‹ Etude expérimentale de l'influence sur l'épilepsie sous-corticale de la di-phényl-hydantoïneChapitre 20 sur 29 · LS RE · texte numérisé non relu

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suppression complète des crises cardiazoliques qu’on peut obtenir avec un agent antagoniste réellement efficace, comme les barbituriques. Il s’agit d’une petite nuance que nous n’avons pu préciser qu’au moyen des artifices indiqués plus haut.

Dans le but, d’ailleurs, de nous convaincte que l’action de la D. P. H. sur les convulsions cardiazoliques est très inférieure à celle des barbituriques, nous avons fait une expérience comparative avec le gardénal.

Rat N° 8. — Rat pesant 175 grammes. — Reçoit par voie intrapéritonéale une solution légèrement alcaline de gardénal à raison de 10 milligrammes par 100 grammes, c’est-à-dire une dose très inférieure à celle de D. P.H. qui a été faite dans les expériences précédentes. Une demi-heure après l’injection, le rat, sans être en résolution musculaire complète, est dans un certain état de torpeur. On lui injecte alors par voie intra-veineuse Occ 10 par 100 gr. d’une dilution de cardiazol au tiers. Cette injection paraît le réveiller ; il se redresse sur ses pattes, regarde autour de lui, mais il ne présente pas le moindre

mouvement convulsif.

On voit donc, d’après la dernière expérience, qu’une dose de gardénal égale à la moitié de la dose la plus faible de D. P. H. que nous ayons utilisée, a pu abolir complètement les convulsions cardiazoliques. On se rend compte par cette expérience ce que peut être un antagonisme et, en particulier, l’action d’un antiépileptique quand il existe réellement. Cet essai comparatif nous permet d’être plus affirmatif est de conclure avec certitude qu’on peut tout au plus reconnaître à la D. P. H. l’action d’atté- #nuer l’épilepsie sous-corticale, mais d’aucune manière, de la supprimer.

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