D. — RECHERCHE DES BACILLES DE KOCH SUR COUPES
Cette recherche a été extrêmement facile, et toujours faite avec succès sur toutes nos coupes. La technique que nous avons employée est cependant des plus simples. Nous la résumons rapidement.
La coupe, soigneusement déparaffinée, est colorée pendant une heure à froid au Ziehl, dont nous rappelons la composition :
Eau phéniquée à 5 %
Après lavage rapide, on procède à la décoloration du fond, par la méthode de Borrel, qui consiste à alterner l’action de l’alcool et d’une solution de chlorhydrate d’aniline à 1 %, contenus dans un flacon compte-gouttes. On verse alternativement l’un ou l’autre de ces liquides, jusqu’à obtention d’une teinte rosée de l’ensemble de la coupe, ce qui demande environ une heure.
On procède alors à la coloration du fond par un bleu de méthylène léger : .
Dletidesmméthylènes mo .. 0,50 gr.
AICOODRAD SOIR RL Te ut 10 — RAGE NÉE ER ER TO E NE 90 —
Action à peu près instantanée. Laver, déshydrater à l’alcool. Eclaircir au xylol et monter au baume.
Ce procédé n’est certainement pas le meilleur. Il a pour lui sa facilité extrême, mais les préparations pâlissent trop rapidement. Toutefois, il nous a toujours tellement bien réussi, que nous n'avons pas voulu le changer.
Nous avons dit plus haut ce que nous avions constaté au sujet des particularités tinctoriales des bacilles de Koch contenus dans les coupes de système nerveux : dyschromatophilie relative, et disparition beaucoup plus rapide de la coloration de ces bacilles que de ceux contenus dans d’autres tissus. Nous n’y reviendrons pas. |
Ce que nous pouvons affirmer, c’est que sur toutes nos coupes fraichement colorées, nous avons trouvé des bacilles, quelle que fût la date d’inoculation de l’animal. Dans les méningites récentes, deux, quatre, six jours, il arrivait que nous fussions obligée de parcourir un certain nombre de champs microscopiques avant de trouver quelques unités bacillaires. II semble que le nombre des bacilles devienne plus considérable à mesure que progresse la maladie, car sur les cerveaux de nos derniers lapins survivants, nous avions parfois un tel foisonnement de bacilles qu’il eût fallu en compter 50 à 60 par champ.
Le siège de ces bacilles a toujours été le même. Nous en avons régulièrement trouvé partout où pénètre le liquide céphalo-rachidien méninges, ventricules, plexus choroïdes; partout où se trouvent des amas lymphocytaires, et rien que là. Les gaines périvasculaires en contenaient parfois un grand nombre, et nous en avons décelé tout aussi bien dans les manchons lymphocytaires entourant les capillaires pénétrant dans le tissu nerveux. Par contre, nous n’en avons jamais trouvé un seul dans la substance cérébrale pure, malgré toute la minutie de nos recherches.
Ces notions acquises appellent un certain nombre de commentaires :
Jousset.