‹ Étude et traitement des maladies de la peau, précéd é d'une notice sur la méthode Boyveau-Laffecteur, du poëme de Barthélemy sur la syphilis, et terminé par un formulaireChapitre 66 sur 115 · N'APPARTIENNENT A AUCUN ORDRE · texte numérisé non relu

N'APPARTIENNENT A AUCUN ORDRE

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Il y a des maladies de la peau qui se dérobent en quelque sorte à tous les genres de classifications. Les premiers phénomènes qui annoncent ces apparitions , ou si Ton veut ces lésions élémentaires , qui semblent dicter au pathologiste le nom de chaque affection, sont parfois des choses si obscures, si mobiles , que certaines maladies restent sans dénominations possibles.

Cependant quelques auteurs ont compris que si la science nosologique n'est pas la plus sage des erreurs , les maladies, quelles qu'elles soient , appartiennent à un ordre ou à une classe ; qu'enfin il ne saurait s'en trouver une seule, semblable à ces naissances méconnues par les lois , n'ayant d'autre nom apparemment que celui de bâtarde.

Bateman n'a décrit aucune maladie en dehors des huit ordres dont se compose sa classification. Je pense que tous les

pathologistes auraient dû procéder ainsi ; cependant il faut subir les exigences de chaque époque, et quelle que soit la sévérité des principes que l'on adopte, on doit, à plus d'un égard, suivre les erremens de ses devanciers. A l'imitation de Willan, je donnerai isolément l'histoire succincte des maladies suivantes : lupus, pellagre, bouton d'Alep , purpura* ëléphantiasis des Arabes, këloïde , et enfin les syphilides.

Les syphilides termineront cet appendice des maladies de la peau. J'ai été contraint de heurter, en quelque sorte, ce dernier sujet , qui doit seulement figurer ici avec le laconisme des livres élémentaires. C'est pourquoi je me suis contenté de reproduire ce que j'ai écrit dans mon traité des maladies syphilitiques; mais, attendu le nombre des matières que renferme cet ouvrage, j'étais encore dominé par la nécessité qui m'imposait la plus grande concision : or, les syphilides offrent au dermatologiste une belle étude qui appelle ses veilles pour le captiver par l'attrait d'un sujet nouveau. J'ai résolu de tenter ce travail et de donner, en son temps, une monographie sur les syphilides ; cet essai est sans doute au dessus des forces d'un seul; mais, en ouvrant une route nouvelle, on ne peut succomber sans quelque peu de gloire : c'est le sort de celui qui monte le premier à la brèche.

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