ORGANISATION POLITIQUE
SoMMArRR ‘Administration. —Zois, Police. ;
; di AE ke L La province de Manitoba jouit du gouvernement respon-" | sable dans toute sa plénitude, Winnipeg est le siège du gou-…
AU | vmement qui se compose d’un lieutenant-gouverneur, d’un 0 7 S k secrétaire, d’un ministre des financés, d’un ministre des ‘travaux. ü x + publics et d'un ministre de l'agriculture. Le président du con:
. %4 APailest choisi parmi les membres du cabinet, Cor ÿ Souré ré D 1 n'y à point deconseil législatif, et l'assemblée législative Flute “A © toïpose de 30 députés. Manitoba en
voie au Parlement Ffédéra) 4 députés’et 2 sénateurs,
DATE 5h : £) LE Û | Û à ee e des observe D À l'époque de l'entrée de la provincé de Mänitoba dans la : nt: plusieurs tnf!
'onfédération Canadienne, ‘les Métis et les Canadiens:Français Ps qui les premiers, ont colonisé cette partie du pays formaient un climat, nous” a du tiers de la population totale de cette province. , Aussi même duraït :
ils aisément faire .recogaitre leurs droits les plus tre atrivéo à D lines, tals qué la eonsarvati. leur ]
de l'embon- 4 de lèürs lois. Depuis lor$ lélé
peine à re- DE nülgment gagné du terrain, 8 ne . à l'éfrôit sur” dû d Mes e St-Jacques | anadiens-Françai; horizons pis
9949 sur une population de"65,954. :
pendant ils sont parvenus à faire respecter | bgrsder deyx portefeuilles dans Lo minisfff | Nrn ne Manitobäf" Pisieurs d’entre eux siègent à te UE
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nedevi =. l'élémer qu'il fir
assemblés législative, tandis qu'ils sont représentés à Ottayra . par un député, un sénateur et per ün juge sur les bancs de ka cour de Winnipeg. °
Cet état de choses durera-t-il Len: ? Tel est le problème aussi at | que se posent tous ceux que préoccupe l'avenir de la race fran- à Pour » | aise au Canada. Hélas ! il est permis de douter qu'il en sen ) prophét l toujours ainsi. e CR D séjour « | Méconnaissant les sages “couils de ent “eompatriote Sir ? rendre UE Georges Cartier, un des ‘hommes: d'Etat les plus éminents apprécin fl :| qu’ait produit le Canada, les Canadiens-Français qui n'avaient À Toi | |] pas le goût ou la force de défricher les terres de la province de É voila a AE Quéhec, se dirigèrent vers les manufactures des Etats-Unis, au D Reclus, fr lieu de gagner les plaines fertiles et déboisées du Nord-Ouest | souvent | nadien. Le petit groupe de Canadiens-Français de la province E afin d'ob à e Manitoba est donc livré à lui-même. Seul il lutte vaillam- | pas mén: A - \/ ment contre des forces près de sept fois supérieures afin de mêmes « n° sauvegarder les intérêts de la race française dans la confédéra- É: d'une me | tion canadienne. Certes on ne saurait trop faire l'éloge de son | rents gro | activité, de son énergie, de son patriotisme, Unis, et Un assaut lui a déjà'été livré, en 1870, au sein de l’assem- 4 Les Cana blée législative. L'élément anglo-saxon demandait l'abolition F milliers x de l'usage officiel de la langue française. Les C'anadiens- “que cet h
Francais de la province de Québec peuvent être fiers de leurs puissants
frères de Manitoba. Grâce à l'attitude énergique et à l’éloquence L quionta
aussi convaincue que chaleüreuse de monsieur Taillefer, membre |: dans le }
de l'assemblée législative, et qui n’était en cette circonstance :.. saient dar
que l'écho fidèle des sentiments de ses collègues, l'élément fran- rencontré
çais de Manitoba maintint ses positions acquises. | un grand
. Mais l'éveil était donné. La lutte a eu du retentissement. au Paye,
Le céjèbre géographe, Onésime Reclus, écrivait à un de nœ À wooltes et
| les autres,
amis que la situation des Canadiens-Français dans le Nord-Ouest
s'à Ottawa.
Jancs de la
| ne-devait pas l'inquiéter ontre mesure, que pendant 20 ou 30°ans | L., l'élément français Continuerait peut-être à être débordé, mais qu'il finirait fatalement par reprendre le dessus.
aussi autorisée est bien de”nat
Une parole ie) Le ure à faite renaître la confiance. A ER
e problème
RECU Pour noire part, nous acceptons d'autant | plus volontiers & vd ee PL en qu prophétie de ce grand maitre de la géographie que, après un” ie ‘séjour de plusieurs années au Canada, nôus avons pu nous RE . rendre compte des raisons qui ont éang doute donné lieu à son Rae É appréciation. ME Dr ne .
3 éminents a ce ; ii n'avaient Toutefois les Canadiens-Francais de Manitoba n’ont pas | province de voulu attendre dans l’inactivité l'heut assignée par Onésimé é ass ts-Unis, au Nord-Ouest à province de Québec, à .
la province afin d’obteñir leur appui et leur conconrs. Ceux-ci ne leur ont > nur te vaillam- pas ménagé les encouragements et les éloges ; mais, ayant ex. ÿ ures afin de mêmes de vastes contréest} coloniser ils ne peuvent les aider , à confédéra- . d'une manière bien efficace. On à alors songé à attirer les diffé loge de son | rents groupes de Canadiens-Fihncais disséminés dans les Etats- :: Unis, et les efforts fentés à ce jour ont été éouronnés de succès. de l’assem- F Les Canadiens-Francais des Etats-Unis se dirigent, en effet, par ‘ t l'abolition F\ milliers vers les plaines du Nord-Ouest, et tout porte à croire Canadiens- À ‘que cet heureux mouvement sg poursuivra sans relâche. Deux jers de leurs puissants facteurs Coatribuent; à l’ass
urer. En premier lieu, ceux qui ont abandonné les manufactures des Etats. Unis ont repris :: dans le Nord-Ouest la santé Gt l'indépendancé dont ils jouis- : . aient dans la province de Québec. En second lieu, nous avons”
rencontré dans les Etats du Montana, du Dakota et de l'Illinois #
un grand nombre de Canadiens-Français qui s’en retournaient
| l'éloquence !
fer, membre circonstance lément fran-
RER 8U pays. complètement démoralisés. Les uns avaieñt vu leuts
u rs récoltes ét leurs animaux enlevés par les eaux du J'siippi ; re Finn les autres, leurs troupeaux ravagésit leurs champs dévastés par
Nord:
des ouragans d'une “violence ” inouie. Poux les attirer dans le
ressources.
cipes. * e
| / Lois. — Les lois sont les mêmes que Fe la province de Québec, db la justice y est organisée suivant. les mê es prin- d
Nord-Ouest, il su frait donc de leur en faire connaître les
PE
‘Police. — L’affluence considérable dans, le rues de Winnipeg de gens de toutes les nationaliték et de toutes les conditions devait nécessairement produire une augmentation dans le
nombre des délits. C’est ve qui eut lieu. En 1881;il n’y eut que
1200 arrestations.
Un peu plus dutiers de ces arrestations furent faites pour état
L'année suivante, elles s’élevaient à 3250 !
d'ivresse, tandis que l’autre tiers se composait presqut entière-
ment de vols.
Les forcés de la police étaient évidemment instffisantes, ct chacun dût faire souvent sa propre police. . C’est là un mal qui fut vite compris et auquel on trouva sans retard un remède efficace. Aujourd” hui Winnipeg possède vne police bien Organisée et des forces suffisantes pour maintenir l'ordré et faire especter la propriété, tandis qüe la, police montée est charyte de remplir la même besogne dans la campagne.