‹ Étude et traitement des maladies de la peau, précéd é d'une notice sur la méthode Boyveau-Laffecteur, du poëme de Barthélemy sur la syphilis, et terminé par un formulaireChapitre 71 sur 115 · ÉLÉPHANTIASIS DES ARABES · texte numérisé non relu

ÉLÉPHANTIASIS DES ARABES

On a vu, dans la description de Yélëphantiasis des Grecs, que cette maladie n'avait aucun rapport avec celle appelée êlëphantiasis des Arabes. La première appartient à Tordre des tubercules et se rattache, par ses caractères, aux affections lépreuses. Celle dont nous allons nous occuper ne. reconnaît pas pour cause une lésion élémentaire de la peau ; elle dépend de l'inflammation des glandes et des vaisseaux lymphatiques , dont les résultats sont la tuméfaction excessive du système cellulaire sous-cutané.

V êlëphantiasis des Arabes porte plus particulièrement le nom de maladie glandulaire des Barbades , ou jambe des Barbades, parce que cette affection est endémique dans ce pays. On trouve dans les écrits de Rhazès une description de Yélëphantiasis. Les modernes ont adopté presque exclusivement la dénomination de maladie glandulaire des Barbades , et c'est dans l'ouvrage de M. Alard, publié en 1806, que l'on trouve sur Y êlëphantiasis des Arabes l'instruction la plus complète.

La maladie s'annonce avec tous les phénomènes précurseurs de l'inflammation lymphatique. Une douleur plus ou moins vive se fait sentir sur le trajet des troncs lymphatiques. On ne tarde pas à sentir sons le doigt une espèce de cordon noueux et tendu , qui n'est autre chose qu'un commencement d'engorgement des ganglions et des vaisseaux lymphatiques ; mais ce premier degré de l'inflammation de ces organes est accompagné d'un trouble général. La fièvre, les nausées , la soif , des vomissemens , des sueurs et parfois un peu de délire , tels sont les effets de la réaction du système circulatoire.

Ces phénomènes s'apaisent d'eux-mêmes, et après un

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