ÉLÉPHANTIASIS DES GRECS
organes sexuels rendait impossible ce que les anciens ont attribué au libido inexplebilis.
Le caractère contagieux de l'éléphantiasis a été une chose admise et rejetée tour à tour. Bateman , après avoir discuté ^ette question, ne reconnaît pas la contagion. On a pensé que l'éléphantiasis pouvait être héréditaire , et cette dernière assertion est fondée , au moins dans quelques cas.
Les causes de l'éléphantiasis sont si obscures qu'on ne doit les indiquer qu'avec la plus grande réserve. On a rapporté cette affection à l'usage de la viande de porc; mais cette observation n'a été faite que dans les colonies. Le défaut de menstruation , les affections morales vives , l'abus des liqueurs alcooliques, figurent encore au nombre des causes présumées de l'éléphantiasis. On voit qu'il n'y a rien de plus vague que de semblables propositions.
La lèpre vulgaire , maladie squammeuse , ne pourra être confondue avec l'éléphantiasis des Grecs ; car ces deux affections ont des formes absolument distinctes. Quant à Yèlë— phantiasis des Arabes, c'est une maladie qui ne se rapporte à aucun des huit ordres de Willem], et dont la description sera faite isolément.
Traitement. — Bateman ne dit rien du traitement de l'éléphantiasis ; on trouve seulement dans son ouvrage quelques mots sur la thérapeutique de V êle phantiasis des Arabes. Il paraît que Bateman s'est laissé préoccuper en écrivant la partie historique de Yêléphantiasis. Cet auteur a d'ailleurs parfaitement traité ce sujet purement scientifique ; mais il a pensé peut-être que les ressources de l'art étant souvent illusoires contre cette maladie , il valait mieux passer sous silence le traitement d'un mal qu'il n'avait pas d'ailleurs observé lui-même.
Quoi qu'il en soit du silence réservé de Bateman, on a essayé l'emploi de moyens assez étendus pour combattre la