ES
nn
Deus ax man odoière. Celle-ci est aujourd'hui répartie entre 7 à 8 millions/de propriétaires, Et, si nous |retranchons le nombre d’hectares Rte pares privés ou:.pu | blics, jardins de bourgeois, m s, landes et tourbes, nous | arrivons à comprendre qu'un nititatenr a-sonuvent un tout petit champ d’où il doit par un labo
penet la “vie de 53
voir non seulement étendre) leur propriété, mais enoûre ‘ver leurs enfants, faire face aux frais de médecins, , lements, etc; : Voici, per exemple, un paysan qui possède une ; propriété de quelques nts et une famille composée de 5 ou 6 enfants. C’est à peiné/ si les revenus .de sa terre ou de sa ferme lui suffiront pour les élever et les éntretenir. Admettons toutefois qu’à force de sueurs, d'économies et de privations de toutes sortés, il arrive À élever sa famille et à augmenter un peu son patrimoine. Ce que le père a fait si difficilement, les fils le feront-ils à leur/tour avec la part, qui leur reviendra de ce petit patrimoine ? /Les petits-fils le feront encore bion moins. Alors qu'arrive-t-il ? /c’est que le père cherche à caser ses fils’ dans quelque administration de l'Etat. Il sait ce que lui eoûte de peines et de déboires la culture de son champ; et, s’il garde un de’ses fils auprès de Jui, il poussera tous les autres sans ex ception vers la carrière administes tive. Ils n’ont aucun ouvert devant eux/pour utiliser leur jeunesse et leur santé, * là la guerre aux places et l'encombrement des —— publiques. Que de belles intelligences, que de courages, qué $ de jeroelee vont ainsi s’éteindre et disparaitre dans cette poursuite des plates. n fout aller souvent dans les villes, dans les grands centres, à Paris surtout; On y dépense son argent et son courage à attendre. Et ceux-ci retournent végétér au foyer paterne}; ceux-là s'en
DAT TES où est aujourd'hui »#, Et, si nous | privés ou. pu
pont dans l’armée, tandis que d'autres moins courageux et trop mike par le. charme de la. vie, mènent une existence problé e -Tou ce monde s'agite, ne produit rien, et est souvent
et tourbes, nous ément de tronble.
vent un tout petit di de. pe ras nee sur 24 Re vont-ce 1à les seuls qui se ruent ainsi sur la câpitale et les
is centres ? non. Sous le Second Empire, nous avons vu
se des Ha rer des campagnée, le cultivateur quitter la pioche et la is eniQite élsver ue er y chercher une amélioration à leur sort: et édecins, d’habil à statistiques * dés principales villes nous montrent que ce x ? $ aOUvement n'a pas cessé: de se roduit ;
jui possède une hi ' produire, Quel ef est le plus noue de En 4 le résultat? L'enfant des Campagnes vient chercher À
k perté de sa santé et de sa forcg. Il y perd jusqu’à h otion de la famille pour contracter souvent dans un grenier ümide, privé d'air et de lumière, un accouplement malsain qui mgendre peu. Celui-ci y perd Faustérité de ses mœürs et se angrène au contact de la basse classe ; celui-là y perd les apti : udes spéciales qu'il avait développées dans le calme de la vie
é province. À l'un comme À l’autre, la vue de tant splendeurs,
a tant a mis jusque là inconnus pour eux, donne Ja fiévre
8 jouir ; toutes les voies sont encombrées ; et, : rivilégiés auxquels la fortune souri en
terre ou de sa nir. Admettons de privations de Ÿ augmenter un difficilement, les sur reviendra de core bion moins.
à caser ses fils ce que lui eoûte
: t, la plupart végètent, | Pi et, s’il garde actent le vice de l'oisiveté ; là volonté s’émousse un nes autres sans 0x n les rétrouve ennemis de 1a société, fauteurs d'insurrection ps t aucun ls énoote. . : . :
leur santé, : Z Le ëd . +
ions publiques. A KR ne e tout indiqné, Déplaçons, en effet, le paysan, mer FES sde Jeune homme de la ville, sachant lire, écrire et compter ; et que je nsportons 16 par la pensée loin des villes étrangères, sous u suite des places. | ps 7 rands centres, à | rage à attendre.
ES ceux-là s'en
Se"
climat . favorable, dans une contrée neuve. et nouvellement,
ouverte, où il ne faut que du cœur et de l'honnêteté pour arri ver au ;bieh-être physique èt moral, Il arrive. Peu ou point de bois à abattre, de souches à arracher ; un sol ameubli depuis vingt
siècles. . Il bâtit une cabane qui l’abrite lui et sa femme. Il est
propriétaire, et il acquiert par conséquent le résultat fatidique : l'idée de conservation. Un an de travail, voici une récolte, Il a un capital, petit noyau, foyer où il puise l'espoir et le cœur pour peiner un an encore. Il n’achète plus ni l'air, ni la lumière ; plus de termes à payer ; plus de maladies ; plus de: besoins factices. Il comprend le bonheur de vivre: Les deux années de courage et d'efforts hygiéniques écoulées, il achète, comme vela se fait-dans plus d’une contrée dont nous parlerons . cet ouvrage, ces ddmirables instrument: aratoires qui trans ment le laboureur de 1830, le portant durant toutes les phasés de la culture, remplaçant ‘et centuplant À la fois l'effort courké et souvent impuissant. Plus de sueurs haletantes plus de défail lances. Sa-propriété s'agrandit : et, en 5 années, il s’est construit une maison. Là, plus d’accouplements éphé res. La vie saine, le travail agréable l'ont fortifié et purifié à la fois.. Il lui faut une famille ; et. chaque naissance est une joie sans mélange. Dieu bénit les familles nombreuses. PMR:
.… C'est done dans l'agriculture que l’émigration doit chercher la fortune au milieu d’un plus grand bien-être, et non se l'atmosphère délétère des ruches humaines où le prolétaire souffre doublement de la privation de son ini iative, du: manque d'émulation et de tous les mauvais instincts que-le spectacle de l'opulence des riches leur inspire. Santé morale, famille, joie du foyer, longévité et amélioration de la race, telles en seront les conséquences. no NAS RE
Loin de nous cependant l'idée de faire édifier des fortunes
- et nouvellement, honnêteté pour arri Peu ou point de neubli depuis vingt ; sa femme. Il est résultat fatidique :
i une récolte, Il a ir et le cœur pour ür, ni la lümière ; ; plus de besoins es deux années de chète, comme cela parlerons .
qui transfon 8 les phasés de la l'effort courhé et s;/plus de défail il s’est construit res. La vie saine, . fois. Il lui faut ie sans mélange.
tion doit chercher tre, et non a.
où le prolétaire tive, du: manque 1e-le spectacle de , famille, joie du les en seront les
ier des fortunes
| | ir * chimériques, done des énthousiasmes irréfléchis à quitter un travail rémunérateun et une vie relativement heureuse pour courir les aventures. Mais nous écrivons Pôur tous ceux qui, étant forts, courageux et munis de l'instruction primaire, voudront aller faire une fortune assurée par l’agriculture sous des climats favorables et dans des contrées, où mille arpents de bonnes terres coûtent moins que le plus petit champ de nos paysans, ; / . Nous venons de parler de climats favorables, La quéstion du climat, en effet, est pour l'émigrant d’un ordre éminemment : supérieur, et la salubrité dû pays qui doit être le théâtre de ses futurs travaux, et où il doit vivre :
question vitale. Sans doute, les sols
s'ils engendrent en même temps des fièvres, des miasmes et des
et sila mort vient chaque année visiter sa 2 demeure et lui ravir un à un es êtres les plus chers ? Voilà cependant vers quels pays le Franco à jusqu’à ce jour dirigé ses entreprises de colonisation, engloutissant millions sur millions et versant généreusement le sang de milliers dé nos plus braves soldats, de nos plus intrépides \officiérs. Tournons “nos regards vers le Sénégal, la Cochinchine, la Guyane, Je Tonquin, la Martinique même. Il n’est pas d’arinée que le câblé “6 nous apporte la nouvelle de souvenir est encore présent à chacun de cette: réapparition pério. | dique de la fièvre jaune qui, il y a deux ans, geux état-major de la station sénégalienne. Et presque tous nos administrateurs des affaires. indigènes. en Cochinçhine ne -reviennent-ils pas en Françe pour la plupart rainés de santé, ‘ ävec des fièvres ou des maladies de foie, à te] point qu'ils oùt : 3 |
tous les trois,ans des congés de six mois à un an pour Jeur permettre de venir se refaire à l'air du pays natal, et que leur service n'a qu'urie durée de douze ans, terme après lequel le gouvernement les admet à la retraite, sachant bien qu'après ce temps ils ne pourraient le servir utilement,
Nous ne parlons pas, bien entendu, de la ‘klasse des: agriculteurs. Ils ne peuvent résister à’ de tels climats ; et, au lieu d'émigrer dans nos colonies, ils vont se noyer dans des pays étrangers comme les Etats-Unis, où s'opère dans un temps plus ou moins long la fusion des différentes races. Ceux de nos compatriotes qui, plus intrépides que les autres, ont émigré ou, émigrent dans, n6s colonies, ne reviennent pas au pays: natal pour la plupart; et, s'ils échappent aux épidémies, ils y reviennent presque toujours âvec les germes d’une maladie, et après avoir dépensé le peu d'argent qu'ils ayaient emporté:
En dehors de ces tentatives de colonisation de nos colonies, des compagnies et des agences d’émigration se sont chargées de recruter des émigrants, Malheureusement, ainsi que l'expérience l’a prouvé, les unes et les autres avaient bien plus en vue le rendement dé gros dividendes que le bien-être des émigrants. Elles leur dépeignaient sous les plus sédnisantes couleurs les beantés et les ressources du pays vers lequel elles avaient intérêt à les faire émigrer, et ne craignaient même pas de leur faire de fausses représentations. Les émigrants entrevoyaient alors
à travers le prisme de l'éloignement le bonheur et le confort, ne
se doutant pas des cruels désappointements qui les attendaient.
L’effét, que ces insuccès et ces désastres produisent sur leurs camarades du village où ils sont venus redemander l'air bien-
faisant du pays natal, la santé et le travail, est facile À com-
prendre. ‘ Instruits par ces, exemples si fréquents chez nous, les camarades disent qu'il vaut encore mieux rester chez soi, et