‹ Étude et traitement des maladies de la peau, précéd é d'une notice sur la méthode Boyveau-Laffecteur, du poëme de Barthélemy sur la syphilis, et terminé par un formulaireChapitre 4 sur 115 · DANGERS DES AFFECTIONS SYPHILITIQUES · texte numérisé non relu

DANGERS DES AFFECTIONS SYPHILITIQUES

Guérir d'abord, discuter ensuite.

Après avoir fail une étude spéciale et approfondie de la maladie vénérienne , je me suis trouvé dans les circonstances les plus favorables pour traiter et guérir un grand nombre de malades atteints de cette affection. Ce sont les résultats de mes observations qui servent de base à l'ouvrage que je publie aujourd'hui. Soumis au précepte de mon épigraphe, ce n'est qu'après avoir bien étudié la marche de la syphilis et en avoir observé les phénomènes sous toutes les formes, que je me suis proposé de discuter les principaux systèmes admis , par les médecins qui se sont fait une réputation justement acquise par les écrits qu'ils ont publiés sur ce gem'e d'affections ; de sorte que, pour appuyer les opinions que j'ai émises ou adoptées, j'aurai tout à la fois en ma faveur l'autorité des praticiens les plus célèbres et la leçon des faits empruntés à mon expérience.

L'emploi du mercure dans les maladies vénériennes a eu, dans tous les temps, les plus graves inconvénients; et quoique les progrès de la médecine aient permis d'en modifier les propriétés et l'usage d'une infinité de manières, on n'est jamais certain de l'administrer sans accident. Cette réflexion, qui a dû attrister bien des médecins, m'a conduit à faire du traitement de la syphilis l'objet le plus sérieux et le plus assidu de mes recherches^dans la persuasion où j'étais qu'on devait trouver des moyens de guérir cette maladie sans faire usage d'aucune préparation mercurieïle. J'ai obtenu à cet égard

les résultats les plus satisfaisants, et, durant quinze années d'une pratique étendue et justifiée par les succès, je n'ai pas employé un atome de mercure; ce qui m'autorise à me ranger parmi les médecins français qui, les premiers, ont contribué à en faire rejeter l'usage. Comme lorsqu'il s'agit de confier sa santé à un médecin que l'on ne connaît pas personnellement, on ne. peut pas s'entourer de trop de précautions, nous conseillons aux malades qui veulent s'éclairer de lire les ouvrages suivants publiés par le docteur Giraudeau de Saint-Gervais :

Syphilis, poëme en deux chants, par Barthélémy, auteur de Némésis, du Fils de V Homme, traducteur de Virgile, avec des notes, par le docteur Giraudeau de Saint-Gervais.

Les journaux de médecine, tels que YÈsculape du 21 juin, la Gazette des médecins du 22, la Lancette, gazette des hôpitaux, du 14 juillet, l'Hygie, gazette de santé, du 5 juillet 1840, ont tous parlé avec éloge, et cité de longs passages du poëme de Barthélémy, et, à l'instar de la presse scientifique, les grands journaux se sont aussi empressés de payer à Barthélémy et au docteur Giraudeau de Saint-Gervais, qui a rédigé les notes du poëme, la part d'éloges qui revient à chacun d'eux.

Traité complet des maladies syphilitiques, des dartres et des accidents mercuriels, ou étude comparée de toutes les méthodes qui ont été mises en usage pour guérir ces affections; suivi de réflexions pratiques sur les dangers Au. mercure et sur l'insuffisance des antiphlogistiques. \ vol. de 800 pages, avec le portrait de l'auteur, par Vigneron, 25 grav. coloriées. 2e édit. Prix : 6 fr. Par la poste, franco, 8 fr. Par Giraudeau de Saint-Gervais, docteur-médecin de la Faculté de Paris, ex-interne des hôpitaux, ancien membre de l'École pratique, membre de la Société de géographie, delà Société de statistique universelle, de la Société pour l'instruction élémentaire, correspondant de la Société linnéenne de Bordeaux, membre de la Société des sciences physiques et chimiques de France, etc. — RueRicher, 6, à Paris.

Chapitres principaux : Origine de la Syphilis, son principe. — De la Génération chez l'homme et les animaux. — Maladies héréditaires. — De l'Onanisme. — Divers modes de contagion. — Maladies primitives. Ecoulements, Flueurs blanches. Moyen de les guérir radicalement. — Ulcères des membranes muqueuses chez l'homme et chez la femme, Végétations, Excroissances. — Affections constitutionnelles ou invétérées. — Dartres, Surdité, Ophthalmie, Bou^ns, Ephelidés. —Chute des cheveux et des dents, Goutte, Rhumatismes , Douleurs nocturnes. — Exostoses, Carie, Névralgie, Nécrose, Hydrocèle, Hydropisie, Mélancolie, Apoplexie. — Du

Traitement mercuriel interne et externe, Frictions, Fumigations. — Salivation, Liqueur de Van-Swieten, etc. — Accidents causés par le mercure, tels que la Folie, l'Epilepsie, l'Hypochondrie, la Phthisie, le marasme.— Dangers des préparations d'or et d'iode. — Du traitement par les végétaux, règles pour leur administration. — Du Cjpahu et du Poivre cubèhe — Examen des moyens préservatifs. — De la Prostitution ancienne et moderne et de son état actuel dans Paris. — Recueil décent cinquante Formules de remèdes antisyphilitiques les plus usités dans tous les pays.

Guide pratique pour l'étude et le traitement des maladies de la peau, par Giraudeau de Saint-Gervais, docteur-médecin de la Faculté de Paris, ex-interne des hôpitaux, ancien membre de l'Ecole pratique. 1 vol. in-8° de 700 pages, avec portrait, et 5 planches gravées sur acier, représentant trente-deux sujets coloriés. Prix: 6 fr., et 8 fr. ^franco, sous bande, par la poste.

Coup d'œilsur les doctrines médicales : Delà peau, considérée dans sa texture anatomique; Précis historique des maladies de la peau; De la classification des maladies de la peau ; Rases de la classification de Plenck (1776); de William (1798); de M. Alibert; De l'Erysipèle, Rougeole, Scarlatine, Urticaire, Miliaire, Gales Scabiées, Variole, Vaccine, Mentagre, Prurigo, Elephantiasis des Grecs, Teinte bronzée de la peau, Albinisme et Vitiligo, Lupus. — L'auteur décrit ensuite, avec le plus grand soin, les Ulcères" dartreux, variqueux, Cancers, Scrofules, Chute des cheveux et de la barbe; et, après avoir cité les mélhodes les plus en réputation, il indique le traitement qu'on doit suivre pour guérir les Syphilides, Eruptions, Contagion syphilitique; Formulaire; Table analytique détaillée; Analyses et Comptes rendus, Traité des maladies syphilitiques, avec planches coloriées représentant les affections de la peau.

Dès 1857, et longtemps avant de publier les ouvrages que je viens d'indiquer, j'avais adressé un mémeire à l'honorable M. Pariset, et Yoici la réponse qu'il me fit :

Académie royale de Médecine. — Le secrétaire perpétuel de l'Académie royale de Médecine de Pai*is, à M. le docteur Giraudeau de Saint-Ger-

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