ISOLÉE
mais il est certainement plus impressionnable que les animaux qui ont reçu de la morphine.
B.— Chien de chasse, 21 kilogrammes. Injection hypodermique de morphine et d'apomorphine cristallisée ââ, 11 centigrammes. Vomissements répétés; puis agitation, effets excitants, effarement, hyperexcitabilité de l'apomorphine qui dominent et empêchent l'animal de céder à l’action narcotique qu'il semble éprouver en même temps.
EXPÉRIENCE CCV (5 novembre 1897).
A. — Petit chien dogue, 11 kilogrammes. Injection hypodermique de morphine et d'apomorphine amorphe, 1 centigramme de chaque médicament par kilogramme.Vomissements; puis peu à peu l’animal commence à s’agiter; cependantil n’est pas aflolé, et, bien que plus impressionnable que les chiens qui n’ont reçu que de la morphine, il n’a pas les manifestations bruyantes de l’apomorphine. Quand on le laisse dans le calme, il se couche et ne bouge pas. Parésie postérieure exagérée.
B. — Chien de rue. Injection hypodermique de morphine et d'apomorphine cristallisée, 1 centigramme de-chaque par kilogramme. Vomissements répétés, après lesquels s'est montrée la grande agitation, avec besoin de courir, effarement, etc., du sel cristallisé. Le contraste avec le chien A est particulièrement frappant, car, par rapport au calme relatif de ce dernier, l’agitation du chien B est considérable.
C. — J'ai renouvelé la même expérience comparative sur deux autres chiens, en élevant les doses à 2 centigrammes par kilogramme, mais les résultats n'ont pas été si tranchés, Les deux animaux ont été surtout très déprimés, prenant l'un et l’autre l’attitude ursine, manifestant une hyperexcitabilité assez semblable ; mais je note cependant que la confusion s’est surtout faite parce que, dans cet essai, l’apomorphine cristallisée s’est montrée beaucoup moins excitante que dans d’autres expériences, où nous l'avons déjà associée à la morphine.
> tés "his à
D ee à je)
— 665% — EXPÉRIENCE CCOVI (19 mars 1897).
Afin de compléter les renseignements que fournissent les expériences précédentes, sur les effets des mélanges de morphine et d’apomorphine cristallisée, nous avons pris plusieurs tracés de pression, pendant l'injection veineuse de ces médicaments.
A. — Chienne de chasse, 14 kilogrammes: on inscrit la’ pression, le pouls et la respiration. Le tracé normal étant pris, on injecte dans la jugulaire un mélange contenant 6 centigrammes de morphine et 12 centigrammes d'apomorphine cristallisée. Cette injection a fait tomber brusquement la pression à un niveau très inférieur, comme aurait pu le faire une injection de chlorhydrate d'apomorphine amorphe.
in effet, de 166 millimètres, la pression carotidienne est descendue à 62 millimètres, et s'est maintenue à ce niveau jusqu'à la fin de l'expérience.
B.— Chien de race commune ; on inscrit la pression, le pouls et la respiration. Injection, dans la jugulaire, de morphine et d'apomorphine crislallisée âä, 2 centigrammes.
Cette injection produit une brusque élévation de la pression qui, après quelques oscillations, retombe peu à peu à son niveau normal, qu'elle conserve ensuite assez bien. Les caractères du pouls ne sont pas changés, et je note simplement des défécations et de la salivation, mais pas de nausée.
Cependant, dix minutes après, on observe un léger mou vement d'hypotension,
Une nouvelle injection des deux médicaments est faite, à la même dose, et ne détermine qu'un peu d'accélération respiratoire et une chute très modérée de la pression.
On laisse dix minutes s’écouler et on fait, alors, une injection veineuse d’un mélange contenant ro centigrammes de chaque médicament.
Cette dernière injection a produit une chute brusque de la tension, avec accélération et affaiblissement du pouls.
Dans le tableau ci-dessous, nous avons groupé les différentes
variations enregistrées.
Pression carotidienne. Pouls. Respiration,
État normal . . . .. 142 millimètres 96 18 Première injection ; .- 41, 511 29014211; » » U inute apres la pre- ; à PARA P L P À 180 id. 162 42 miere injection Dix Ra rUtes aies la pre- | 148 d. ss Le miere injection. .
Dix minutes apres Ja‘; s 5e Ke + 4 134 id. 96 60 deuxième injection . .
Après la troisième injection 4 Après la troisième imjecti | 66 id. a es
(doses fortes) he Un)
IT. TOoxICITE DES MÉLANGES DE MORPHINE ET D'APOMORPHINE
EXPÉRIENCE CCOVII (29 mai 1897).
A. — Dans la veine d'un lapin de 2 kg. 70, on injecte lentement un mélange, à parties égales, de deux solutions à 2 pour 100 de chlorhydrate de morphine et d'apomorphine cristallisée. Pendant toute la premiere partie de l’expérience, l'animal a été assez calme et n'a présenté que quelques mouvements de défense.
Au dixième centimètre cube, apparition de secousses et de tremblements généraux: mouvements des mâchoires et mordillements. Puis, à la fin, de violentes crises se sont montrées et le lapin est mort après avoir reçu 14 centimètres cubes, soit 28 centigrammes de poison.
L'équivalent toxique, par kilogramme, est de 140 milligrammes,
B.— Dans les mêmes conditions,on injecte, dans la veine d’un lapin de 2 kg. 390, un mélange de morphine et d'’apomorphine amorphe.
Pendant toute la durée de l'essai, l'animal a été assez calme:
px dns Si et ECS Si DS. NT, à