‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 105 sur 152 · LL PL · texte numérisé non relu

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Fig. 191. — Dix minutes après l'injection de morphine à un chien, dont le bulbe et les deux vago-sympathiques sont coupés. (Réduct. 1/4.)

Ces effets s’accusent, et, dix minutes après, on détache le tracé 191 où l'on trouve la pression à 48 millimètres seulement, tandis que l’on compte 135 pulsations très faibles et très irrégulières.

. Dans cette expérience, les influences bulbaires et, en partie, celles qui proviennent des rameaux nerveux sympathiques sont annulées, de telle sorte que nous y trouvons la preuve des effets directs du médicament sur le rythme du cœur et sur les éléments vaso-moteurs situés dans la moelle ou à la périphérie.

Chez lés animaux non endormis par la morphine, les modifications circulatoires ont même origine et même cause; les vaso-moteurs sont excités, mais, contrairement à ce que nous avons noté chez le chien, c'est cette excitation qui domine et persiste, tant que les doses ne sont pas trop fortes et tant que le sujet est sous l'influence des effets physiologiques. Aussi est-ce la vaso-constriction qui caractérise les effets du médicament, et prend une valeur d'autant plus grande que les sujets offrent eux-mêmes une résistance plus grande et plus prolongée, comme les caprins, par exemple.

Peut-être ces actions vaso-contrictives trouvent-elles partiellement leur origine dans les modifications cérébrales toutes spéciales éprouvées par les animaux de ce groupe, car 1l est certain que l’état d’éréthisme particulier, dans lequel est mis le cerveau des animaux non narcotisés, doit avoir un retentissement et une influence marquée sur le fonctionnement de toutes les autres parties du système nerveux, comme sur les grandes fonctions.

Dans cette raison se trouve, probablement, la cause des particularités et des modalités si diverses, observées dans les effets ci-devant décrits, car 1l n’y a rien d'irrationnel à attribuer une origine commune, d’ailleurs parfaitement logique, aux différences que nous avons notées dans l’impressionnabilité et la façon de réagir des régulateurs nerveux, qui agissent sur le système cardio-vasculaire.

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