OBSERVATIONS
Observation I (Personnelle)
Jean Louis, quarante ans, salle Sainte-Élisabeth lit numéro 1, entré le 25 novembre 1896.
Diagnostic. — Tabès dorsalis, paraissant consécutif à un refroidissement.
Antécédents héréditaires. — Sans intérêt.
Antécédents personnels. — Le malade est entré dans Ia salle Sainte-Élisabeth pour la première fois, le mai 1892. Il en est sorti et y est rentré à plusieurs éprises.
A sa dernière rentrée, le 24 novembre 1896, le malade plaiût de lancées dans les membres inférieurs, avec prédominance dans la région sternale, et quelquefois dans s membres supérieurs. Ces douleurs se produisent de Pre erenceune heure après le repas. Jamais de vomissements.
^aramyoclonus au maxillaire inférieur droit.
e réflexe plantaire est complet à gauche ; il existe à
droite, mais inconstant et avec un retard considérable: pourtant le simple chatouillement produit une légère flexion. Pas de perversion de la sensibilité.
Les jambes sont légèrement amaigries. Ataxie considérable, même les yeux ouverts. Quand on fait fermer les yeux au malade, les mouvements sont complètement désordonnés. Le malade a de l’anesthésie très prononcée, qui ne lui permet pas de sentir le contact de ses deux membres posés l’un sur l’autre.
Les piqûres par contre sont bien senties et bien localisées.
La force musculaire a peu diminué aux extenseurs, elle est moindre aux fléchisseurs.
Le biceps gauche n’a pas de force ; l’incoordination semble plus marquée à ce bras.
Pas de troubles de la vue.
Pas de troubles du côté des voies urinaires et rectales.
Le 18 décembre 1896, on lui donne trois cuillerées de pyramidon. Le malade ne sent aucune amélioration. Il a eu pendant la nuit une transpiration abondante.
On continue pendant huit jours le traitement et les douleurs vont s’amendant.
Au commencement de mai, le malade prend de la diarrhée que ne peuvent vaincre ni le régime lacté, ni le tannin, ni le nitrate d’argent. Le 5 mai on lui donne 1 gramme de pyramidon. Le 10 mai la diarrhée jusqu’alors tenace diminue considérablement. Le malade ne va plus que trois fois à la garde-robe.
Le 11 mai, après l’absorption de 2 grammes de pyramidon, le patient est complètement débarrassé, et de sa diarrhée et de ses douleurs ataxiques.
Les urines ont constamment été normales.
Le 15 mai, le malade quitte l’hôpital.
Observation II
(Personnelle)
C... Ch..., soixante ans, menuisier, salle Sainte- Élisabeth, lit numéro 15, entré le 27 mars 1897 :
Diagnostic. — Tabès dorsalis
Antécédents héréditaires. — Inconnus.
Antécédents personnels. — Le malade entre dans la salle Sainte-Élisabeth au mois d’avril 1895 ; depuis son état a peu changé. Le symptôme dominant a toujours été des douleurs fulgurantes. Pendant l’année 1896, elles furent plus espacées et moins intenses. Cependant depuis le moisd’octobre dernier, elles redevinrent plusTapprochées . — Depuis un mois, elles sont presque continuelles, empêchant tout sommeil et, selon le dire du malade, elles ne furent jamais aussi douloureuses.
La marche est restée telle qu’elle était à sa dernière sortie de l’Hôtel-Dieu.
Il n’y a pas de troubles de la vue.
Pas de crises viscérales. L’appétit est bon.
Le poids du malade se serait à peu près maintenu.
Etat actuel. — Les douleurs se reproduisent à des intervalles de quelques secondes seulement et s’accompagnent de secousses de tout le corps, qui rendent impossible un examen objectif. Ces convulsions ont débuté au mois de mars dernier. Elles se produisent surtout par le
Bubg.
frottement de la jambe gauche, mais elles ne^ se manifestent pas toujours ; il faut pour que le malade en soit atteint qu’à l’instant où on va le toucher il ressente en même temps ces douleurs fulgurantes.
On lui a donné de l’antipyrine ; mais elle a peu ou point d’effet sur son état.
.Le 5 avril on lui donne 3 grammes de pyramidon à prendre en trois fois. Malgré l’élévation de cette dose le produit est fort bien toléré par le malade, alors que la quantité équivalente d’antipyrine causait au malade des nausées et de l’anorexie.
L’effet est très rapide, dix minutes après l’absorption du médicament pris en pleine crise de douleurs, celles-ci disparaissent totalement.
Ce traitement est continué jusqu’au 4 mai, jour où le malade quitte l’hôpital tout à fait soulagé.
Nous n’avons constaté aucune modification du côté du cœur et du pouls. La tension artérielle a toujours oscillé entre lo et 15 1/2.
Les urines n’ont pas été diminuées en moyenne.
Observation III
(Personnelle)
V. C..., dix-neuf ans, ménagère, salle Saint-Roch, lit n° 8. Entrée le 10 mai 1897.
Diagnostic. — Névropathie hystérique.
Antécédents héréditaires. Père et mère bien portants. Lin frère plus jeune que la malade déclaré également bien portant.
Antécédents personnels. — Scarlatine dans l’enfance.
A l’âge de quinze ans, la malade aurait eu une méningite qui dura un mois et nécessita une convalescence de deux mois. A dix-sept ans, pleurésie traitée par vésicatoires. Depuis santé bonne.
Il y a quinze jours, la malade ressentit des frissons et des vomissements, de la céphalée, de la constipation et s’alita.
Comme elle se trouvait enceinte de deux mois, on attribua ces phénomènes à sa grossesse.
Le médecin appelé lui fît placer un vésicatoire à la nuque et lui donna delà quinine.
L’état ne futpas modifié, les vomissements diminuèrent, mais la céphalée augmenta.
Le 12 mai 1897, la malade prit deux crises d’une durée de trois à quatre minutes chacune, commençant par des fourmillements sur le bras et la jambe, les crises furent marquées par des contractions de la face et des membres du côté gauche et accompagnées de perte de connaissance. Après ces crises, la malade reste assoupie une demi-heure.
15 mai. — La malade est abattue, se plaint de vives douleurs dans toute la tête, les mouvements du chef et des yeux sont douloureux. Il y a de la photophobie.
Un peu d’inégalité pupillaire. Les pupilles réagissent lentement à la lumière et à l’accommodation.
Dipoplie de l’œil gauche. — Pas de nystagmus.
La malade ne vomit plus.
Constipation, pas d’appétit.
Ventre douloureux à la pression.
La demi-partie gauche du corps est le siège de fourmillements.
Pouls 76.
Rien aux poumons.
Urine très normale.
La sensibilité au toucher et à la piqûre est conservée. Elle est cependant inégale sur les deux moitiés ducorps. Mais la malade se contredit d'un moment à l'autre.
Réflexes rotuliens normaux.
19 mai. — On commence le traitement par le pyramidon à la dose de 1 gramme pro die en quatre fois.
La céphalée rebelle à tout essai thérapeutique, est domptée dans l’espace de cinq à dix minutes par Ogr.25 de pyramidon, et le bien-être persiste durant cinq heures environ.
La malade continue son traitement et depuis n'a jamais souffert de la tête. Plus de nausées et de vomissements qu’occasionnait la quinine.
La santé générale est florissante.
Urines pas diminuées.
Observation IV (Personnelle)
V. B..., soixante-douze ans, entrée le 7 juin, salle Saint- Roch, lit n° 4.
Diagnostic. — Névrite périphérique.
Antécédents héréditaires. —Inconnus.
Antécédents personnels. — Réglée à seize ans, régulièrement jusqu’à trente-neuf ans. Mariée à vingt-deux
ans. mari bien portant. Enfant mort à dix-huit mois. Une fausse couche auparavant.
Pas d’alcoolisme. Pas de syphilis. A trente-cinq ans, toux et même hémoptysies.
La maladie actuelle date de huit mois. La malade habitait un logement malsain. Elle ressentit de violentes douleurs aux membres inférieurs ; mais surtout au genou droit, qui n’aurait pas été tuméfié.
Fièvre tenace pendant huit jours. Elle ne mangeait pas. Douleurs lancinantes. Peu à peu atrophie des membres. En même temps paralysie des muscles extenseurs dés doigts. Depuis sept mois lamarche est impossible. Actuellement la malade est pâle, cachectique. Douleurs aux jambes. Amaigrissement. Insomnie. Peu de toux. Pas beaucoup d’appétit, mais il semblerait revenir.
Membres inférieurs très maigres. Les orteils sont fléchis, les pieds étendus sur les jambes, veut-on les ramènera l’état normal, vives douleurs. L’atrophie des muscles est sensible. Au début la malade aurait eu des tremblements fibrillaires, du soubresaut des tendons. La sensibilité est intacte. Pas de réflexes rotuliens. Pas de tremblements épileptoïdes.
Aux membres supérieurs, les articulations des doigts sont déformées, les têtes articulaires sont grossies. Depuis quatre mois la main est en griffe, l’extension est impossible. Ily a même, à côté d'une grande atrophie, de la contracture.
Souvent douleurs lancinantes.
Pas de douleurs en ceinture.
Pas de troubles de la miction et de la défécation.
Urines normales.
On lui donne 50 centigrammes de pyramidon en deux fois.
18 juin. — La malade se sent déjà mieux.
28 juin. — Ses douleurs ont presque totalement disparu.
30 juin. — La malade quitte l'hôpital.
Observation V
(Personnelle)
V. L..., quinze ans, salle Saint-Roch, lit n°9. Entrée le 15 janvier 1897.
Diagnostic. — Amaurose. — Névrite optique. — Tumeur cérébrale.
Antécédents héréditaires. — Père et mère bien portants; huit soeurs et quatre frères aussi vivants et bien portants.
Antécédents personnels. —N’a jamais eu d'affections aiguës graves. Elle n’est pas réglée.
L’affection actuelle aurait commencé il y a un an. L’état général ne subissait aucune modification et la malade n’a présenté aucun phénomène viscéral. N’a jamais eu d’œdème. On n’a pas remarqué de modification de la quantité et de la coloration des urines. Jamais de dyspnée, même après des efforts prolongés.
Céphalée surtout le matin au lever durant jusqu’à midi tous les jours. Il y a du vertige. Depuis huit jours la vue qui était très mauvaise (puisqu’elle ne servait plus à diriger la malade) est complètement abolie.
29 janvier. — Pupilles dilatées et immobiles. Léger strabisme de l’œil gauche. Pas de douleurs à l’ophtalmoscope. Hémorrhagie de la rétine. Les urines n’ont pas d’albumine ni de sucre (examens du docteur Pauly).
Ce qui l’a préoccupée le plus est sa céphalalgie.
10 février. — M. le professeur agrégé Jaboulay lui fait une ponction de Quincke. On enlève à la malade 30 grammes de liquide encéphalo-rachidien.
11 février. — La malade ne va pas mieux. Sa céphalée la poursuit toujours.
12 février. — Même état. — On lui donne 1 gramme d’antipyrine.
15 février. — La malade ne souffre plus de la tête.
16,17 et 18février, même état.
21 février. — On lui donne 5 grammes d’iodure ; de potassium..
Le 23 avril seulement on lui donne, ses douleurs de tête ayant réapparu, 25 centigrammes de pyramidon, qui soulage instantanément la malade.
On poursuit le traitement pendant trois jours à la dose de 25 centigrammes par jour. Le malade en ressent un grand bien ; sa céphalée a disparu complètement.
6 mai. — La malade présente de l’œdème de la pupille et passe dans le service de M. Jaboulay.
Observation VI (Personnelle)
Névralgie faciale
A. B..., entré le 10 juin (salle Sainte-Élisabeth, lit n° 53), tisseur, âgé de quarante et un ans.
Antécédents héréditaires. —Père et mère bien portants; deux frères et une sœur bien portants.
Antécédents personnels. — Marié, femme bien portante ; un enfant mort de convulsions à l’âge de trois semaines; six autres bien portants. Pas de maladie dans l’enfance. Le malade n’a pas fait de service militaire, ayant un frère sous les drapeaux au moment où il fut appelé.
Pas d’alcoolisme. Pas de syphilis. Le malade est nerveux, facilement irritable. Il jouissait d’une excellente santé, lorsqu’il y a deux mois et demi, il ressentit brusquement pendant la nuit de vives douleurs frontales des deux côtés ; ces douleurs ne tardèrent pas à gagner toute l’étendue de la mâchoire, et se localisèrent du côté gauche. Trois régions étaient plus particulièrement douloureuses : l’articulation temporo-maxillaire, le maxillaire inférieur, l’orbite. Les mouvements du maxillaire n’ont pas d’action sur ces douleurs. Le froid et le chaud les augmentent au point de rendre l’alimentation pénible. Quelquefois les douleurs cessent et se portent à la nuque. Depuis cette époque les douleurs ne se sont pas modifiées ; elles sont moins fortes pendant la journée, mais vers 5 heures du soir elles s’exagèrent et restent très tenaces jusqu’au matin. \
Le malade peut rarement dormir.
Le malade a une vue excellente; pas de diplopie; pas d’inégalité pupillaire ; pas de nystagmus.
La sensibilité est intacte.
Les réflexes rotuliens sont un peu exagérés ; pas de trépidation épileptoïde.
Le malade ne tousse pas.
P. Charles, 39 ans, Salle S 1 ?Elisabeth Lit4.
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Il a bon appétit, n’a ni diarrhée, ni constipation.
Rien au cœur.
Le foie est normal ainsi que les urines.
On donne au malade, le 11 juin, 1 gramme de pyramidon, à prendre en quatre fois dans la journée.
Dans la journée même, les douleurs siégeant au front et au-dessus de l’orbite ont tout à fait disparu, celles de l’orbitemême beaucoup diminué; celles du maxillaire n’ont pas augmenté. Quant au point douloureux de la nuque, depuis l’emploi du médicament il ne s’est plus montré.
Le sommeil est revenu complètement.
On continue l’emploi du médicament (14 juin).
Il semble que la douleur maxillaire, très persistante jusqu’alors, tende à diminuer.
Le malade n’a jamais éprouvé des nausées, ni aucuns troubles du côté du tube digestif.
Le 27 juin, il quitte l’Hôtel-Dieu tout a fait guéri.
Observation VIII
(Personnelle. Voir tableau 1)
C. L..., âgé de trente-neuf ans, entré le 4 juin, salle Sainte-Élisabeth, lit numéro 4.
Profession : Cimentier.
Diagnostic. — Pneumonie.
Le malade entre à l’hôpital le 4 juin, avec tout le cortège symptomatique d’une pneumonie lobaire.
Submatité à gauche, matité à droite, à la base des poumons. Râles crépitants. On constate, un peu de souffle tubaire en arrière à droite. Dyspnée considérable. Toux
Bcrg. 6
quinteuse et pénible. Expectoration visqueuse, peu ad] rente, couleur brique,
Fièvre 39°9. Face vultueuse. Langue chargée et g, cives fuligineuses.
5 juin. — On donne deux prises de pyramidon 11 heures du matin et à 5 heures du soir.
Température :
11 h. 45 matin (25 centigr. pyramidon). . 39*9
midi 15 soir . 39°8
midi 45 —.. 39"6
4 il. — .. 39-9
5 h. (25 centigr. pyramidon).40°
6 juin. —Température.
6 h. malin (25 centigr. pyramidon). . 39°6
midi 1/2 .. 39°3
fi h. 1/2 (25 centigr. pyramidon). . 39°6
7 juin. — Température :
6 h. matin ..38°6
9 h. — (23 centigr. pyramidon). . 39,8
midi 39,2
6 h. 1/2 (23 centigr. pyramidon). . 38,9
Le malade délire à partir de 5 heures du soir, le pouls est faible, il meurt dans la nuit.
Recherches du pyramidon dans les urines du malade
Observation VIII1
1/4 d'heure après
5 juin
traces
traces
traces
6 juin j
traces
traces
7 juin |
traces
traces
traces
Observation XI
(Personnelle — Voir le tableau II)
Ch.. Rosine, vingt ans, domestique. Salle Saint-Roch, lit n° 17, entrée le 2 mai 1897.
Diagnostic : fièvre typhoïde.
Antécédents héréditaires. — Père mort à quarante-cinq ans de la poitrine. Mère morte à trente-quatre ans, cause inconnue. Deux frères et une sœur vivants et bien portants.
Antécédents personnels. — Réglée à quinze ans. Depuis quelques leuccorrhées.
4 mai. — La malade a bu il y a quelques jours de l’eau de puits. Chlorotique de dix-huit à vingt ans. Pas d’autres affections. Il y a douze jours la malade a eu del’œdèmedes membres inférieurs, sans que rien l’ait pu provoquer. Pas de varices. Puis elle a pris des céphalées très violentes accompagnées de diarrhée. Quelques épistaxis légers. Tousse et crache un peu. Pas d’appétit.
État stationnaire depuis douze jours.
A l’entrée à l’Hôtel-Dieu : État typhique, langue rouge et humide, vernissée. Soif vive. Traitée par le bismuth, la diarrhée a cessé. A l’examen du thorax pas de matité. Les deux poumons sont remplis de râles sibilants et sonores, pas de congestion des bases.
Abdomen ballonné; fosse iliaque droite douloureuse à la pression. Gargouillements intenses. Pas d’augmentation de la matité et du volume de la rate. Quelques taches rosées.
. Rien au cœur. — Pouls 120. — Temp. 41°.
5 mai. — On traite la malade par une injection de sérum (20 c / c ). Pouls : 128. — Temp. — 41°, 3.
6 mai. — Pouls 120. — Temp. 41°,4.
7 mai. — Ventre très ballonné. Pouls rapide : 136. Cœur faible. Tendance au rythme foetal. (30 gr. digitale). Injection de sérum.
8 mai. — Subdélirium. Grande difficulté à bouger la malade. L’albumine augmente. Pouls rapide, petit, 112. Respiration 48. On supprime les bains et on commence le traitement par le pyramidon. On donne 1 gramme de pyramidon en quatre fois. La température qui était de
Observation XI
Rosine.Ch « S!r Roch (IsolejnentJ
40°1 tombe, en l’espace de six heures, de plus de deux degrés.
Température :
12 heures.40° 1
puis la température remonte assez vite, à neuf heures du soir elle est de 38°8.
9 mai. — On reste en expectance, pour voir si l’effet satisfaisant se maintiendrait encore cette journée.
L’état de la malade est meilleur. Sa rémission thermique l’a beaucoup soulagée. Quoique élevée la température n’atteint pas l’hyperthermie des premiers jours.
Température :
* 3 heures soir.
3 — matin
. 10 mai. —Pouls très fréquent mais petit. Respiration un peu obscure. Tympanisation sous-claviculaire droite. (30 gr. digitale).
3 heures malin
fi — —
3 — soir
fi — —
12 mai. — Battements de cœur très brusques. Premier bruit éclatant. Absence du deuxième bruit. Pouls : 112. Aux poumons respiration obscure. (Ergotine 3 gr.)
On reprend le traitement par le pyramidon à la dose de 0 gr. 25 toutes les six heures. A ce moment se montre un érythème (surtout au bras où il est accompagné de purpura) qui avait pris naissance aux piqûres de sérum.
Température :
3 heures matin.39°6
6 — — (Ogr. 25 pyramidon) . . 39,3
3 — soir.. 38,4
6 — — (0 gr. 25 pyramidon) . . 39,4
12 — (0 gr. 25 pyramidon) .... 39,8
13 mai — Cœur rapide. Éruption généralisée. R = 46 P = 96.
La malade qui a pris une cuillerée à café de pyramidon a eu envie de vomir.
— kl —
Température :
1 h. 1/2 matin.. 38° 2
12 heures —.39,4
3 — soir. .. • 39,7
14 mai. — Plus d’érythème. Cœur et poumons comme la veille. On donne à la malade deux fois 0 gr. 25 de pyramidon.
Température :
3 heures matin (0 gr. 23 de pyramidon) . 39,7
3 — soir .. . . ... 39,3
5 — — .(Ogr. 23 de pyramidon). . 39,9
15 mai. — Matité à la base droite. On donne à la malade 1 gramme de pyramidon à prendre en quatre fois, L’état général est toujours le même.
Température :
3 heures matin.gg »
3 — soir ..33,8
16 mai. — Aux poumons souffle respiratoire; râl e métallique ; même traitement.
Température :
3 heures matin.38,3
6 — — (0 gr.25 de pvramidon) . . 39,9
1 h. 1/2 soir.. 39,9
3 heures soir. (0 g: .23 de pyramidon) . . 39,4 6 — — (0 gr. 25 de pyramidon) . . 39,9
10 — — (0 gr. 25 de pyramidon) . . 39,7
17 mai. — La malade est abattue. L'état général est moins bon. Le pouls est mou, très dicrote. La température remonte mêmé avec les doses de pyramidon données.
Température :
3 heures matin. ..39,3
3 — soir (0 gr. 50 de pyramidon) . . 40
i8 mai. — L’état de la malade ne s/amende pas, =ans être plus mauvais ; vu cela on reprend les bains à 22 degrés.
17juin. — La malade entre en convalescence.
(Voir à la planche le tableau et la courbe thermique.)
Observation X
(Personnelle)
(Voir tableau III)
B... A. 26 ans, infirmier à l’Hôtel-Dieu, salle Sainte- Élisabeth, lit n° 4. Entré le 26 février 1897.
Diagnostic : Fièvre typhoïde.
Antécédents héréditaires. — Père, mère, trois frères et une sœur vivants et bien portants.
Antécédents personnels. — Célibataire, pas de syphilis. Un litre de vin par jour, pas de liqueurs, bonne santé jusqu’à vingt et un ans. A cet âge, étant sous les drapeaux, il fut atteint d’une angine, qui lui dura trois semaines, celle-ci guérit fort bien, et n’eut pas de suite. Le malade est robuste, il a toussé un peu l’hiver passé et ce dernier hiver. Dans les dernières semaines de décembre, il eut quelques crachats striés de sang, qui se remontrèrent il y a huit jours. La semaine passée le malade éprouva un malaise général. Il eut quelques nausées, de la céphalée et de l’anorexie ; il se sentait plus faible. Cet état vague alla en s’accentuant jusqu’à ce jour, sans que le patient ait pour cela suspendu ses occupations.
Depuis trois jours points de côté erratiques aux'
Butta.
deux basés, mais surtout à gauche; dyspnée légère. Pas de vomissements. Constipation. Pas d’épistaxis. Céphalalgie constante, gravative.
État actuel. — Température 39°9, la langue est blanche, sauf à la pointe ; elle est sèche et semble aplatie.
Aux poumons : un peu de toux. Point de côté très fort à gauche. Au sommet droit sübmatité très légère en avant et en arrière.
En avant augmentation très nette des vibrations, en arrière au contraire obscurité saccadée, rudesse.
A gauche : rudesse plus ou moins accentuée.
Au sommet râles sonores imitant les craquements de la phtisie.
Aux bases ; latéralement fines, bouffées inspiratrices sèches, non crépitantes.
Sonorité normale.
Au cœur : Rien aux orifices. Pas d’hypertrophie. Le pouls est rapide[j: 120; un peu de dicrotisme.
Abdomen. — La douleur localisée dans la fosse iliaque droite est légère ; cependant il y a du gargouillement. Pas de ballonnement du ventre. Pas de taches rosées.
La rate est normale.
27 février. —Le malade refuse les bains. La température augmente sensiblement.
3 heures matin.39° 5
3 heures soir.30, 9