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Mais remarquons que ce pubis sur une coupe horizontale dessine une courbe assez accentuée, courbe que va épouser parfaitement la cuirasse de protection. Si nous prenons sur elle deux points éloignés l’un de l’autre,;symétriques par rapport au plan médian vertical, placés à mi-hauteur du plan antérieur du pubis, et si nous joignons par la pensée ces deux points, nous obtenons une droite qui va couper horizontalement ce pubis recouvert de ses parties molles, et cette droite sera tangente à la symphyse pubienne. Autrement dit cette droite passera par le point A et représentera l’axe autour duquel doit pivoter notre tige métallique.
Pour rendre possible l’utilisation d’un tel axe il suffira d'établir aux deux points précités une charnière dans laquelle viendront s’encastrer les extrémités d’une fourche. Au sommet de cette fourche viendra se fixer, dans une position convenable, la tige métallique que nous voulons faire pivoter autour de l’axe horizontal passant par A.
De cette façon, en effet, lorsque la fourche évoluera autour de la charnière fixée sur la cuirasse, chacun de ses points décrira dans l’espace des circonférences dans le plan médian vertical et de centre au point d’intersection de ce plan et de notre axe horizontal précédemment déterminé, c’est-à-dire le point A.
La tige,d’autre part,rendue solidaire de cette fourche, jouira de la même propriété et il suffira de choisir sur celte tige un point distant de A de ri°" 5 pour obtenir par pivotement la ‘réalisation pratique de la circonférence D que doit parcourir le point £.
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Remarquons encore que cette tige étant maintenue perpendiculairement au sommet de la fourche à une distance convenable du pubis, son extrémité { ne sera pas limitée dans son mouvement par le plan du pubis, mais au contraire pourra plonger pour ainsi dire entre les branches ischiopubiennes jusque dans le bassin, à une certaine profondeur, pouvant atteindre même le détroit supérieur.
Nous possédons ainsi le moyen de faire progresser d’une façon certaine le point #, origine des tractions,suivant une circonférence bien déterminée D dont le centre est en A.
La première solution du problème est ainsi réalisée pratiquement.
B. — Il nous faut assurer la direction de la traction partant du point £ pour passer par le centre de gravité de la tête.
Considérons d’abord la tête fœtale maintenue entre les deux cuillers du forceps, en pariéto-malaire.
Où se trouve le centre de gravité de la tête ?
Lorsque le forceps est appliqué, pour maintenir la tête placée entre ses deux cuillersil faut évidemment que : ces deux cuillers embrassent celle-ci, ou l’ovoïde qu’elle représente en deux points symétriques et tels que la droite qui joint leurs milieux passe par le centre de gravité de cet ovoïde. Aucun équilibre n’est possible sans celle précaution et manifestement les cuillers glisseraient, soit en avant,soit en arrière,si elles ne remplissaient pas ces conditions quelle que soit la prise.
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Ceci posé, nous n’aurons plus à nous occuper de la tête du fœtus, mais seulement des deux cuillers du for- “Ceps, puisque celles-ci possèdent une relation fixe avec ‘le centre de gravité de cette tête.
Les cuillers du forceps présentent une double courbure, dont l’une épouse seulement la courbure de la tête, l’autre,perpendiculaire,épouse la courbure générale de la filière pelvienne. La seconde seule nous intéresse en ce moment.
Considérons les œillets des cuillers et prenons le milieu de la courbure supérieure a et a'et le milieu des courbures inférieures en b et b.
À partir de a notons les milieux de chaque axe transversal ou élément de l’œillet de la première cuiller jusqu’en bd. Joignons ces points. Nous obtenons ainsi une courbe que l’on reconnaît être un arc de cercle dont le centre se trouve sur la perpendiculaire, élevée au milieu de la droite qui joint a.b. et cette perpendiculaire coupe l'arc de cercle en un point G’. C’est ce point qui peut-être considéré comme le centre approximatif de la cuiller. De même nous déterminerons un point G” au milieu de l’autre cuiller.
Si nous joignons G'G’, cette droite doit passer par G, centre de gravité de la tête fœtale.
Si sur les cuillers du forceps, en un point quelconque, nous faisons agir simultanément et symétriquement deux forces passant par G'et G/, nous agirons aussi directement sur le centre G.
Enfin, plus particulièrement, si nous choisissons ce point sur chaque cuiller tel que ce soit justement le
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point d’intersection F’ et F” de la partie pleine inférieure de la cuiller et la tangente en G’ et G” à la courbe ab, a'b', la traction sur ce point des cuillers suivant F'G' et F'G! tendra à entraîner le centre de gravité à cet instant suivant l’axe de la filière pelvienne.
Ces lignes représentent en effet la direction GT de notre premier théorème.
Ceci posé, faisons passer par les points F’ F/ un fil métallique flexible en luilaissant formerune anseinférieure, puis prenant point d'appui sur le milieu de cette anse métallique, exerçons une traction suivant F'G' et F/G”. Cette traction alors unique représentera encore la traction théorique GT du 1° Théorème.
Si maintenant nous donnons à l’anse métallique une longueur telle que son point inférieur soit distant de 8 du centre de gravité de la tête, ce point inférieur prendra toutes les propriétés du point {. du théorème.
Enfin si l'extrémité de l’anse métallique ainsi déterminée est mise en relation avec l'extrémité de la tige tournant autour du point A, cette extrémité étant distante de 115 de ce point À, et si nous faisons pivoter notre tige, le centre de gravité de la tête fœtale sera entraînée exactement suivant l’axe de la filière pelvienne. |
Voici donc deux questions du problème qui sont résolues. Il nous faut maintenant résoudre la dernière partie,c’est-à-dire :
Permettre malgré cette unité de sens dans la traction une mobilité suffisante à la tête pour qu’elle puisse s’accommoder à chaque moment à la forme de la filière pelvienne, et effectuer les rotations nécessaires.
1° Pour que cette tête puisse s’'accommoder à la forme de la filière pelvienne, il faut qu’elle soit mobile dans tous les sens autour de son centre de gravité.
Examinons l’ensemble composé de la tête du fœtus maintenue entre les deux cuillers du forceps, et soumise à une traction sur l’anse métallique.
&) La tête veut tourner dans le plan de l’anse métallique. Que va-t-il se produire ?
Si la rotation s'effectue le point { de traction restant fixe, c'est l’anse métallique elle-même qui va se déplacer par rapport au point fixe et ce point fixe aura parcouru une ellipse dont les foyers seraient en F' et F”. Or,pratiquement, cette ellipse se confond avec un arc de cercle, dont le rayon serait à peu de chose près GG’. Ce qui. veut dire que le mouvement du point { sur l’anse métal-
- lique n’éprouvera aucune résistance ni dans un sens, ni dans l’autre, puisqu'il n’y a pas travail : le point -d’application de la force ent ne s’éloignant pas de la résistance concentrée au point G. Ce mouvement est donc libre et sera d’autant plus facile que le point # sera muni d'un galet roulant sur l’anse métallique.
b) La tête veut tourner dans un plan perpendiculaire au premier.
Pour que ce mouvement se fasse aussi librement que possible, il faudrait que les extrémités de ’anse métallique soientsituées sur un axe passant par Gen G G/ par exemple. Dans ce cas en effet la tête serait en position complète d'équilibre indifférent.
Mais nous savons que pour que le forceps agisse efficacement, il faut qu'il tende à maintenir cette tête