‹ Étude et Traitement de la Méningite TuberculeuseChapitre 11 sur 66 · MÉNINGITES PRIMITIVES ET MÉNINGITES SECONDAIRES DE L’'ADULTE · texte numérisé non relu

MÉNINGITES PRIMITIVES ET MÉNINGITES SECONDAIRES DE L’'ADULTE

Il demeure sous-entendu que les méningites, quelles qu’elles soient, ne peuvent pathogéniquement qu'être d’essence secondaire, mais que cette appellation est réservée aux pie-mérites cliniquement secondaires, c’est-à-dire qui succèdent manifestement à une atteinte de tuberculose extra-méningée.

Or, les descriptions des méningites secondaires diffèrent beaucoup, dans tous les manuels, de celles des méningites primitives. Le mot de secondaire ne comporte pourtant pas une précision suffisante pour donner lieu à un tableau tellement spécial, et nous croyons qu’il y aurait lieu de subdiviser ce type de méningite en deux catégories :

Les méningites terminales, chez les pulmonaires avérés, plus ou moins cachectiques ;

Les méningites épisodiques, chez un tuberculeux connu, en évolution ralentie, et possédant encore une bonne résistance générale.

Cette distinction a son importance du point de vue des indications thérapeutiques, et c’est pourquoi nous y insistons un peu.

Les méningites terminales, chez un cachectique, répondent à la description habituelle, avec symptomatologie fruste et évolution rapide de la maladie. Elles ne présentent assurément aucun intérêt du point de vue thérapeutique, puisqu'elles surviennent chez des sujets déjà irrémédiablement condamnés, et qui mourraient de leurs anciennes lésions, même si leurs méninges étaient intactes.

ÉTIOLOGIE ET CLINIQUE 19

Les méningites épisodiques sont, au contraire, autrement utiles à connaitre, afin de les traiter en temps voulu. Survenant chez un sujet qui se défend bien contre ses bacilles, elles ne se présentent pas avec un pronostic plus défavorable que la méningite primitive. Nous verrons même qu’elles sont d’un pronostic relativement meilleur et en exposerons les raisons. Sans vouloir entrer ici dans cette discussion de pathologie générale, nous dirons simplement que, ni du point de vue mode de début, ni du point de vue évolution, nous n’avons noté de différences bien sensibles entre la forme de méningite du tuberculeux résistant et celle du sujet sain en apparence. L’indication thérapeutique reste donc la même pour tous deux et le pronostic dépend plus de l’état général du, malade et de la virulence de son bacille que du fait que

la localisation méningée accompagne une autre lésion tuberculeuse. $ pas

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