langue. Nous déclarons donc, sans aucun détour, que le temps employé à étudier cette soi-disant analyse logique est un temps dépensé
' Tout ce qui précède est extrait du Traité et Analyse grammaticale ( inédit) déjà cité.
De i*anai se ^^ P^^**® perle ; Taridité de ces exercices dégoûte les grammati- élèvcs de la grammaire, qu'ils aiment déjà si peu, et au second la leur fait quelquefois prendre en haine. Nous conseillons donc très-sérieusement aux maîtres de supprimer dans leur enseignement, comme superflue, nous di' rons même comme nuisible, la prétendue analyse ioffique, telle que l'indique, entre autres, la grammaire de MM. Noël et Chapsal.
On lit, dans l'ouvrage de mademoiselle Nathalie de Lajolais, que nous citons pour la troisième fois, mais, en cette occasion, avec regret, les lignes suivantes, qui concernent \ Analyse grammaticale :
c( L'analyse grammaticale , ou la décomposition du tt discours pour en reconnaître tous les éléments, est « un exercice indispensable dans l'apprentissage de la c< langue. Cette analyse doit se faire de vive voix, a sur le devoir qui vient d'être corrigé, dans l'espace « de quelques minutes, et jamais par écrit. (L'analyse « par écrit n'est qu'une perte de temps )»
Si mademoiselle Nathalie de Lajolais entend par analyse grammaticale ce que nous appelons Analyse grammaticale au premier degré ^ nous sommes presque de son avis, quoique nous pensions que ce petit travail demande cependant une précision qui ne peut guère être atteinte dans un exercice de vive voix. Si l'auteur éminent de X Éducation des femmes entend par analyse grammaticale le travail que nous appelons Analyse grammaticale au second degre\ nous oserons combattre une opinion que nous regardons comme d'autant plus dangereuse , qu'elle émane d'une per-