‹ Étude et Présentation d'un Levier Destiné à Remplacer les Branches de Traction du ForcepsChapitre 12 sur 18 · GAUDIN · texte numérisé non relu

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en flexion, qu'il empêche au contraire la déflexion.

C'est ce qui justement se produit si notre point d’application des forces de traction se fait en F° et F’ situés dans l’espace compris entre {et G. et notre traction en t'aura pour effet de maintenir cette flexion tout en laissant cependant une certaine latitude si ces mouvements devenaient nécessaires. Nous verrons en effet plus tard

l'utilité de ce mouvement.

2° Il faut désormais tout en maintenant le point { fixe par rapport à l’ensemble formé de la tête, cuillers du forceps, et anse de traction, permettre les mouvements de rotation qui se produisent au cours de la progression de la tête à travers la filière pelvienne. |

Ces rotations se font nécessairement suivant un axe passant par le point G. et à un instant donné tangent à Paxe de la filière.

Au cours de la progression cet axe passant par G change à chaque instant et toujours, comme nous l’ayons démontré dans le théorème fondamental,il est représenté par la droite t G.

Il suffira donc seulement de rendre le crochet de traction mobile autour d’un axe dirigé suivant 1G pour que. ce mouvement de rotation soit complètement libre.

Examinons maintenant ce qué sont devenues les branches du forceps au cours de cette évolution.

Rappelons brièvement d’abord quels sont les angles décrits par les cuillers appliquées sur la tête au cours de la progression de celles-ci dans la filière pelvienne.

. Prenant successivement les différentes présentations

PR Un

et admettant que l’accouchement se termine en occipito: pubienne nous trouvons : | En OIGA 45° rotation de gauche à droite

En OIGT 90° » » » D-eiE x En OIGP 45° + 90° » ». D DRMPTO TEE En OIDA. 45° rotation de droite à gauche En OIDT 90° » DOS ». »

En OIDP 45+ go » » » DIRES

Remarquons que les rotations seraient en:tout semblables si nous avions d'autres présentations que celle de

Pocciput.

Etant données ces remarques, demandons-nous quelle figure géométrique engendreront les branches du forceps pendant l’accouchement.

Pour bien comprendre ce mouvement, supposons la filière pelvienne développée de telle façon que l’axe suive une droite au lieu de l’arc de cercle véritable, et conservons les différents diamètres de cette filière.

Supposons d'autre part que la tête entre les cuillers soit immobile et que ce soit la filière pelvienne qui se déplace. |

Cette tête va tourner avec le forceps suivant l’axe des.

cuillers — et les branches faisant un angle de 30° avec cet axe, nous constaterons qu’elles engendrent dans l’es-. pace une portion de surface conique proportionnelle à la rotation subie par les cuillers, et qu’enfin elles se déplacent dans le sens indiqué plus haut pour chacune des positions classiques de la tête.

Maintenant, par la pensée, on peut rétablir l’ordre vé-..

ritable des mouvements dans la filière pelvienne et les

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mouvements relatifs décrits n’en seront aucunement

changés.

De cette étude il résulte qu’un point pris dans la moitié opposée du: cône décrit par les branches nc gênera, à aucun moment, le mouvement de ces branches et toute cette portion de la filière pourra être occupée par un appareil quelconque servant à la traction du forceps.

Ces branches, d’autre part,viennent toujours,en définitive, se placer au-dessous de la symphyse et horizontalement après avoir décrit un segment de cône plus ou moins important.

Ces remarques étant faites, reprenons notre tige primitive qui conduit le point £ et qui pivote autour de A, etexaminons comment elle se comporte vis-à-vis des autres organes du forceps au cours de l’extraction.

Si cette tige était droite, il est manifeste que les branches viendraient la heurter à un certain moment de l’évolution. Il est donc impossible de maintenir cette forme.

Supposons que l’extrémité de la tige soit contournée en forme de col de cygne, et telle que son extrémité, au point é. soit précisément dans l’axe du levier de manœuvre.

Dans ces conditions d’abord :

1° Il est évident que quelle que soit la position du col de cygne, la force agissant au point { n’aura aucune action sur l’orientation de l’ensemble du levier, et tout se passera comme si nous avions une tige droite ;

2° Si nous supposons que le plan du col de cygne

on

soit dirigé normalement au plan médian du bassin, il ménage alors vérs sa partie sus-terminale une échancrure dans laquelle pourra se loger la partie rétrécie des cuillers, juste à l’origine des branches, et le forceps ne sera aucunement gêné pour prendre la position définitive qui convient. Ceci à la condition bien entendu, que l’ouverture du col de cygne regarde à droite dans les positions droites, et réciproquement à gauche dans les positions gauches. |

Voici les détails de l’appareil trouvés.

Demandons-nous maintenant si tel qu’il est il n’est pas susceptible de quelques perfectionnements.

Etudions particulièrement les conditions d’équilibre des forces qui agissent sur le pubis.

Le point fixe A est solidaire de la cuirasse appuyée sur le pubis. Pour maintenir l’immobilité de ce point il suffit donc que la cuirasse ne puisse pas se mouvoir par rapport au pubis. Quelles sont donc les conditions qui nous permettront d'assurer l’immobilité de cette pièce.

Pour cela il faut simplement qu’elle soit sollicitée par des forces dont la résultante se dirige normalement vers le plan externe du pubis. Dans ce cas en effet cette résultante est annulée par la résistance du pubis et aucune force tangentielle ne tendra à faire glisser la cuirasse.

Mais supposons maintenant qu’elle soit sollicitée par une résultante de direction oblique par rapport à la normale précédente. Dans ce cas si notre cuirassse pouvait glisser à frottement minime sur le plan du pubis, elle se déplacerait dans le sens de l’obliquité de la force qui la sollicitait.

Dans notre cas particulier ce coefficient de frottemerit est considérable d’autant que la cuirasse est très fortement appuyéesur le pubis par la composante normale au plan, et il faudra une obliquité considérable de la résultante des forces agissant sur la plaque pour que celle-ci soit mise en mouvement.

Si nous mesurons approximativement l’obliquité de la résultante limite pour laquelle ’immobilité de la plaque se maintient, nous pouvons ensuite construire un cône limite dont la génératrice aura l’obliquité limite. Dans l’intérieur de cè cône toutes les forces seront d’un effet nul sur la cuirasse, tandis qu’à l’extérieur toute force entraîne la cuirasse avec elle.

La condition simple d'équilibre sera donc de faire agir sur cette plaque au point À, des forces dont la résultante soit dirigée vers le pubis et comprise dans l’angle limite formé par l'intersection du plan médian et du cône limite.

Notre appareil en effet ne travaille que dans ce plan.

Or, quelles sont les forces qui réagissent sur le pubis ?

Elles sont au nombre de deux :

1° La résistance qu’oppose la tête à sa progression.

Cette force est toujours à un instant donné tangente à

Paxe de la filière pelvienne N et appliquée en G ;

2° L’effort produit à extrémité du levier pour vaincre la résistance précédente.

Cette force peut être considérée comme étant perpendiculaire au levier lui-même et appliquée à son extrémité. |

ares: 17 ve

D’après les principes de mécanique : pour se rendre compte de l’effort supporté par le pubis soumis à ces 2 forces, on peut les faire appliquer directement sur le point fixe du levier et calculer leur résultante.

Soit donc le plan au pubis PP’ faisant un angle 60° sur l’horizon. Cette inclinaison est normale sur la femme en position gynécologique.

Soit GR la résistance perpendiculaire à AG, soit AL le levier et LF l'effort auquel est soumise l'extrémité du levier. |

Menons les parallèles à GR et LF en A et déterminons la résultante de ces 2 forces. C’est cette force qui agit sur le pubis. En faisant ainsi plusieurs constructions pour le même point G mais en faisant varier la direction du levier AL. ce qui est toujours possible pratiquement, nous constatons que cette résultante devient de plus en plus normale au plan du pubis lorsque la direction AL s'incline vers la tête de la femme. Ce qui veut dire que plus notre levier sera incliné vers la tête de la femme, plus nous aurons de chance de posséder une résultante située à l’intérieur de l’angle limite de stabilité, et meilleure sera la fixité de notre cuirasse sur le pubis, fixité qui sera suffisante au point de ne plus nécessiter de lacs dont nous avions parlé plus haut.

Pratiquement notre levier sera formé de deux portions : 1° une portion inférieure, droite, s’articulant avec la fourche et continuant le col de cygne. 2° un tube coudé à une extrémité de 35° dont les deux bouts peuvent former manchon pour l’extrémité de la tige pleine.

Au début de l’accouchement, le coude est emmanché

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de façon que lPextrémité du levier se rapproche de la tête de la femme puis lorsqu'il va toucher le ventre de l’'accouchée le tube est changé d’extrémité et c’est le manchon droit qui vient se fixer sur le levier inférieur. Le mouvement peut donc être continué et même terminé.

Si cela était nécessaire on pourrait encore une dernière fois emmancher le coude dans l’autre direction opposée et compléter et achever le mouvement.

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