‹ Etude expérimentale, clinique et thérapeutique sur le pyramidonChapitre 7 sur 14 · ACTION THÉRAPEUTIQUE ET POSOLOGIE · texte numérisé non relu

ACTION THÉRAPEUTIQUE ET POSOLOGIE

Avant de parler des doses employées dans nos recherches et de leurs résultats, qu’il nous soit permis de résumer brièvement les pages dans lesquelles M. le professeur Filehne recommande l’emploi du pyramidon en thérapeutique.

Il ne cherche pas, dit-il, à recommander aux praticiens une nouvelle substance antithermique, mais à leur faire connaître ce corps dont les propriétés ont été vérifiées cliniquement et expérimentalement, dont l’action présente quelques particularités distinctes de l’antipyrine (1).

Il est hors de doute, que tout comme l’antipyrine, le pyramidon aune action manifeste sur le système nerveux; en plus il y a une augmentation de la déperdition de chaleur; une augmentation de la pression sanguine, un P° uv oir analgésique considérable ; mais ce qui est surtout le plus à mentionner, c’est qu’il agit à dose beaucoup moins élevée, qu’il est trois fois plus efficace que lantipy r i n e.

Ee plus 1 effet est plus suivi, plus constant, et beaucoup

P Berlin. — Klin. Wochenschrift, 1896, n°27.

plus prolongé qu’avec l’antipyrine : nous ajouterons surtout plus rapide.

Il est éminemment absorbable et on le décèle de 20 minutes à 30 minutes (voir observations et tableaux) dans les urines, sans que jamais on ait constaté des troubles subjectifs ou objectifs. Les doses employées dans les essais faites sur l’homme ont varié entre 0 gr. 25 et 3 grammes. Il semble que pour un adulte, il faut prescrire : 0 gr. 25 par dose, et cela quatre ou cinq fois, s’il y a lieu, dans la journée.

D’après nous la dose maxima serait de 5 à 6 grammes. — 8 à ,10 grammes causeraient des accidents fort redoutables.

Nombreuses et variées sont les maladies pour lesquelles nous l’avons administré et dans lesquelles le p.yramidon donna de bons résultats :

Fièvre typhoïde. 2

Tabès.2

Céphalalgie.2

Artrhopathies..2

Pneumonie .. \

Érysipèle . . ■. \

Névralgie faciale. \

Legendre l’employa :

Tuberculose.

Rhumatisme. . . . . . .

Maladie de Parkinson.

Néphrite chronique.

Sciatique.

Soit :

25 cas

Les succès les plus efficaces ont été donnés dans le traitement des céphalalgies de causes très différentes. Le plus étonnant a été celui acquis par l’administration de 3 o-rammes de pyramidon, qui ont sufit pour faire disparaître des douleurs fulgurantes du tabès, jusqu’alors

indomptables.

L’action antipyrétique s’est fait sentir chez tous les malades de nos observations.

En général la température baisse de un degré à un degré et demi en deux heures.

En un mot il semble démontré que l’action antinévralgique et antithermique du pyramidon est constante et que ses propriétés physiques (solubilité, absence de sueur, efficacité des petites doses) le rendent très maniable : en prescrivant 1 gramme par -40 grammes d’eau, que l’on fait prendre en quatre fois par cuillerée à dessert, ce qui fait Ogr. 25 par dose, et cela à trois heures ou quatre heures d’intervalle.

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