‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 119 sur 152 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

ACTION DE LA MORPHINE ET DE L’APOMORPHINE SUR LE PÉRISTALTISME INTESTINAL

Parmi les premières manifestations qui annoncent le début de l’action de la morphine, après une injection hypodermique chez le chien, on décrit des effets sur l'intestin, effets qui ont pour conséquence l’expulsion d’une selle ou deux (Picard), avant la phase de narcotisme.

Ces défécations, nous les avons parfaitement observées et nous avons noté aussi, comme pour les vomissements, qu'elles ne sont régulières ni comme fréquence, ni comme importance, ni comme durée. Cependant, c’est un symptôme habituel qui nous a paru également en rapport avec la dose et la rapidité de l'absorption; on l’observe, en effet, plus sûrement à la suite de l'administration des doses faibles.

Ces défécations sont dues à un réveil du péristaltisme intestinal par la morphine; ceci n'est pas douteux, et c'est à tort que quelques auteurs ont prétendu que ce médicament produisait immédiatement la suspension de l’activité des viscères digestifs. Il est facile de démontrer le contraire, en inscrivant les mouvements de l'intestin à l’aide des ampoules conjuguées. On constate que, peu de temps après une injection hypo-

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