‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 13 sur 152 · CR · texte numérisé non relu

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principales manifestations apparentes produites par la morphine et l’apomorphine, chez les animaux des différentes espèces.

La deuxième comprendra l'étude particulière et spéciale de quelques modifications fonctionnelles, qui seront prises isolément et étudiées en détail à l’aide de tous les procédés d'investigation dont on dispose en physiologie et qui sont applicables à chaque organe ou fonction.

Dans la première partie, en nous appuyant d’abord sur nos recherches personnelles, complétant, en un grand nombre de points, celles de nos devanciers, nous démontrerons que les effets de la morphine sont loin d'être les mêmes dans toutes les espèces et établirons une classification basée sur les manifestations du morphinisme dans chacune d'elles.

Nous décrirons ensuite, et successivement, les effets apparents de la morphine chez le chien adulte, puis chez les jeunes chiens. Dans ce dernier cas, nous apporterons des expériences qui démontrent que, comme les enfants, les jeunes chiens sont très sensibles à la morphine.

Puis viendra la description des manifestations apparentes du morphinisme chez les animaux non narcotisés, que nous suivrons, dans l’ordre du tableau, en commençant par les solipèdes et continuant par les bovins, le chat, le porc, la chèvre et le mouton.

Là, nos essais expérimentaux seront largement mis à contribution, car, la plupart des faits que nous aurons à décrire sont encore discutés, et quelques-uns, avant

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nos recherches, étaient mal connus ou complètement ignorés.

Nous passerons ensuite à l’apomorphine ; mais nous trouvant en présence des deux chlorhydrates de cet alcaloïde qui, entre nos mains, ont montré des caractères et des propriétés pharmacodynamiques si diffé- ‘ rents les uns des autres, nous rechercherons et éludierons complètement ces différences en nous basant sur des expériences toutes faites chez lechien. Cela nous fournira l’occasion de décrire complètement les effets généraux de ces médicaments dans cette espèce.

Un chapitre intéressant sera consacré à la présentation de quelques particularités relatives à cerlaines influences, capables de faire varier les manifestations des apomorphines, particulièrement du sel amorphe.

Une description sommaire des effets apparents des sels d'apomorphine, chez les espèces autres quele chien, terminera cette première partie.

La deuxième partie sera divisée en une série de chapitres se rapportant chacun à des recherches expérimentales relatives aux modifications particulières des principales fonctions.

Nous nous occuperons d'abord des troubles nauséeux et des vomissements produits par la morphine et l’apomorphine ; nous rechercherons les causes et le mécanisme de ces effets, profitant de l’occasion pour signaler quelques modifications fonctionnelles qui les précèdent, les accompagnent ou les suivent. Fatalement, cette

étude nous conduira à une intéressante comparaison

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entre les vomissements d'origine centrale et les vomissements réflexes.

Nous traiterons ensuite des modifications cardiaques et circulatoires qui accompagnent les effets de la morphine et de l’apomorphine; mais, comme on le verra, nos documents expérimentaux sont beaucoup plus nombreux et beaucoup plus importants en ce qui se rapporte à la morphine. L'intérêt de ce médicament, au point de vue particulier des influences qu'il peut avoir sur le cœur, la pression et l'écoulement du sang dans les vaisseaux, nous a semblé prépondérant et, pour cette raison, dans cette partie de notre travail, nous avons laissé l'apomorphine au second plan.

Nous aurons peu de choses à dire sur les modificalions des mouvements respiratoires et nous nous intéresserons davantage aux modifications apportées par la morphine dans les échanges gazeux, particulièrement dans la teneur du sang en gaz.

Nous consacrerons quelques pages aux expériences que nous avons faites sur les actions sécrétoires, le réveil du péristaltisme et les modifications musculaires déterminés par la morphine et l’apomorphine.

Enfin nous arriverons à un dernier chapitre fort 1mportant, dans lequel nous étudierons plus spécialement les effets directs de nos médicaments sur le système nerveux. Cela nous fournira l’occasion d'expliquer quelques-uns des effets signalés dans la description simple des manifestations apparentes du morphinisme

et de dire quelques mots sur le sommeil de la mor-

phine.

Une semblable étude ne serait pas complète si elle

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n’était pas terminée par une comparaison des deux médicaments qui en font l'objet, comparaison basée, soit sur l’ensemble des faits acquis, soit sur quelques expériences destinées à éclairer les relations qui existent entre la morphine et son dérivé l’apomorphine.

. C’est dans cet ensemble de données expérimentales que nous puiserons les éléments de quelques considérations de thérapeutique générale qui précèderont nos conclusions finales.

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