‹ Etude expérimentale de l'influence sur l'épilepsie sous-corticale de la di-phényl-hydantoïneChapitre 17 sur 29 · DT · texte numérisé non relu

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— avec 100 volts pendant 0”5, la crise est complète, évolue en deux phases : la première, tonique, caractérisée par l’incurvation en arrière de la colonne vertébrale et de. la tête avec extension des ailes ; la deuxième, clonique, caractérisée par des battements d'ailes précipités et suivis du rétablissement

de l'oiseau.

Le 28 Février, l'animal paraît complètement rétabli, son comportement est, à première vue, celui d’un oiseau normal. Cependant, il ne connaît rien de ce qui l’environne et, comme le Pigeon N° 1, présente les signes d’une cécité corticale parfaite. Es

On lui injecte alors par voie iñtra-veineuse 0 ce. 15 de cardiazol non dilué, c'est-à-dire une dose de cardiazol 50 % plus élevée que celle qu'avait: reçue la veille son congénère. Il fait une crise assez nette, avec phase tonique et clonique, mais pas très violente. Après avoir laissé reposer l'oiseau, on pratique sur lui plusieurs Electrochocs, en ayant toujours soin de bien appliquer les électrodes le plus en arrière possible sur l'os occipital. L'examen anatomique de la conformation de l’encéphale chez le pigeon montre, en effet, que dans les essais précédents, les électrodes ont été vraisemblablement placées trop en avant, de sorte que les lignes de force du courant ont passé par la partie de la boîte crânienne vidée de son contenu par l'opération. De fait, avec 80 volts dans un premier essai, 60 volts dans un deuxième essai et 40 volts dans un troisième essai, envoyés pendant 1”, on obtient encore, dans ces conditions, une crise tout à

fait caractéristique comportant phase tonique et clonique.

Le 1° Mars, l'oiseau est en excellent état. On lui fait une injection intra-abdominale de D. P.H., en solution alcaline, à raison de .10 cg. par kg. Quelques minutes après l'injection, l'oiseau présente les mêmes symptômes que ceux de son congénère, il se met en hyperextension et tend à basculer en arrière. Après environ 30 minutes d'attente, on essaie de provoquer chez lui l’Electro-choc ; on a soin de bien placer les électrodes en arrière, sur la partie latérale des écailles de l’occipital. Malgré cette précaution, on obtient seulement, avec le maximum de courant dont on dispose, c’est-à-dire 120 V pendant 12/10 , une petite crise qui consiste en une exacerbation de la contracture tonique. L'oiseau bascule, pour ainsi dire, sa tête sur son dos, et cambre la queue, de sorte qu'il a la forme d’un arc très incurvé. Il n’y a pas ensuite de phase clonique. Au bout d’un instant de repos, l'essai est répété avec un résultat semblable.

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Le 5 Mars, on commence par déterminer le seuil de l’Electrochoc, qu’on trouve à 50 volts. On injecte ensuite la D. P. H. à raison de 5 mmg. par 100 gr. Il ne se produit pas de rigidité décérébrée, mais le seuil des convulsions est assez nettement augmenté ; il passe, en effet, à 80 volts (pendant 1” également).

Le 6 Mars, on commence par déterminer le seuil de l’épilepsie électrique, qui est de 40 volts. Notons que dans des essais antérieurs, on avait trouvé 40 volts (28 Février) et 50 volts (5 Mars). On voit que la sensibilité au courant électrique est relativement peu variable sur un même animal. On injecte alors une dose de gardénal égale à 5 cg. par kg. L'oiseau paraît réagir au gardénal beaucoup moins violemment que son congénère ; il reste sur ses pattes, bien que celles-ci soient fortement fléchies. Une heure après l'injection, on détermine à nouveau le seuil de l’Electro-choc ; il faut monter à 80 volts pour obtenir une crise tonico-clonique comparable en durée et en violence à celle choisie comme seuil.

Le 7 Mars, on pratique sur cet oiseau un nouveau choc cardiazolique ; on emploie une dose plus forte que les précédentes et on lui injecte 2/10° de cc. de cardiazol pur. On obtient une crise surtout tonique, tout à fait nette, avec déploiement des ailes, extension de la tête et des pattes et incurvation de la colonne vertébrale en arrière. Les mouvement cloniques se réduisent à quelques brefs battements d’ailes.

Le 13 Mars, dix-huitième jour de l'expérience, le pigeon ést toujours dans le même état, c’est-à-dire ne présente aucune spontanéité et reste indifférent à ce qui l'entoure. Il ne cligne point lorsqu'on approche vivement le doigt de son œil ; par contre, il vole lorsqu'il est lâché dans l’espace et se pose avec précision. Il ne s’alimente pas de lui-même et il faut le gaver tous les jours. Son comportement est donc bien celui d’un oiseau sans cerveau,

Il est sacrifié par asphyxie au gaz d'éclairage et on pratique l’autopsie. Il ne reste rien du lobe gauche, mais la partie postérieure du lobe droit n'a pas été enlevée ; toutefois, le lambeau restant est

presque entièrement détaché et tient seulement par un mince pédicule aux lobes optiques sous-jacents.

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